‹ De la cosmogonie de Moïse comparée aux faits géologiques (volume 2)Chapitre 54 sur 61 · VIII. — ChiMis · texte numérisé non relu

VIII. — ChiMis

L'antiquité que les Chinois se sont plu à s^attribuer, parait également trèsexagérée,lorsqu'on consulte leurs annales et même leurs Kings ou livres sacrés , sur lesquels ils fondent leur chronologie. Ces livres sont au nombre de trois : le Cbou-Kiug, le Chi-King et le Tcbune-Tsidou. On y trouve tous les fragments historiques qui ont survécu à rincendie commandé par Tempereur Hoam-Ti.

Toute la certitude historique des premières époques de la Chine repose donc sur ces uniques fragments échappés à la violence des flammes. Quant aux temps fabuleux des Chinois , ils ne méritent pas plus d'atten^ tion que les périodes imaginaires de leurs astronomes. La période de Liéoukine était de ^1 45,4 27 années; d'autres après lui,en inventèrent de plus longues encore, c'est-à-dire, de 200 et même de 300 millions d'années. On juge facilement combien ces nombres sotit exagérés; aussi ne devons-nous pas insister à cet égard. L'antiquité des Chinois bien appréciée est encore au-dessous de celle des Hébreux ; car les certitudes historiques ne

datent en Chine, d'après Topinion de leurs letlréi^ euxmêmes , que du règne de Tchouen-Hiu , lequel a été rapporté à l'an 2514 avant l'ère chrétienne. D'autres cbronologistes ont adopté une tout autre date, et celleci est encore plus récente. Aussi, suivant eux, cette certitude commencerait seulement à partir du règne de Fo*Hi , vçi*s 2586 avant Tère vulgaire. Si Ton adopte Topiaioa de Ferret, les temps historiques ne s'étendraient pas au-delà de 2557 années avant Jésus^Christ, époque à laquelle vivait Yao, environ trois siècles après la construction de la tour de Babel \

Si Ton remonte plus haut, on arrive aux temps mythologiqqea, où Ton suppose que régnait Schouen-Hi, auquel commence la véritable histoire, d'après certains letLiés;depuislorsauraitparuHoung«Ti, bisaïeul d'Yao, vers l'an 2485; et auparavant ce prince, Tohi, aïeul d'Houng-Ti , aurait gouverné la Chine vers 2640 avant l'ère vulgaire.

Lors même qu'on adopterait ces nombres ecMnme exacts y ils pourraient encore s'accorder avec ceux des Septante et des Samaritains, qui ont admis le chiffre de 2946 pour l'intervalle écoulé depuis le déluge jusqu'à l'ère chrétienne.

L'opinion qui fait remonter seulement à Yao les commencements de la monarchie a été aduj^tce (var Meng-Tzé, le disciple chéri deConfucius. A la vérité

* D*après ce^rempereur Tao daterait de 4198 années avant l'époque actuelle iS4l. CuTier a adopté le chiffre 4177, ou celui de c9j7.

son niaitre a supposé que six rois avaient régné avant Yao ; mais il y a tellement d'incertitude à cet égard y qu^on ne connaît guère les actions de ces princes, et qu'on en sait à peine les noms*.

On doit, dès-lorsy à raison du silence deConfueias*^, révoquer en doute les actions attribuées à Fo-Hi y à Cbine-Kounget même à Houang-Ti ; car elles paraissent n^avoir rien de réel, comme Ta fait observer Ferret , un des critiques qui s'est le plus occupé de T histoire de la Chine. Ainsi tout ce qu'on raconte sur les temps qui ont précédé Yao > n'est qu'un amas de fables et de traditions obscures ou incertaines qui ne méritent aucune croyance. Enfin, aux yeux des plus habiles lettrés de la Chine , il faut s^aider de la chronologie des Européens pour pouvoir se fixer sur celle des premières époques de l'histoire de leur pays. Comment pourrait-il en être autrement, puisque tous leurs livres actuels ont été refaits, à-peu-près en entier, sur des fragments mutilés et tous incomplets.

On a supposé cependant , malgré l'évidence des faits positifs que nous venons de rapporter, que l'état de la

* Le Chou-King est un livre historique qui eonuDenoe au règne dTao. Nous en avons une traduction par le père Gaubil. £lle a été publiée en 1770» à Paris, et en format in-4».

