I. — Première époque au premier four
PtMr nous former une idée des opérations qui eurent lien à la première époque, écoutons le récit que nous I. 3
en donne la Genèse, et suivons la Iraduolion de la Vnlp,ale par de Sacy.
« La terre était informe et totile nue , les lénèbrea c couvraient la surface de Tabirae, et Tesprit de Dieu < était porté sur les eaux. Or, Dieu dit: que la iuc niière soit faite et la lumière fut faite. (Note 15).
c Dieu vit que la lumière était bonne , et il sépara la « lumière d^avec les ténèbres. 11 donna a la lumière le u nom de jour et aux ténèbres le nom de nuit; et du . « 8€Îra6U]malâa8efikle^praiiBifJ0«r«>»
Si ootiscemparoasla ¥dyiifi mw il&t'mnkm des Sep*tante qu'ont mim lakit ClnjBMtÀMrali VégMm'êfOrient j cette dernière ponble p}»d^ao0Didiâvec^rHé«hreit. D'aprà» oelie-ei^ la lecm était d'abord iwviBièiii! ot incomposée , ce <pii neippeUe beaucoup mîem Tétat primitif de notre planète , que la traduction de Sao^- et la paraphrasa du père é» Canrières* D'après oe èerifîer, auquel on doit le texte de la Bible de Venee, la leri'e était aux praniîéiics époques de sa fbriiia(ioB4oute nue , sans fruits et SOIS (misiiieats.
Évidemment cette paraphnaseest loin ds donner la moindre idée de cet état primitif de la terre, véritable chaos, que les Septante nous représentent dans un étal complet de diffusion innsibîlis et incomposùa,) Les ténèbres couvraient alors la surface de Tabime.
Lu Vulgfite commet une iiutre inexactitude^ en dwant que la lumière fut faite , ce qui semble indiquer une
mte^elétlioii, •fnattininootMDMliaipimM à la niatièrey dont Feffet fut rémission dm la lomtère. Dans toia«i»littin'Hi»ilya liHéreli ■Mit ilmmi^$mi, et fa» MMro^;earettlMkifokBtédhiMttr«é60 il n'y a point d'intervalle. Ces ejpnàmm dotmeot la jimlmvâmièàd é» b piMMMW de Die»^ ^i «técule ; 0ù tl'vwt eioè il {Mark. Elfas wm ioêi pas tadbainiMw par Imt aonajainn ; eili» leaont avrtmt par kar juatoase* £Uea confintnattt toat et qoe lia fMBiM HMiAwiBBB Mommà appris wn la pfodoc'* lMlélki«anlieéaklMBièt«, dMt la viiAse aal si
8iliM§Ba initapaii(ii une aosaî haute poitfe dans la WM dé tmfÊmàe^éê rÉentuice^ eUts ramràieitf sans (péftéltéd'vnerMhMralMalMki pliia {pmnde «n-
AffMèdtokdéboldenMit «Mfail parlMÎiBperfec- #BM qëa nafto OToa»«iJi rcao— atee daaa la Valgfate •tfeftaaÎM des SëptaMa , ^oiaa amniiclArelié à ams imdto eMBftoéala féfîMèkfpMaée 4« UgiaMevr des fMfMx. f!iiii*bia»l» anai^ , Moa af? caa taasyéda traêÊÈÊèï^pMÊÊim éÊÊfiÈÊtàe ta fita^Matine partie du second; ^êM baiNmeti qwenouai^Msa de rappeler «
• Ofii iiHa terraélait «an roatiàraiafbnneatdans c le 4teMw Las Mièbfes eovmiMit TaMme , et les « \m*n igUÉnUaraurfliee des emm.
c Heu dil' : qtKs la lumière soit et la Imnîère fttl.
a Dmt ?U<|W la iMnèi^ était bonne, «tH-lffyfiam « d'âvae tes lénâbiJes.
