LIVRE PREMIER
{Note Ht page 24] . La version arabe semble adopter notre manière dUnterp^^®^ le premier verset de la Genèse. Elle porte, en effet, que ce que Dieu créa d'abord, a été le ciel et la terre, j^mum quod creavU Deui fuit eœlum et terra..
Il est évident que dans cette création primitive, est nécessairement comprise toute la matière, ainsi que nous Tavons fait observer.
Le mot asehamain du premier verset de la Genèse ne doit pas signifier ce que nous entendons par deU puisque c^est seulement à la seconde époque que Dieu donne le nom de ciel au firmament. Dèslors le mot asehamain ou schamaitn doit s'eiftendre de la matière qui a formé les différents corps stellaires et planétaires, Cette matière peut être Téther, ou Pair, ou Teau gazeuse, ou toute autre substance. D'après le rabbin Josepb, Tétymologie du mot sehamaim dériverait des expressions scham et matm, ibi aquœ^ opinion qui s'accorde assez bien avec le mode d^nterprétation que nous avons adopté.
La phrase où l'on trouve cette expression roule à peu prés sur ce mot matm, qui, parmi les différents sens qu'on lui attribue, a particulièrement celui d'indiquer des eaux ou des amas de vapeurs ou de fluidités. Du reste. Moïse a attaché plusieurs sens à cette expression.
Lorsqu'il l'a fait précéder du signe iamim^ elle devient le nom des mers. Lorsqu'au contraire il l'accompagne du signe sehamaim, cette expression indique les cieux. Ces deux mots si différents sont donc féndés sur le primitif matm.
On peut faire également la même observation à l'égard du mot itretZy puisque c'est seulement à la troisième époque que Dieu donne le nom de terre à la matière aride. Le mot aretz employé dans le premier verset de la Genèse, doit s'entendre de la mature qai f^t la terre, ^mmc sehemaim de celle qui fut les cieux.
L'étymologie de sehamaim tirée de scham et de moi'm que nons avons adoptée, est loin d'être contraire à la ponctuation massoréti* que. L'absence du dagueseh n'est pas une preuve de la fausseté de cette interprétation et de cette étymologie. Quoiqu'en principe le dagueseh se place sur une lettre pour indiquer l'éliston d'ane autre lettre et rende la syllabe longue , cette règle souffre de nombreuses exceptions. Par exemple, on lit dans la grammaire de Buxtorf (p. 19), post Kameth longum rerum est dagueseh , et précisément le mol sehamaim commence par un kameth long. On a donc pu se dispenser d'employer le dagueseh.
Pagnin, en rappelant dans son dictionnaire les diverses leçons des hébraïsans les plus estimés, présente cette version et ne s'arrête pas
à l'absence du dagoesch. Une autre étymolôgie a été admise par plu^ sieurs auteurs; c'est celle de eêchmaim^ feu et eau, dont on aurait feit sehamaïtn^ eoniposé de Tun et de Tautre. Cette étymolôgie semble convenir plutôt au génie de la langue bébralque , dont les expressions sont, en général, très significatives.
le mot maim parait être entré dans Texpression qui indique les deux ; mais il serait difficile de le faire dériver de Tarabe, ainsi qu'on Ta supposé; car Tarabe, langue beaucoup plus moderne, est à ThébrcQ ce que lltalien est au latin.
D'un autre côté, le mot iam qui signifie mer, n*a pas la même hk dne que le mot nuiim, A cet égard, Pagnin se borne à dire que ew deox eiLpressions ont entre elles une grande affinité. Elles peuvent néanmoins avoir des radnes différentes ; car le mot totfi a po dériver de lom qui signifie aussi Occident. Dès4on» ainsi que Fadmet Pa^gnn, on a bien po donner ce nom à la mer qui se trouvait précisé*' ment k roccident de la terre d'Israël.