** Confocios , le plus fameux philosophe de la Chine, naquit dans la province de Chan-Tong, Tan t^i avant notre ère. Il f int au monde à Tséon-Hy, aujourd'hui FoU'Hiem^ ville du troisième ordre, dont son père était gouverneur. Ce grand homme mourut Fan 479 avant rér« vulgaire et 80 ans avant U paiseance de Socrate.

dvilisaticm dont jouissaient les Chinois aux premières époques de leur histoire, était trop avancée pour qu^on pût refuser à ces peuples une haute antiquité. Cette supposition parait peu fondée, lorsqu^ on se rappelle Tobser- Tation faite par Fauteur de Tart de vérifier les dates, monument qui, plus qu'aucun autre, a fait reposer la chronologie des différents peuples sur une base solide. D après cet écrivain, la civilisation n'aurait pas fait de progrès aussi rapides chez toutes les nations, en raison de la diversité de leurs mœurs. Les unes n'y seraient arrivées qu'après avoir été plongées pendant des temps plus ou moins longs dans Tignorance et dans la barbarie. Tels sont, par exemple, parmi les anciens, les Grecs, les Lalins ou Romains , lesquels n'en sont pas moins parvenus au plus haut point de splendeur; tels sont encore chez les modernes la plupart des peuples de l'Europe.

D'un autre côté , plusieurs nations , soit des temps modernes, soit des temps anciens, ont été policées et éclairées jusqu'à un certain point, dès l'enfance de leurs sociétés.On peut citer parmi les modernes, les habitants des Étals-Unis, et dans l'antiquité, les Chinois, de même que les Égyptiens, les Babyloniens, les Phéniciens, les Assyriens et enfin la plupart des autres peuples de l'Orient. Quant aux Chinois , dont nous nous occupons dans ce moment , ils sont sortis de ces colonies qui , après la confusion des langues dans les plaines de Sen-* naar, se dispersèrent dans les diverses contrées de la

terre. Celte colonie fut conduite , assure-t-ôn , dans la Chine, par Yao, lequel y fonda la monareliie chinoise, avec Chun, que cet* empereur associa à son trône et qui devint plus tard son successeur.^

Quant aux souverains qui depuis Chun ont possédé la Chine, jusqu^à nos jours, ils se divisent en vingtdeux dynasties dont la première est celle des Hia , qui a pour auteur Yu , surnommé Ta ou le Grand , lequel a régné suivant l'opinion la plus probable vers 2498 ou 2207 avant Tère vulgaire.

Cette dynastie des Hia subsista pendant 444 années et eut sept empereurs.A cette dynastie succéda, eu4766 avant Tère vulgaire , celle qui porta d'abord le nom de Cbang et ensuite celui de Yng. Cette dernière dura 656 ans et eut jusqu'à trente empereurs différents.

Depuis cette époque et même auparavant, Thistoire de la Chine ne présente plus la moindre incertitude; comme il n'y a pas de discussion sur cette partie , nous n'en dirons pas davantage.

Les Chinois, comme tous les peuples de l'Orient, ont admis un déluge ou une immense inondation qui a ravagé la plus grande partie de la surface de la terre. Ce déluge serait arrivé , selon eux , peu de temps avant le règne de lempereur Yao. Aussi leChou-King, le plus ancien des livres de la Chine , que Ton suppose avoir Clé rédigé par Coùfucius, et dont la moitié est perdue pour toujours , nous représenté cet empereur occupé è

faire couler les eaux qui baignaient le pied des plus hautes montagnes.

Pour fixer la date de ce déluge , il faut déterminer premièrement celle du règne d'Yao , nous avons adopté le chiffre 2557 ^ que Ferret a reconnu pour être le plus exact en supposant le déluge arrivé 284 années avant ce prince. Cet événement remonterait vers 260C ou 2644 avant Tère vulgaire, ainsi que nous Tavons admis dans notre tableau.

Nous devons cependant faire remarquer que les plus anciennes observations astronomiques rapportées par les annales de la Chine et qui sont assez bien circons* tanciées pour être soumises à une vérification, ne remontent pas au-delà de 4'! 00 ans environ avant Père actuelle. Ces observations relatives aux longueurs méri-> diennes du Gnomon , aux solstices d^hiver et d^été, ont été vérifiées avec le plus grand soin ; elles ont été parfeitement exactes. Ce sont les seules qui méritent d'être signalées , à raison de la oerlilude de Tépoque où elles ont été faites.

La date que nous venons de donner au déluge admis par les Chinois , serait moins éloignée d'après les monuments littéraires de la Chine ancienne. Les recherches récentes faites dans ces annales par M. Biot , fils du célèbre physicien, semblent prouver que le déluge le plus ancien admis par les Chinois , ne remcmte pas av» delà deSSSOO ans avant Tère chrétienne.

D'après M. Biot, les traditions chinoises distinguent deux grandes inondations générales ou deux déluges. L^une de ces inondations, connue sous le nom de déluge d' Yao, est citée dans le livre sacré le Chou-King. Sa date est fixée à 2400 ans ayant notre ère» d'après les computations chronologiques des Chinois^et le calcul appro* ximatif d'une éclipse de soleil indiquée par le texte soqs le règne de Tun des premiers successeurs d'Yao.

L^autre déluge est de beaucoup antérieur, son souvenir s^est conservé dans des traditions recueillies par des compilateurs y qui vivaient deux siècles seulement avant la naissance de Jésus-Christ. Ces compilateurs le font remonter vers 2500 ans avant noti*e ère , au temps de To-Hy, ce chef du peuple conquérant qui descendit des montagnes orientales du Thibet et chassa devant lui les naturels de la Chine ancienne.