c< Diétt noonna la hmière jour, et les i « ^e kifin jusqa'au coimiieiieeraéntoe fat la { « époqw. {Nme À^;)
La première observation qoe now ferons sûc la teite hébrsfl, dont nona; venons d^essayer la taHkMlkMi^ se rapfKMTtera à Aaan ou baû que nous avons rBndM|iBr chaos. Saint JérAme Ta traduite par (^omaz et nihû , ék Pagnîo J*a . oansiitoée oomme synonyibe de vaetmm et d'imtne^ Ces diverses interprétations s^aeoordént tffèi bien avec notre manière d^eutendre ie mot âoto; car une matière qui n'est rien, qui est vide et sainaloirnie y ne peut être ni solide, ni liquide, pQbqu'elle ameif pris une forme quelconque: comme le leste ditpositi* vement qu'elle n'en avait aucune, on ne peut entenilna le anot £ooB qu'en concevant la ierve dans un éfet vapojreuK. et dans une sorte de chaos, {Noêb 47). Amsî Télat primitif de notre planète a-t-il été waMété^ par ie pies grand nombre des comméttlalsttrs de la Bîhle/conMse ao mélange dèscurdiâmé de tdus lesélé* ments constîlatifs du gbbe, en on mol, comme le cbiiad des anciens qu'aucune lumière n'échirait tncore*
Pbur concilier à peu près toutes les opmîodi^ Noël a traduit le iilot Impu par reatiàre gaaeuse, suse^ftil^le de prendre toute espèce de forme.» cirfQQatflnce.ei|)rH mée par I>spre$si6n /c^^/i^et/oâ jointe à 1^ |>rf«nÎPfe«t
D'après tous les Iraducleurs , ceUe. e&pressiou se rap« porte à une chose iobroie , qui e$t Mpeidaot si^scepti^ ble de recevoir et de prendre toute espèce de figure ; re$ infamna^ opta ad recipiendam amnem fèrmem.
Quant aux mots romvr ekim qu'on a tmduits par IW prit de Dieu , ils paraissent ^lenient «voir été mal saisis. L'expression rouar signifie plutôt vent ou air (wntus çelaef) qu'esprit, par lequel elle a été rendue. Do même le mQt eloùn ou aMim qui vient à la suite du précédent , donne Tidée d'un très grand vent : les Hé< breux «primant quelquefois le superlatif, en a)outàiil au positif, le root odbîm.
Auisi 9eM de Dieu, ne veut dire autre chose qu'un très grand vent, ou un vent impétueux. Du reste, rouar elrnn peut signifier mot à mot smi^dfi Dieu^ ce qui est synonyme de vent ou d'un courant d'air; Quant au mot akUAn . on ne l'ajoute à un autre que pour lui donner de l'importance , c'est-ù-dire pour ex* primer le supei4alif .
Ces expressions tie signifient donc autre chose i si ce n'est que le vent ou Tair voltigeait sur la surface des eaux. Du moins , le mot merachtphat dérivé du verbe rodkésfh se mwere^ voUiare^ exjMrime umquement l'idée d'un corps qui se ment et voltige. Cette ioterprétation, adaptée par ÂriusMontanus, a été suiviepér 'plusieurs utrei cotnmeBtelattrs, qui ont coiisidéré lé wmA rouar
comme exprimant au propre , l'air en mouvement ou le vent; et au figuré, Tesprit. C'est aussi ce qui nous a porté à traduire èe passage, en disant que les vents agi* tffient la surface des eaux. {Nae 49.)
On se demandera, sans doute, quel était donc cet état primitif de la terre , que les Septante nous représentent comme invisible et incomposé, ou n'ayant au« cune forme déterminée que la vue pût saisir. Cet état parait avoir été le même que celui par lequel ont passé tous lès corps planétaires , ces corps ayant été à répoque de leur origine, gazeux ou à Tétat de vapeurs.
Cette opinion, fondée sur des faits déjà assez nombreux , a porté Herschell à admettre que la matière dont les mondes sont formés, a été d'abord k Tétat d'étber ou à Tétat gazeux. L'observation des nébuleuses, dont le nombre est si considérable dans Tuniver^ , Ta conduit è ce résultat ; parmi ces nébuleuses, il en est plusieun qui semblent indiquer que les particules gazeuses commencent h se réunir en noyaux liquéfiés ,' et deviennent peu à peu solides ; l'éclat de ces points augmentant , à mesure que la lumière diffuse perd de son intensité.
Ces différences coftespMdent probablement aux di* verses phases par lesquelles m monde passe; depuis l'époque de sa formation jusqu'à cette de sa concentration , ou plutôt de sa s6lidificBtioa.
liCsdoMiééa les plus{>bsMive8 fournies par Tastiono*
^•iiagéalieM, iodifOMit égalMiifitqw la terrai I liB Mines ooviNiplMélttrefi^ a^ÉéfrinîlhwMiit à Télftl gMfm. AÙMi to«s Im «atériaxalifaidet et 6o« lîd«s q<H oompcAent Miowri'hBÎ kf^itha teranlre^ oeoupaîiPtîWw yii es^efaraMMappliuiélrafk qu W liMlkomt.
Cet état primitif de la terre se rayppocbiît Iwaoooup de eeiiii aoiu le(|<ial les aoniéleB ie préaeatent à nous. Gag patres qoi aeiubleataiix premJarei époqoea de iavur fomiatioo, eeseept d'être miblea loffaqoa tears vapeurs se coodeofiaot en un qo^m aoUde» laquai nous échappa daaal'imaiaiisité de Tiuiivete par aaiia de son eitrèaM petitesse. Les comotesaieqiiîèraat eette solidité, par VeU fetdarayoqiieOiaAid^Ja cMeti!;'eUBs ne se maintienliant doneà l'éMit «érilarow que'jinqtt'aQ moment où Texcèa de leur ^tan^énitura s'est dissipée travers les es» paaaa aélastes.