Il résulte des observations précédentes, que #cAaitMiiM»deax, d'Après son étymolôgie , désigne feu et eaa. 11 n'est donc pas tradoit exactement par le mot latin cœlum qm tire son origine de MnXctfy Heu ermœ , concave ou vide. Le mot grec oupavo^, par lequel en traduit schanu^n et emlwn, ponrrait bienvenir do.mot otir ou aour, feu et lumUre. Ainsi , en grec oc», «y» désignent en même temps l'action du feu, de la lumière, du souffle ; d'où enoore des mots 40fp aWtiP^ proviennent les mots atr, ètheTy fiuide, etc.
On ne doit pas objecter Textréme différence qui existe entre les deux langues, car il serait facile de trmiver dans bien des passages de la Genèse une foule de mots à étymolôgie commune.
Le mot grec €pt€ô^^ ténèbres, infernale plage (radnes grecques)^ d'où fp6(pOj couvrir , ombrager , a évidemment son origine dans le mot bébreu creb, nmt, obscurité, soir. Les mots spà en grec, erde en allemand, aret ou aretz en bébreu^ signifient tous terre. Ctfi mots ont un tel air de famille, qu'ils paraissent provenir de la mém^ source. Le mot aride^ aridus, aroo, aresco^ tire probablement son wigine de Texpression hébraïque aretz, qui veut dire lieu sec et terre.
Quant au mot tom, s'il signifie, comme nous le supposons, époque^ les mots eréb et bocker • en indiquent nécessairement la fin et le commencement. Pagnin Tentend ainsi, puisqu'il dit : Bocker, dicUur interdum, non tam in primo diei tempore, quam rei aut actionsf de qud agitur.
Il cite à l'appui de son opinion, le verset 4 du pseaume 5 et le verset 6 du pseaume 46. D'après ces exemples , les mots eréb et 'bocker, loin d'indiquer le soir ette matin d'un jour naturel; seraient pris pour la fin et le commencOTnent d^une époque.
Pour faire admettre le contraire, on invoquerait en vain la Concor-» dance hébraïque de Cilbsio, dans laquelle on trouve la table générale de tous les passages où les mots employés par la Bible sont reproduits avec la plus grande exactitude. Tout se réduit à savoir quel sens on attache au mot iom; car si on lui attribue celui de période ou d'époque , il ne peut y avoir, par rapport à de pareils espaces, ni soir ni matin, mais bien une fin et un commencement.
{Note là, page S6]. La supposition de la science, qui fait dériver tous les astres d*une matière à Tétat nébuleux, n'est appuyée sur aocnne preuve positive. Elle est donc tout à fait gratuite, quoiqu'elle soit très vraisemblable. Lors même qu'elle serait fondée, elle n'attaquerait nullement le récit de la Genèse ; l'Écriture admet elle-même qu'il peut se former tous les jours des créations nouvelles; car rien n*est infini comme la puissance de Dieu. On peut appuyer cette proposition du passage suivant, tiré de l'Évangile selon saint Jean , chapitre V, verset 17. Jésus -Christ répondit aux Juifs qui le persécu* calent à raison des miracles qu'il avait faite le jour du sabbat : « Mon père ne cesse point d'agir, et j'agis aussi. Jéêus respondene de : Pater meus usque modo operatur^ et ego operor. • M. Genoude fait observer dans sa traduction ( tome XXI, p. 206) , que le repos dans lequel Dieu est entré et qu'il a voulu faire honorer par celui du sabbat, n'empêche ni les opérations émanées de sa pîiissanoe, ni la conservation de ses ouvrages.
On peut invoquer en laveur de cette opinion, la première Épitre de saint Paul aux Corinthiens (chapitre xn , verset 6) , où il est dit qu'il y a diversité d'opérations surnaturelles, mais qu'il n'y a qu'un même Dieu qui opère tout en tous. Et éioiiUmei operalionum iunt : Idem vero Deue qui operatur omnta in atmttfriw.
[Note 15, page 51]. Le mot la assoth dérivé du verbe assa, signifie proprement faire, approprier, faeere vel ordinare; il n^indique pas plus que ce verbe l'action de créer ou de tirer quelque chose du néant.