Cette date, nullement certaine, se confond du reste avec les temps héroïques. Diverses indications rendent même très-probable qu'il y a eu plusieurs inondations successives ou plusieurs déluges partiels dans la Chine, avant le règne d'Yao.

Les livres chinois qui mentionnent ces terribles catastrophes, ne les attribuent nullement à des pluies accidentelles , mais à une tout autre cause. Parmi celles que l'on peut admettre pour expliquer ces violentes inondations , les soulèvements qui ont eu lieu dans la Chine, analogues à ceux que M.de Humboldt a constatés

dans la partie de TAsie qui en est voisine , en rendent assez bien raison.

D'un autre côté, oomme des mers intérieures paraissent avoir existé dans le désert de Cohi ^ et s'être déversées sur la Chine basse, on peut, à Taide de celte circonstance et du grand nombre de soulèvements, d'affaissements et de tremblements de terre mentionnés dans les annales chinoises , concevoir la cause des dé« luges qui ont ravagé la Chine à différentes époques.

Il importe de faire remarquer que les annales chinoises en fixent Tépoque à-peu-près à la même date que celle attribuée par les livres sacrés au déluge de Noé.

11 existe donc entre les dates assignées au déluge par les diverses nations, une certaine conformité qui doit faire admettre non-seulement une origine commune / mais encore la réalité d'un événement sur lequel elles s'accordent toutes.

La plupart des peuples que nous pouvons interroger et chez lesquels nous trouvons des annales et des monuments, les Hébreux, les Égyptiens, les Chaldéens, les Babyloniens , les Assyriens , les Indiens , les Chinois et tous les peuples de l'Orient , ainsi que les premiers* habitants de l'Étrurie et de la Grèce , ont conservé le souvenir de cette catastrophe générale et de la régénération presque totale du genre humain dont il est fait mention dans les livres de Moïse. 11 n'y a pas jusqu'aux peuples du nouveau monde qui ne nous tiennent le

même langage; dès-lors , comment ne pas toir dans une croyance aussi universellement répandue, une preuve de la réalité du fait sur lequel elle repose.

Il n^y a d'autre incertitude pour le déluge que relativement à sa date précise. Ces indications ne sont jamais, en effet, qu'approximatives comme toutes celles qui se rapportent aux premiers temps historiques. Il y a toujours plusieurs siècles d'incertitudes entre ce cataclysme et la première donnée positive de Thistoire pro« fane« Diaprés ces faits, il n'y a de chronologie certaine que celle de Moïse. Si nous en cherchons la cause , nous la trouverons dans les hautes lumières de ce grand lé* gislateurqui luiontfaitmettreà profit toutcequ'il savait de l'origine et de l'histoire du peuple qu'il était appelé à gouverner. Moïse a tiré également une grande partie des co(inaissances qu'il avait acquises ches les Égyptiens sur leur propre histoire et sur celle des autres peuples de la terre. Aussi , lui seul nous a-t-il donné la chronologie des premiers Ages. Il a fondé sur des bases inébranlabhes l'histoire du peuple Juif, si remarquable au milieu de toutes les nationsidolAtres dont il était entouré etdontilétait si loin départager les erreurs. Ces nations, occupées de leur mythologie aussi fausse que le culte qu'elle leur imposait, sont restées par cela même impuissantes pour nous fournir sur les premiers Ages du monde, des données un peu certaines ou même des idées tant soit peu raisonnables et précises.

Si nous n'avons pas mentionné dans nos tableaux les peuples du nord de l'Europe , tels que les Gaulois et les Germains , c'est que ces peuples n'écrivaient point et n'ont laissé aucun monument propre à nous fixer sur leur origine. H en est de même des nations du nouveau monde:celle8-cin'avaientpas non plusd'écriluresni d'annales et n'étaient pas plus avancées sous ce rapport, que les anciens habitants des Gaules et de la Germanie. On a tout au plus y pu reconnaître dans leurs grossiers hyéroglyphes , quelques traces d'un déluge.

Gependa nt , des explorations asses récentes entreprises du nord au sud dans lecontinent Mexicain, ont fait connaître différents monumentsquiattestentuneasse^hauteantiquité.LesÉtats-Unis.parexemple^ontprésentédenora* breiix tumuli ou grands tertres qui^semblables à ceux du nord de l'Asie^ servaient probablement de sépultures. On y a également découvert d'immenses circonvallations en terre , produits d'une grande puissance de bras, circonvallations qui n'ont aucun rapport avec les monu* ments en pierre du Mexique et du Pérou. On a encore trouvé dans l'état de Kentucky, les ruines d^une ville antique que l'on a présumé avoir élé abandonnée il y a fortloog-temps.Des calculs, sansdoutefort exagérés,ont supposé que ces ruines remontaient à 2,000 ans avant Fépoque actuelle. Des antiquités d'un tout autre genre ont été aperçues sur les bords du Mississipi; ce sont des rochers tout couverts de caractères inconnus qu'on

prétend être phéniciens^ et enfin d'autres roches tremblantes semblables aux monuments druidiques ou celtiques.