La tarra a perèp éyikiMttt son état primitif qui était gasaai; m mAàe à pria pan h peu. una eartaine soli* dite par l'affet 4« r^ffonmamit qai an a siagulièramant abaissé |pi taoïpéntlinaw Da aet amas de vapaors qui la eompoaaiant au eommaMeooaiit ou à rbr%ina de sa création, il ne loi ravie plufr que la faste couche aéri* forme qui Tanvirospe de toulas puris et. la garantit eoatra le froid gMal des aapaeaa îularphiiiétaires.
La mot hébreu or ou aor que Ton a traduit ordinairemeitt par bio: ou hanUre, comprend également la
pkaietr, <mie feu«t kflammeb D'après les plu8 habîtêft interprètes, œ mot se preod, en effet, aussi Uen pour ilanimeetlttimère, q«epo«rfe« ou chaleur (proylammiz ei btce igniSj seu igné iuculenté^. Il en est de même de Texpression oiir ou diwr qui s'écrit comme or et n'en diffère que par les points, et qui comme celle-ci signifie flamme ou lumière.
Aussi en s'en tenante la lettre, l'expression our ou twurse rapporte tout autant à la lumière qu'à la chaleur. Dès-lors, dans les idées de Moise qui semble avoir près* senti les observations des physiciens, ces deux fluides, ou plutôt ces deux modes des corps sont une seule et méoie chose et ont la même origine.
La séparation de la lumière d -avec les ténèbresfut donc une des premières opérations de la seconde pédodede la création; à la voix de Dieu, elle jaillit de Tobscurité qui avait régné primitivement sur ta terre. C'est dans ce sens que la Genèse dit que Dieu sépara la lumière d'a?ee les téaibres {dimii tuoem à teneèris). Chaque particule de la matière conserve des traces de cette lumière primitive , indépendante de ceHe-du soleil , etdopt rinfluenœ n'a pas été sans eflSet sur les premiers végétaux qui ont embelli la surface de la terre. . L'Écriture ne dit point que Dieu créa ou fit la lumière, mais seulement queUe soù ei lakamérefui. Sidonc là lumière n^est point un corps distinct et particulier, mais siinpleinent des Tibrattons ou des ondulations
àt l'élbOT^ «Kcétees par des eouses quelconques^ Vé^ crivain aaevé ne pou? irit pas en désigner Tapparition d^une manièFe plus nette et plus cpnforroe anx eauses de sa propagation. L'Éoriture a donc deviné le résultat des découvertes les plus récentes, en disant que la lumière a été mise en action ou &fï mouviement a la première époque. Elle prèle donc son Sf^ui et son aartortlé à la science, loin d^étre en oppositioq avee le, progrès des connaissances physiques.
Il est presque superiu de dénontrer que Moïse a eu raison de distinguer la lumière primitive, de celle qui plus tard émanée, du soleil, est maintenant la principale source de eelle que reçoit la terre. Qui ne sakau* jonrd'hui que ebaqoe moléeule de la matière possède mie certaine quantité de lumière, de dialeuret d'élec- Iridté qui lui est propre. Cette quantité est tout è.fut indépendante des rayons solaires. Les oorps retirée des profondeurs de la terre , où jamais aucun rayon de Tastre du jomr n'a pénétré , en possèdent tout autant que les corps les plus rapprochés de la surface. D'ailleurs les foyers volcaniques dont Taction est dans les entrailles du globe , ne laneent-ils pas au ddiors des torrents de lumière , et de prodigieuses qumifités de dialeur, comme Tatteste lavwe cQuahusticin des oorps euod^r&sés qu'ils projettent au-dessus de leurs dttes.
Ces flots do lumière aie dépendent point, de r.aelion solaire, ik sont une suite de la Imnpératme .et: de la
lanière primitivo dont U terre a joui aux premien igi$ 4e sa formation. Cette lamière et eeite ohaleor éteîeoty à cette époque, aeses conaidérables pour que h terre put ^e passer de celle que le soleil lui envoie main* tenant. Mais lorsque, par Teiet du rayonnement, cet excès s'est dissipé à travers les espaces célestes , Dieu a donné au soleil une atoMMspbère lumineuse propre à compenser I pour la terre , la lumière et la chaleur que sa surface avait perdues par suite de sa consolidation.