Le mot la assoth offre une dUBcnlté réelle ; aussi est-il rendu d'une macère différente par les traducteurs Glaize et Le Rend , qui lui ont donné la signification, qui l'avait créé,.. Quant à assa^ fecit, curavit, faire , s'occuper, la préposition fa, mise devant un infinitif qui sert de complément à un verbe , doit se rendre par a ou d {Chrestomathie^ page 55). De cette expression assa a pu dériver le mot latin faeere, en espagnol haeer. (Foyez la nouvelle méthode de Rossignol.)
l^ote 14, page 52]. Le texte hébreu dit uniquement yei or rayet, lumière soit, et lumière fut ; et non pas que la lumière soit faite, ainsi qu'on l'a traduit à tort. Cette interprétation a le grand désavanUge
de faire disparaître Tadmirable conciiion du iexte^ et abdiquer une création de la lumière comme corps distinct et particulier, ce qui est contraire à Vespritde PÉcriiure.
[Note Iff, page 54]. Ce verset nous donne une image du chaos et des ténèbres épaisses qui couvraient la surface de Tabime. Cette dernière expression est une traduction de l'expression grecque aQu(T<roçy dérivée de Y a privatif et de fiua fermer, et désignant un lieu non couvert et sans croûte extérieure, ou plutôt de Va privatif et de ^utrcroç fond, c'est-à-dire lieu sans fond. [Foyez les racines grecques.)
[Note 16, page 56]. La traduction que nous donnons des deux premiers chapitres de la Genèse se rapproche plus de Tesprit du texte hébreu que les anciennes versions. Non pas que nous supposons avoir plus de lumières que les laborieux Septante, nous avons seulement sur eux l'avantage d'être venus plus tard, et de profiter des découvertes des siècles modernes. Elles nous ont permis de mieux comprendre Tesprit du texte hébreu \ à elles est dû le mérite que peut avoir notre traduction.
En effet , sous le rapport du véritable sens des mots hébreux, ces premiers interprètes de la Bible en savaient mille fois plus que nous. Néanmoins nous nous sommes souvent demandé si nous connaissions bien la véritable acception des mots d'une langue qui n'est plus parlée depuis si long-temps. Nous l'avouerons, personne n'a su résoudre les difficultés que leur interprétation a fait nattre dans notre pensée. Aussi, dans notre traduction, nous nous sommes laissé diriger plutôt par l'esprit que par le sens du texte.
Par exemple, nous n'avons dîans notre langue qu'une seule expression pour rendre ce que nous entendons par ciel, tandis que l'hébreu en possède trois ou quatre. Sommes-nous dès>lors certains du véritable sens de ces mots différents? Nullement, car d'après ce que nous avons déjà fait observer, ou juge facilement combien d'idées diverses fait naître l'expression ichamaim, que l'on a traduite par rieox. Quoique cette expression soit employée le plus fréquemment pour indiquer le ciel, le mot rakia (firmament) a aussi la même signification.
De même, les mots hébreux galgal, ardba^ scharak et ariphim servent aussi à désigner le ciel, quoiqu'ils soient le plus souvent employés au figuré, et qu'ils aient aussi d'autres significations. Ainsi , le mot galgal indique une roue ; araba, un espace aussi bien qu'uu désert; et enfin scharak, les airs. On ne s'en est pas moins servi pour désigner le ciel.
D'un autre côté, le même mot hébreu a souvent plusieurs sens différents ; par exemple, le mot aor ou aour, ou our et or, signifie flamme, lumière, chaleur, feu, et quelquefois lumière et chaleur tout ensemble. Ces diverses acceptions d'un même mot sopt ici
d*ane grande justesse ; car quoiqu'elles indiquent des états dififérents, elles en font saisir Tidentité. Un pareil accord est loin de se rencontrer constamment. On est forcé de se livrer i des conjectures, afin d'appliquer ces diverses acceptions d'une manière conforme à Tensemble du texte.
A toutes ces difficultés qui se rapportent à la lettre même , viennent s'ajouter celles inhérentes au sujet. Les connaissances nouvelles qui en ont dévoilé le sens, n'existant pas autrefois, on conçoit comment il a échappé nux traducteurs et aux commentateurs de l'antiquité, quelle que fût d'ailleurs leur habileté.