L^Amérique du sud a offert des monuments plus considérables , mais dans un espace plus restreint. Le Pérou a présenté seul des monuments construits avec plus d'art , c^est-à-dire , en pierre. Ce qui prouve que lors de la conquête de l'Amérique , il existait dans une certaine partiedu Nouveau-Monde une civilisation assez avancée, c'est que le temps était partagé, dans la nouvelle Grenade , en semaines, en mois et en années. On y faisait usage de calendriers gravés sur pierre, et de colonnes pour connaître les heures au soleil . On y trouva même des fonderies dans lesquelles on travaillait les divers métaux.

On a également rencontré au Brésil quelques débris d'édifices en briques et des roches sculptées des plus remarquables, vers Temboucbure de TArmagos et de TAvoredo. Chacun des caractères prétendus phéniciens, taillés en creux, n'a pas moins de quarante pieds de hauteur, et se voit d'une demi-lieue en mer.

Le Mexique , la terre classique de la civilisation et des arts en Amérique, a éveillé depuis peu Tattention des savants. Aussi par suite de leurs recherches, on y a découvert la ville dePalenque, aux huit lieuesd'étendue, aux temples de granit , aux sculptures colossales, et où, chose singulière, un admirable bas-relief en marbre ,

atteste un ancien culte de la Croix. On y voit aussi la ville desmorto^MUiay aux murailles de mosaïques, aux ornements grecs, eteofin unefoule d^ au très monuments épars çà et là dans toute l'étendue du pays.

On rencontre également de toutes parts au Mexique d'immenses iumuli^ des îéacalis ou grands autels de quatre-vingts pieds de haut , des pyramides quadrangulaires, des sépultures souterraines construites en pierres. Au milieu de ces monuments, on distingue surtout Fadmirable pyramide de Papantla et les édiGces plus admirables encore de Xochicalco. On y voit une forteresse presque européenne, des ponts à construction cyclopéenne et des aqueducs en pierre. Les monuments presque grecs de Mitla , ceux à demi-égyptiens , de Palenque,etenfinlesconstructions non moins étonnantes de Yuacatan et de TUsman, sont tous dans un état de dégradation qui annonce une assez haute antiquité.

A la vue de ces monuments, on se demande à quels peuples sont dûs ces débris d^une civilisation passée, soit que cette civilisation ait été originaire du pays même, soit qu^elle provienne de communications étrangères. Une découverte récente permet de répondre en partie à cette demande. Un laboureur a rencontré dans un champ , aux environs de Monte-Video , une espèce de pierre tumulaire , sur laquelle on lisait en caractères grecs, sous le règne d'Alexandre , fils de Philippe , roi de Macédoine dans la 65« olympiade : Ptokmaios.

Diaprés cette inscriplion, un contemporain d'Ârisiote a foulé le sol du Brésil et de la Plata ; peut-être ce Ptolemaios, commandant de la flotte d'Alexandre, a-t-il été jeté par les vents sur la côte du Brésil et y a déposé le souvenir de son voyage dans des régions aussi éloignées. Un fait beaucoup moins sujet à contestation que celui que nous venons de rappeler , prouve que beaucoup plus tard y en 942, les Normands abordèrent au Groenland, où ils arrivèrent dislande. Lorsque les Normands ' descendirent en Amérique, ils la nommèrent f^mland à raison des vignes qu'ils y trouvèrent* C'est par le nord et le nord-est , que le nouveau continent parait avoir été peuplé. Quelques chroniques parlent d'un certain Madoc, fils d'un prince de Gallea, qui, en 4470, partit d'Angleterre, fit voile à l'ouest, laissant l'Islande au nord et découvrit une contrée fertile. Kevenu dans sa patrie , ce prince retourna avec douze vaisseaux dans le pays qu'il avait découvert. On assure quUl existe encore vers les sources du Missouri, des sauvages qui sont chrétiens et parlent la langue celtique.

D'un autre côté, d'après M. de Humholdi» lea Aileques» peuples^e Montézuma , les derniers venus sur le plateau du Mexique qui arrivèrent en Amérique au xn« siècle , y trouvèrent debout les pyramides dont la masse et la grandeur nous étonnent aujourd'hui ; cea peuples les attribuent aux Toltèques qui les avaient devancés vers le vi« siècle. S'il en était réellement ainsi^

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ces moiiuineots auraient une antiquité d^environ 4300 ans.

L'ftge des édifices de Palenque n'est probablement pas moindre. Le souvenir de leur construction était du moins totalement perdu lors de llarrivée des Européens au XVI® siècle.

On peut trouver la solution des difficultés que fait naître Térection de ces monuments, dans celte circonstance très probable, que TAmérique, avant Tépoquedesa découverte, avait eu des relations avec l'ancien monde. L'inscription grecque dont nous avoua déjà parlé le prouve asses.

