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rancien contiuenl paraissent les plus anciennes , et celles qui avoisinent la Nouvelle-Hollande, les plus récentes. Ces dernières so montrent presqu'untquement formées de rochers madréporiques , comme les lies qui s'élèvent de nos jours dans les mers des pays chauds.
Cette diversité de date des différents continents ne repose pas seulement sur ce que, dans les temps géologiques , les mers avaient une étendue plus considérable qu'actuellement , mais encore sur les soulèvements qui ont produit les grandes chaînes de montagnes. Ces soulèvements ou les exhaussements du sol, semblent avoir eu lieu à une époque plus reculée pour les éminences de Tancien continent que pour celles du Nouveau-Monde, et surtout pour celles de la Nouvelle-Hollande. Ce fait résulte de toutes les observations géologiques.
La date que nous cherchons à apprécier, repose encore sur la diversité des productions végétales et animales ; diversité d'autant plus grande, que ces productions se découvrent dans des continents d'un âge plus opposé. Celles de la Nouvelle-Hollande comparées aux végétaux et aux animaux de Tancien continent , sont aux extrêmes des différences ; elles ont beaucoup plus d'analogie avec les espèces vivantes du Nouveau-Monde, ce qui rapproche celui-ci de Tanden continent et en éloigne le continent de TAustralie. La nouveauté de TAmérique est encore annoncée par la rapidité de raccroîssement de la température, qui indique une moindre épaisseur aux couches terrestres. Ainsi, dans Tancien continent, la température augmente de l*" par 25 ou 50 mètres, et dans le Nouveau Monde elle croit seulement de i« par 12 ou 10 mètres.
En un mot, puisque la chaîne des Andes, qui traVense dans tonte son étendue l'Amérique, est sortie la plus récemment du sein des eaux, et que le sol de cette contrée est moins raffermi que celui de Tancten continent , il raut nécessairement en conclure que ce dernier s'est élevé le pronier au-dessus des mers.
On arrive au même résultat en considérant la grande quantité de marais, de terres inondées et de forêts à l'état vierge qui existent en Amérique et même dans la Nouvelle-Hollande. Ces lieux que l'homme a tant d'intérêt à faire disparaître de dessus la terre qu'il habite, étaient tellement nombreux lors de la découverte de FAmérique, que les premiers navigateurs n'y virent point de vieillards.
Une dernière circonstance confirme cette supposition ; elle résulte de l'observaticm de la population américaine , qui n'est point une race particulière et primitive , mais un mélange de races Caucasiques et Mongoles. Dérivés de la race blanche et de la race jaune, les Américains sont nécessairement postérieurs et ont une date plus récente que les souches dont ils sont provenus.
Aussi, M. de Humboldt a fait remarquer qne la race américaine n\ivait pas de caractère distinctif et spécial. Cette opinion a été adoptée par M. Miltcheil, de New-Yorck ; à ses yeux, les indigènes des deux Amériques tirent leur origine des habitants du nord et do sud de l'Asie.
On découvre une grande conformité entre les traits des habitants de l'Amérique et de la pointe nord de TAsie , laquelle n'en est séparée que par le détroit de Bhéring. Leurs usages, leurs mœurs et leur langage ont une telle analogie , qu'ils annoncent une origine commune. ^
On peut enfin regarder comme une preuve de cette identité, celle qui existe entre les chiens d'Amérique et de Sibérie , chiens qui ne différent par aucun caractère précis.
Le fond de l'ancienne mer a été porté en Amérique jusqu'à Ténorme hauteur de 4^000 mètres , et dans l'ancien continent , à celle de 5,400 mètres, et avec lui, les animaux et les végétaux qui vivaient dans les eaux salées» De pareils etfets ne sauraient être attribués à* l'action des marées; quelque violentes qu'on les suppose, ils dépendent uniquement de l'action des soulèvements. Il est difficile d'admettre que les mers aient jamais atteint un pareil nîveao.
Les géologues ne font remonter la théorie du soulèvement, à Taide de laquelle on explique la formation des grandes chaînes de montagnes, qu'à Steuon , en 1667. On en trouve cependant quelques indications dans le Psaume 105 et même dans le premier chapitre de la Genèse.
C'est probablement de ces écrits que l'avait tirée saint Rupert qui vivait au xir siècle ou Cornélius Vandesteen, célèbre oommentatenr de la Bible au xvi* siècle. Ce dernier dit en toutes lettres : « Tertio « tnundi Die fedt Deus terrampartim subsidere^ partim assur^ « gère unde facti sunt montes et vallée. » {in Gense,^ t. XXXIV, p. 60.)
[Note 28, page ffffj.On entend par terrains de transitions ou intermédiaires , les plus anciens dépôts de sédiment , dans lesquels on découvre des traces de la vie» Ces terrains ont immédiatement soecédé aux terrains primordiaux ou primitifs, dans lesquels on n'a point observé jusqu'à présent des débris organiques. On leur a donné le nom de terrains de transition, en raison de ce qu'ils forment, en quelque sorte, le passage entre les temps où la vie n'existait pas, et ceux où la vie a commencé.
On a cru nécessaire de remplacer ces mots généralement adoptés de terrains de transUion par d'autres expressions ; sans en discuter le mérite, noua ne pouvons les adopter dans cet ouvrage où nous devons viser à la simplicité.
Quant aux terrains houillers, ce sont ceux qui récèlent ce combustible
précienx, connu de tout le monde sous le nom de charbon de pierre. Il parnit avoir été produit par les anciens végétaux qui couvraient la terre à l'époque du dépôt de ce combustible, comme Tanthracite, autre espèce de charbon, semble Tavoir été par les plantes de Tépoque de transition.
[Note â9, page 57] . On entend par végétaux cellulaires les plantes dépourvues de vaisseaux et de feuilles. Ces végétaux sont donc réduits à de. simples cellules destinées à pomper les matériaux nécessaires à leur entretien, lesquelles renferment le fluide nourricier. Néanmoins ils offi'cnt des traces d'organes reproducteurs; mais on ne saurait y distinguer l'appareil fécondateur, de celui qui, fécondé, doit servir à la perpétuité de l'espèce.
Quant aux plantes cellulaires qui offrent des indices d'organes sexuels, elles ont aussi des espèces de feuilles ou des appendices particuliers qui en tiennent lien. Les végétaux cellulaires foliacés, n'ont pas été jusqu'à présent découverts dans les terrains de transition. On y a seulement rencontré des plantes cellulaires aphyles.
[Note 50, page 58]. Les cryptogames semi-vasculaires et les phanérogames monocotylédons ont les caractères que l'on trouvera indiqués dans le tableau que nous avons tracé des diverses classes du règne végétal. On verra également dans ce tableau les caractères des phanérogames gymnospermes et dicotylédons.
D'autres tableaux qui accompagnent ceux-ci, indiquent également la marche qu'a suivie l'ancienne végétation et animalisation. Les autres sont destinés à faire connaître les principaux caractères des animaux actueltement vivants.
TABLEAU DES TERRAINS QUI COMPOSENT LA SURFACE DU GLOBE {page 09].
lies diverses formations qui composent Técorce connue du globe ont été tracées dans ce tableau de haut en bas, en commençant par les plus récentes et finissant par les plus anciennes.