Une autre difficulté résulte encore de l'admission des points sur les lettres hébraïques, invention récente et qui leur donnent la valeur des voyelles. On en rapporte l'invention à l'école des Masso* rétes ; avant cette époque, ces points n'existaient pas dans Thébreu primitif. Cette langue s'écrivait, dans son origine, avec des consonnes seulement; et pour être certain du sens des mots, les lévites, dépositaires des livres saints, étaient chargés de tenir des notes constatant leur véritable acception.
Après la prise et la ruine de Jérusalem , on sentit enfin le besoin de fixer, d'une manière certaine, ces traditions qui pouvaient s'être altérées. Les points-voyelles furent alors inventés ; mais est-on sûr d'avoir mis à chaque mot les voyelles qui lui convenaient ? C'est un objet sur lequel il existe bien des doutes , et qui fait nattre les plus grandes difficultés. Nous ne les examinerons pas, leur discussion ne pouvant répandre quelque lumière sur ce que nous nous sommes proposé de résoudre sur ces questions.
[Note i7, page 56]. La terre était pour-lors tohu hohu solUudo et inanitas, ou informis et aeriformis d'après le texte hébreu. Le texte samaritain emploie d'autres expressions qui présentent ce qui fut plus tard la terre dans un état de diffusion , allant jnsqu'à Tîmperceptlbilité. Cet état de diffusion se rapproche de celui que présente la matière éthérée et nébuleuse qui remplit les espaces stellaires.
Saint Jérôme a regardé le mot boou on hohu comme synonyme de vacua et inanis, ce qui Ta dispensé d'en considérer la nature. D*un autre côté, Gr.Aise, dans sa Chresiomathie, donne aux termes tohu dohu la signification de désert, on de vaste solitude. ( Job, 6-18. ) JiKimxt, Â/S&y et Isaîb, 44-21, y volent un état de la terre analogue à celui qn^offHrait un lieu dévasté où l'on ne distinguerait plus que le sol tout A Ali t nu.
Quant au mot hébreu thëom, qu'avec tous les commentateurs nous avons rendu par abtme, il exprime les profondeurs de l'espace, on une profofn<ftûr immense que l'œil ne saurait mesurer. SiFon voulait traduire ce mot abtme d'une manière plus littérale, il faudrait Terprimer par on désordre tomultueux, ce qui^ joint aux idées fournies
parles mots tohu hohu, donne l'idée complète da chaos , ou de rassemblage désordonné et diffus de la matière. {Rudisindigestaqm moles d^OviDE.)
[Note IS, page 57]. En effet, la matière éthérée et Tair atmosphérique , ou en un mot les vapeurs, n'ont pas de forme proprement dite, mais sont susceptibles d'en recevoir de toutes sortes.
i^ote 19, page 58] . Le mot spiritng de spfrore (souffler] ne signifle pas proprement esprit, ame^ intelligence, non plus que le mot anima; mais bien souffle, vent. La vie se révélant par la respiration , cette expression a désigné plus tard le principe même de la vie , Tâme, l'esprit. Il est des choses qui ne tombent pas sous les sens, et que la raison seule conçoit. Cependant, pour les exprimer, nous sommes obligés d'employer des termes qui représentent des objets matériels ; ce qui est une grande source d'incertitude et d'erreur. Notre imagination matérialise souvent à tort les faits intellectuels, et tantôt au contraire elle anime la matière. Ce double emploi de la même expression pour des objets aussi différents que le sont les faits matériels, et ceux qui appartiennent uniquement à Tintelligence , fait le fond des figures poétiques. Ce double emploi est surtout fréquent dans les langues qui touchent à l'enfance des peuples , comme l'hébreu. Les traducteurs qui cherchent à être exacts , avant tout , ne sauraient trop prendre garde à cette distinction. Probablement pour ne pas avoir fait attention i cette double acception de certains mots, on a traduit rouar elohim par Vespnt de Dieu.