D'ailleurs, on peut admettre avec M. de Humboldt, que les Tartares et les Mongols ont passé du nord de l'Asie dans les contrées septentrionales de l'Amérique avant le yf siècle, et ont étendu leurs migrations pendant les siècles suivants. Cette opinion est d'autant plus probable, que M. de Guignes, en compulsant les anna» les des Chinois , s'est assuré que ces peuples avaient commercé avec l'Amérique dès le v« siècle.

On pourrait encore regarder comme certain le voyage considéré jusqu'à présent comme fabuleux du Carthaginois Himilcon jusqu'au continent d'Amérique. Certains écrivains ont cru pouvoir supposer que des tribus d'Israël ont également abordé en Amérique, D'à* près eux, ces tribus, captives de Salmaoaxar^ auraient passé d'abord dans la Médie, et ensuite en Amérique,

par le nord de TAsie^ 700 ans avant notre ère. Ils supposent enfin que des Phéniciens ont pu avoir été envoyés par Salomon et Hiram aux contrées américaines, connues sous le nom d^Opbir et de Tarsis. Telle est da moins Topinion de certains auteurs graves que nous discuterons avec détail dans les notes de cet ouvrage. {ISoeeZT.)

Qui sait même si , du côté de l'Occident , TAtlantide de Platon ne fût pas une réalité , et si ces édifices de Guatimala et de Yucatan, qui n^ont actuellement rien d'analogue sur aucun autre point du globe, ne sont pas dûs à la proximité supposée de cette lie, dont Tengloutissementy tout problématique qu'il est, semble pourtant attesté par les courants circulaires connus, mais encore assez peu étudiés, de TOcéan atlantique.

Ce sont là des conjectures, sans doute; mais elles ne laissent pas d'avoir quelque probabilité, depuis la découverte des antiquités américaines. Lors même qu'elles se confirmeraient complètement, elles ne pourraient pas faire attribuer aux peuples du Nouveau- Monde une antiquité supérieure aux habitants de l'ancien continent, le premier qui a sui^i au-dessus des eaux, et a été aussi le premier habitable.

Les faits que nous venons de rapporter prouvent donc, que le plus ancien monument historiqueque nous possédons est le Pentateuque, écrit il y a déjà plus de 55 siècles. Les livres des anciens Égyptiens sont très

— ±7 — récents auprès de la Bible : ils poraîsseni tous postérieurs à la dévastalion de Cambyse, et leur peu d'ac^ cord atteste qu^ils ont été tirés de monuments mutilés. Aussi est-il à peu près impossible d^établir le moindre rapport entre les listes des rois d^É{jypte dressées par Hérodote. Ératôsthène, Manéthon et Diodore. Il y a plus, on ne peut même accorder entre eux les différents extraits de Manétbon.

' L'bistoire de FÉgypte ne commence à avoir quelque probabilité qu^à partir de 4729 années avant Fépoque actuelle. Ces années se composent d'abord de 2544 ans pour le règne des hommes, jusqu'à la quinzième année avant la conquête d^ Alexandre, c'est-à-dire, jusqu'à l'an 547 avant Tère chrétienne, et de \%A\ années depuis celte époque. On ne peut nullement admettre comme des événements certains le règne des dieux ou des demi-dieux, auxquels les anciens Égyptiens ont attribué une durée tout à fait fabuleuse.

Les observations astronomiques que nous devons à ces peuples sont loin de contrarier la date que nous venons de fixer. Les formules établies par les géomè^ très pour représenter les mouvements planétaires, sont arrivées à un tel état de perfection, qu'avec leur secours il n'est pas aujourd'hui dans le système du monde un phénomène de mouvement observable que Ton ne puisse prévoir pour un avenir quelconque , ou reproduire pour une antiquité sans bornes.

Or, en appliquant ces formules aux plus anciennes observations que les Égyptiens nous ont laissées , on reconnait qu'elles ne remonlent pas au-delà de 2700 ans avant l'époque à laquelle nous appartenons.

Ici se termine ce que nous avions à dire sur Tliis* toire profane : nous Tayons comparée avec Thistoire sacrée, aGn dé nous assurer si elle contrariait les livres saints» lorsque dépouillée de ses traditions mythologiques, elle se présentait à nousdans toute sa vérité.

Cette comparaison appuyée sur tous les documenta historiques qui nous sont connus, démontre que le Pentateuque est le livre le plus ancien parmi ceux de rOrient. Son accord avec toutes les données que les sciences moderues ont pu recueillir, est une preuve nouvelle à ajouter à toutes celles que nous avions déjà de sa vérité. Aussi est-ce dans ce livre, le premier comme le plus excellent de tous ceux qui onl été écrits, que réside la certitude des premiers figes historiques, ou de ceux qui sont voisins des temps où Thomme a essayé ses premiers pas sur cette terre qui fut son ber* ceau et qui est deVeitue son asile* Lorsque nous interrogeons la chronologie des peuples qui se prétendent les plus anciens, à l'exception des Hébreux, on remonte à peine par Un fil continu et suivi à plus de 5000 an* nées* Cestàce point que s'arrête toute la certitude historique. Du moins, aucune nation ne nous offre, avant ce temps, ni deux ou trois siècles depuis, une suite de

faîis liés ensemble avec quelque Traisemblànce et une certaine précision.

