LE PRINCE
« Je vous donnerai de l'or! je vous traiterai « avec tendresse ; j'abaisserai à vos piedsma tête a et mon turban ! Ah ! si vous me repoussez tou- « Jûure , si vous refusez de m'accepter pour a (iidclave, qu'ai-je à faire désormais au monde?» Mais elle, menacée en vain, en vain priée : a pourquoi hésiteraîs-je?je vous méprise!... « Mou cdMir ne sera point infidèle à l'hommage
Chap. I«'. — i^ISE EN SCENB^DE L'IDÉE. 93
a qu'il rend au mérite, malgré la pauvreté de « celui qui en est l'objet. Tant de vertu a exalté « mon âme, a enflammé mon amour, et répand . « UNE SORTE j)àcLA.T sur mon humble destinée !i>
n l'injurie :
« Amante d'un mendiant ! >
Elle s'enorgueillit :
« Paroles délicieuses ! Vous faites mon éloge ! »
11 s'élance sur elle :
« Qu'il vous défende donc, s'il peut ! »
VASANTASÉNA.
« Je serais sauvée, s'il était ici! »
n va l'étrangler; elle appelle sa mère, son bien-aimé... Elle pourrait crier au secours; la décence la retient :
« Non, conservons la décence! un seul mot « sortira de ma bouche : sois béni! sois béni, a ô mon Tchâroudatta !