La version arabe n'est pas tombée dans cette erreur ; elle a rendu ces deux mots par tentus Dei,
[Note 20, page 45]. Voyez la traduction de la Bible par M. Caheh tom. I, pag. 5, vers. 14. Paris, d851.
{Note 2ijpage 4«]. Hakia dérive de raka qui signifie eœpaniere êxiendere ou quod ett eœpanêum et exîefuum super terramj c'està-dire, rétendue ou l'espace. Aben-Erradéfinit le mot roJNa.* aer&m êxpansum et rarum corpus ut separatim facia itttelligatur inter aquas quœ hic in terra sunt et quœ in medio aeris regione per^ déni; non quod illic $int in sphericis cœlestibus aquœ ut vulgô credUur, unde cœlum aquarum vel eristalHnum appelUaruni, {Thésaurus Unguœ sanciaSy autore Pagnino)* Du reste, le mot ràka ou raina dérive du verbe rakah^ étendre^ délayer, raréfier^ et tient à d'autres expressions qui signifient , soit au propre , soit au figuré, la légèreté, la subtilité, la finesse, etc. {f^oyez également la Genèse expliquée d'après les textes primitifs ; par M. Corotahi db la Mo- LKITB. Paris, 1777 , 1. 1«% page 46 et suiv.
ll9cU »ipage 40}. Saint-Augustin, dans ses amfessims, lib.
XII, cap. VU) observe que le ciel créé dans le commencement, n*est autre que le ciel du ciel que Dieu s'est réservé. Il dit de plus, que les cieux ont été créés avant la terre.
[Note 25, page 49]. S. Chrysost. In Qen$$. 4. — S. Grég, Nyn. contra Eunonium. Or. 12.
[Note 24, page 50]. S. Augcst. lib. imper f, Gènes, cap. 8.— Gène*. ad lUter, Lib. II, cap. iv. id, in Peal. iOi. serm. 2.
[Note 25 page 50]. S. Thov. Qu»st. 68 à 1. quœst. 68 à 1, 2, et qusst. 70 à 1.
XNote 26, page 52]. I^oïsb, dans le verset onzième de la Genèse, en disant que Dieu donna à la terre des forces pour produire les végétaux, en distingue trois sortes : premièrement, deteheh (germen)^ que nous avons rendu, avec M. Cahen, par toutes sortes de végétations, faute de mieux, mais qui semble signifier plutôt les plantes cellulaires les plus simples du règne végétal. Si nous n*avons pas traduit l'expression hébrmque descheh par plantes cellulaires, c*est afin de ne pas donner au style simple de la Genèse on air scientifique qui n'est nullement dans son esprit.
En second lieu, Texpression heêchéb (herba) a été généralement entendue, comme désignant les herbes ; ce qui comprend tous les végétaux non ligneux. Enfin , par het$ {arhor) JMoîse a indiqué les ai'bres, sorte de végétaux plus perfectionnés que les plantes cellulaires et les herbes, et que par cela même 11 a nommé les derniers.
Cette désignation des différentes sortes de végétaux, faite par Técrivain sacré, en commençant par les plus simples, et finissant par les plus composés, est d'accord avec ce que nous a appris l'observation des couches terrestres sur la succession des végétaux. Les différents traducteurs qui ignoraient ces faits n'ont pas saisi l'importance de ces expressions, deeeheh, heseheb et hett. Elles désignent cependant trois degrés dans l'organisation végétale , les plantes cellulaires, les herbes, et enfin les arbres.
[Note V^page 54]. La date des différents continents, ou si Ton veut, leur ancienneté relative eu égard à l'époque à laquelle ils ont surgi du sein des eaux, paraît être donnée par l'étendue et la hauteur des terres qui les composent. L'ancien continent ayant à la fois les terres les plus hautes et les plus étendues, doit être sorti le premier du sein des mers. Après lui , on peut mentionner le Nouveau- Monde, et enfin, la Nouvelle-Hollande, dont l'étendue surpasse à peine celle de l'Europe.
C'est à une circonstance du même ordre que semble se rapporter l'ancienneté des tics. Leur exhaussement se rattache en partie à celui des continents dont elles dépendent. Les lies rapprochées de