Un simple hasard ne peut donner un pareil inteoitat, ni faire remonter il peu près a quarante du aii pinsé cinquante siècles avant nous» l\>rigine tradîtioimelle des monarchies égyptienne^ assyrienne, indienne et ehi« noise. Les idées dé peuples aussi diflérents, dont h re» ligion, les lois^ les mœurs et les habitudes n^ont rien de commun, enfin dont les rapporte ont été si rares, pourraient-belles s'accorder sur ce point. Ai ces idées n'avaient la vérité pour principe et poui^ base.

11 n'est pas inutile, même après les înveMigatkmt auxquelles nous vetioûs de nots livrer^de revenir sur les données qu'elles nous ont fournies, pour les ^m* brasser d'un eoup-d'œil général et inontr^ comment elles nous aNoùduieent à la solution de la queetkm ^ne nous nous sommes proposée. Ifrus épargnerMs ainsi au lecteur un iraviiil fatigant, et la clarté de notre réeit y gagnera»

Avant d'entrer dans ces explications, on voudra bien ne pas oublier que la question posée est celle de «avoir sMl est un peuple qui puisse donner à Papparilion de riiomnae une plus haute antiquité que eelle f li lui a été fixée par les livres saints, du moins d'après des écrits et des monuments d'une certaine authenticités . Sans doute les Égyptiens ont bien^fait remoatter leurs annales à 36,525' ans avantlère chrétie|y)e; mais

il esl facile de prouver que celle dale est tout-à-fait clii* mérique. En effet^ sur les 36,525 aimées, 34,204 sont consacrées à des dieux ou des demi-dieux, et 2324 années à des événements réels» ce qui indique que Fintervalle consacré à des faits fabuleux, est aussi hypothétique que ces faits eux-mêmes. D'un autre côté, ce nombre de 36,525, renferme 25 périodes de 4 464 années, et il serait vraiment singulier que le hasard eut opéré cette division, depuis le commencement du r^fue du soleil à celui du roi de la trentième dynastie; ce calcul parait donc avoir été fait à plaisir et n^avoir aucune réalité.

Quanta cette date de 2324, elle s'accorde asseï bien avec celle que TÉcriture admet pour la colonisation de rÉgypte par Chun et Mesralm, qu^elle rapporte vers Tan 2700 avant Tère chrétienne. Elle doit donc être aussi bien adoptée, qu'il est nécessaire de rejeter la dernière comme tout à* fait fausse et nullement appuyée sur des faits un peu vraisemblables. Ce qui prouve que cette date est la seule rapprochée de la vérité, c'est qu'Hérodote a voulu aussi donner aux Égyptiens une haute antiquité; pour cela il a fait remonter leur origine à 44 ,000 années; mais on sait que par cet inter-* valle de temps Hérodote ne comprenait que des saisons de trois mois, ce qui réduit ce nombre de 44544 à celui de2T94, bien rapproché du nombre adopté par TÉcriture. Il en est encore de même de la date fixée par Dio*

dore de Sicile, au commencement de la monarchie Égyptienne; d'après c«t historien, elle serait de 9500 années. Mais comme les années de Diodore ne sont que des saisons de quatre mois, ce nombre réduit est seulement de 2964.

Ce dernier étant le plus fort des trois, nous Tadopteirons, pour prouver qu'il ne peut faire supposer è Tbomme une plus haule antiquité que celle que tous les faits doivent lui faire attribuer. Ainsi en adoptant cette date comme postérieure au déluge, et lui ajoutant celle de cet événement, nous trouvons un résultat de 5226, avec lequel il faut additionner 60 années, époque où, avant Tère chrétienne, Diodore recueillit en Egypte les données sur lesquelles il a composé son bis* toire, ce qui donne un total de 5286 années.

Ce nombre est trop d'accord avec celui (5248) que les Septante ont admis pour la date de Fapparition de rhomme, pour ne pas être réel et vrai. On est dès-lors en droit d'en conclure, que les véritables traditions et les documents historiques des Égyptiens sont en par* faite harmonie avec ce que nous apprend le Pentateuque, des premiers âges où l'espèce humaine a essayé de faire quelques pas vers la civilisation vers laquelle elle a été constamment entraînée par suite de sa desli« née, et comme par une force à laquelle elle n'a jamais pu résister.

Ck) que nous venons de dire des Égyptiens, nous pou-

v<m8 à plus forto raison l'appliquer ans; Ckakléens, aux Babyloniens et aux Assyriens^ qui ne remontent pas au-delà de Nemrod et d'Assur» souverains dont le règne D^a commencé qu'à la cinquième génération d'bonhmes, à partir du déluge. Aussi est-ce sans Queune espèce de preuve que Berose a voulu supposer à Tempire des Babyloniens une durée de >! 50,000 années avtf ut Tépoque à laquelle il écrivait son bistoire. Hérodote, Ctésias et Diodore de Sicile n'ont donné auci^ne attention à cette date cbimérique, inventée par Berose, par suite de son orgueil national, et nous ne nous y arrête* xons pas davantage. Les vraies annales de ces peuples ne vont pas au-^elà de 2700 ans avant Tère clirélienne, à peu près comme celles des anciens Égyptiens. Elles sont donc loin d'être en opposition avec les faits bis* toriques consignés dans TÉcriture. Ces annales contrarient encore moins Tépoque de Tapparition de Tbomme, fixée par elle à 7,088 années avant les temps actuels.

Quant à Tbistoire des Pbéniciens, environnée de la plus grande obscurité, relativemenl aux premier âges, elle ne parait pas pouvoir nous fournir des dates un peu précises. Tout ce que nous en savons, c'est qu'elle commence à Cbanaon, c'est-à-dire, après la construction de la tour de Babel, époque trop récenlo pour reculer la date de la venue de l'espèce bumaine.

Les empires des Mèdes et des Perses sont trop nou-

veaox pour pouvoir nous fournir quelque document propre à faire envisager riiomme comme ayant une grande antiquité. Auss^i n'est-ce point sur eux queFon s'est appuyé pour y parvenir. On peut en dire autant des Grecs, dont l'histoire est remplie de fables, et qui cependant ne font pas remonter aq-delà de 2,200 avant Fère vulgaire, les premiers vestiges de leur réunion en corps de peuples. Leurs traditions poétiques, sources de toute notre histoire profane, n'ont rien qui contredise les annales des Hébreux. Elles s'accordent au contraire parfaitement avec elles, du moins diaprés l'époque qu'elles assignent aux colons Égyptiens et Phéniciens, qui portèrent dans la Grèce les premiers germes de la civilisation.

Après les fondateurs de ces premières colonies qui s'établirent dans ces contrées, à peu près à l'époque où les Hébreux sortirent d'Egypte pour entrer en Palestine, il s'en faut de beaucoup que les Grecs eussent encore une histoire suivie. Long-temps même après les {premiers établissements qu'ils y fondèrent , leurs annales sont remplies d'une foule d'événements mythologiques et d'aventures de dieux et de demi-dieux, liés à l'histoire véritable par des généalogies fabuleuses. Mais dans tous ces récits chimériques, on ne voit rien de certain sur les événements des premiers âges, et aucun monument ne porte à reculer la date donnée à l'homme par les livres saints.

Aussi, quoique la rédiité d^un certain nombre de faits de l^ancienne histoire grecque soit incontestable, leurs dates sont tout-à-fait approximatives. Elles n'ont en effet un caractère de certitude qu'à partir des Olym* piades, dontFère ne commence qu'en Tannée 776 avant Jésus-Cbrist. Ce point de vue admis généralement par tous les critiques, soit anciens, soit modernes, sufGt pour détruire, ainsi que l'observe Jules TÂfricain, émette haute antiquité, que par un désir de vaine gloire les Grecs avaient voulu s'attribuer*.

Ce n'est point aux Macédoniens et aux Latins, ou Romains, que nous demanderons des dates sur la pre« mière apparition de Tbomme. Ces peuples sont trop modernes pour nous rien apprendre sur les premiers temps et surtout pour en fixer l'époque sur quelque monument qui leur appartienne. Il faut donc avoir re* cours aux derniers des peuples de la race blanche ou caucasienne dont nous avons scruté rhistoire et les traditions, comme nous l'avons fait pour les autres nations de l'antiquité afinde remonter jusqu'aux premiersâges.

Ce dernier peuple, ou les Indiens, parait avoir été avec les Hébreux, les Égyptiens et les Ghaldéens, le plus anciennement civilisé de la race blanche; aussi à lui se sont adressés ceux qui cherchent à combattre la date fixée à la civilisation des hommes par le législateur des Hébreux. Mais la véritable histoire se trouve-t«elle chez

* Jul. Jfric., m Eu$eb.^prœp. évang.j I. Xt c. x, p. 437.

les Indiens, ainsi qu^on a voula le supposer? La vérité est qu'elle n'y existe pas du tout. En vain cherchonsnous parmi leurs livres de théologie mystique, quelques données vraisemblables de leur origine et des vicissitudes de leurs sociétés, nous ne pouvons pas en découvrir quelques traces un peu précises. Si on interroge à cet égard les érudits de la nation indienne » ils vous répondent que leur religion leur défend de conserver ce qui se passe dans Tâge actuel , dans Tâge du malheur.

C'est cependant cher ces peuples qu'on a cru trouver des preuves pour renverser les époques admises par la Genèse. Mais tout ce que ces efforts ont produit, a été de faire supposer aux premiers livres des Indiens, qu a leurs Yedas, une antiquité d'environ 3,200 ans avant Tépoque actuelle. En admettant cette date comme réelle, quoiqu'elle soit exagérée, les Yedas seraient encore postérieurs de plusieurs siè<;les au Pentateuque. Ils ne pourraient donc pas nous fournir des dates plus anciennes que celles qui nous sont données par le dernier de ces livres, et le convaincre d'imposture; c'est aussi ce qu'on n'a pas osé faire. En effet, les listes des Tois de l'Inde ne remontent pas au-delà de 4,500 ans avant l'époque actuelle; encore la plus grande partie de cet intervalle est-elle remplie de noms de princes, dont les règnes sont tout-è-fait indéterminés, quant à leur durée. Dès-lors leurs quatre âges du monde, dont

^ 266 — la durée d'un seul n'aurail pas été moindre de 864,000,000 d^années, doivent élre considérés conia>e tout-à-fait chimériques el^ indignes de la véritable histoire.

Lorsqu'on réfléchit avec attention sur les traditions des Indiens, on est bientôt convaincu qu^elles ne sont pas plus historiques que les annales des Égyptiens et des Chaldéens. Cet élat déplorable des connaissances historiques ne doit pas nous étonner chei ce peuple, dont les prêtres héréditaires d^un culte monstrueux dans ses formes eitérîeures et cruel dans beaucoup de ses préceptes, avaient seuls le droit d^éerire, deconser* ver etd^expliquer les livres. Aussi ces prêtres élaîait bien plus jaloux de graver profondément dans Fesprit des peuples le respect pour leur caste, que de recueillir les faits historiques propres à éclairer lea hommes sur leurs droits et leurs rapports mutuels.

11 ne U€His reste plus qu^à savoir si les peuples qui habitent au-delà des grands déserts de la Tartane, et qui appartiennent à une toute autre race, nous ont fourni quelques lumières sur Tancienneté de Tbomme.

La seule date qu^iJs peuvent nous donner sur cette grande époque, est celle llxéeau déluge par le plus ancien livre des Chinois, réd igé par Confucius» avec des lambeaux d^ouvrages antériem*s, il y a environ 2270 ans. Ce livre fixe cette époque à 2600 ou 2644 avant Tère chrétienne, laquelle ajoutée à celle antérieure ù ce grand événe*

ment, donne pour la date de la venue de Tbomme 4903, nombre qui, loin de contrarier celui de la version des Seplante, 5248, lui est au contraire inférieur.{Ce simple aperçu suffit pour repousser cette haute antiquité , qu'on a voulu attribuer aux Cbinois, à raison de leurs observations astronomiques. Considérés même sous ce dernier point de vue, ces peuples seraient loin de pouvoir prétendre à une bien grande ancienneté; car leurs observations ne remontent pas au-delà de onze siècles avant Tère vulgaire.

L'bistoire des premières nations qui ont habité la terre, étudiée avec discernement, ne peut donc faire supposer à Tbomme une plus haute antiquité que celle qui lui a été attribuée par le législateur des Hébreux. Cette dote ne dépasse pas de beaucoup 7,000 ans; car il n'exibtait pas, du temps de ce législateur, de grand empire en Orient. 11 n'est pas moins certain que la civilisation d'aucunenation nes'étend guère au-delà de 4000 ans avant Tépoque actuelle, et que les plus anciennes colonies d^Égypte ou de Phénicie, qui ont arraché la Grèce à un état sauvage, ne remontent pas aussi haut. La barbarie et Tignorance de tous les peuples des bords de la Méditerranée attestent également la nouveauté de leurs établissements, et cette nouveauté confirme la grande catastrophe qui y a renouvelé le genre humain, il y a plus de 5,000 ans. Ainsi la vérité du récit de Moïse se trouve prouvée par les nombreux phénomènes

du globe, qui ne sauraient nous tromper, par les traditions des peuples, enfin par les monuments irrécusa* blés de leur civilisation.

Lliistoire nous tient donc le même langage que la nature; Tune aussi bien que Tautre nous apprend que rhomme est depuis peu sur cette terre, qui cache Té* poque de sa formation et remonte à des. temps dont la durée indéterminée nous restera probablement toujours inconnue. Les traditions et les monuments historiques des anciens peuples, loin de contrarier la date donnée à Tapparition de Thomme par les Hébreux, la confirment de toute leur puissance. Elles nous disent, comme les prêtres de TÉgypte le disaient des Grecs, que nous sommes nouveaux sur cette terre, si vieille, en comparaison de notre origine. Ce résultat si différent de celui qu^avaient attendu des progrès de nos connaissances, les philosophes du dernier siècle, est aussi une nouvelle garantie de la vérité des croyances religieuses^ et en même temps un des plus beaux triomphes de rintelligence humaine.

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