Aux yeux de rÉcriture, le mot Awi^e emporte néoeasatrement avec lui Tidée de chaleur, pour ainsi dire inséparable du fluide lumineux. L'expression hé* braïque or ou aor indique également un fluide sortant par une sorte d'ondulation, ou de flux des eerps qui ont le pouvoir de répandre de la lumière ou de la cba* leur. La similitude dans la manière dont se propage la chaleur et la lumière, telle qu'elle est indiquée dans le récit de Moïse, est tout à fait d'accord avec les idées des physiciens modernes , qui la comparent à celle des ondes sonores, produites par un ébranleraent de Tair sous certaines conditions.
Ces rapports que nous venons de signater entre le récit de la Genèse et les découvertes récentes des scien# ces physiques, sont des plus remarquables. Le génie du législateur des Hébreux en reçoit un nouvel édat, eteevx qui ne voient dans le livre qu^il nous a laissé qu'unècBimrepufuvient humaine, peuvent en tirer des
domiéas noQTelies «or l'état avancé de la omKsatiwi ^ryptianne , où Mobe aurait paisé d'aussi hautes oon^ iiais8aiiea8.0B ae peut s'empèohardereoMinattreenliii ou une révélation venua d'en haut, ou du moins ce eoup-d'œil du génie <pii devine les mystères de la nature, perce les ténèbres dont ils sont environnés et con« stîtue la véritable inspiration qui apporte aux hommes on raycm de rétamelle vérité.
Pour terminer ce que nous avons à dire sur le texte des versets de la Genèse qui se rapportent à cette pi*emière é|M>que , nous ferons observer que le mot hereb ou o'eby ve^per opposé è hoker^ mane , est pris le plus' ordinairement pour fin d'une période ou d'une épo» que« JSoiar s'entmd au ccatraire pour le temps qui la précède ou qui l'ouvre , in$m*dum no» tamdeprùma diei tempore, quam rei ma actionis de quâ agiiur, disent tous les commentateurs. On ne s'écarte donc pas du sens véritable et littéral du teoUa , en traduisant boier^ par commencement et erebj^r fin.
D'après Fabre d'Olivet, le mot Aer^i signifierait encore obscurité , ténèbres y le eoi^diant on l'oôeident^ ee qpii indiquerait la fin d'une période. JMer serait au eootrairay la Uimi^, Faube on l'orient, o'e8t*à-dh*e le commeneacMint dTime période. Ainsi prisas dans leur sens radical, ces expressions se rapporteraient plul6l à' k in et au aônImneenMBt d'une époque qu'au soir et au matin d'an intervaUa de 'temps aussi eodrt que le
Mal les jmirs de vingt-quatre heures. Il parait enCn que le mot hébreu erebqhe Ton a traduit par soir, çesperCy signifierait aussi quelquefois Tinstant où les objets ne sont point encore distincts, tandis que par opposition , on exprimerait par boker le moment où les objets oommeneeot à se distinguer les uns des autres.
Les observations que nous venons de faire sur le texte hébreu suffiront sans doute pour prouver que l'iulerprétation littérale adoptée pendant bien des siècles , est la moins conforme à la véritable pensée du légis* lateur des Hébreux. Nous avons cherchée la vivifier et à la mettre en harmonie avec les faits constatés par les progrès des scienices physiques. Le récit de Moïse ainsi compris, eatbien plus en harmonie iavec la puissancede Dieu, 6ii^)reiiite dass les cBuvres qui y sont racontées.
IL — Sacotida époque, ou fécond jour.
Les faits qui se rapportent à hi seconde époque de la création) oi^ été beaucoup mieux saisis que ceux qui se sont passé lors de la pranière. En effet, les versets qui suivent présMient moins de difliealtés que les cinq premiers.
Voici de quelle manière noua avons bradait ceux qui soiilrelaUfe k cette seconde époque.
« Di«B (lit qn"%\ y ail tio iaterville m mîKeii fic« e^iu « el qu'il sépare tes eaux d'avec les eaux.
c Dieu étendit le firanameai et sépara laa- ëau qui « étaient ao-deMons do fimapMiit de aalles qai élaÎMt « aa-dessos. H en fat ainsi.
« Dieu appela le firmament eteoai. De bi fin jéaqa'au « eommeoeement ce fut la aeeonde époqne. »
La principale dilBeïillé que fait naUra le texte dont iMMia venons d'esauyer la traduction, tient au véritable sens du mot bébreo raiia. Quoique neos Tayons rendu par firmament, nous devons faire remarquer que cette «(presttoa n'a aucnn rapport, avec quelque cbote de dur et de solide tomm 1^ cieox de cristal de Ptolé* roée. Si, avec tous les commentateurs, nous Tavons tra* duite par firmemrat, c'est foute d'autre exprwaion plus convenable, car au propre elle signifie étendue ou es^ paee. M. Cabén Ta si bien entendu dans ce sens» qu'il dit que Dîea diapaisa des lumiiwirea dans Tétendue du ciel. (iVo/e 20.)
Mais comme Teapaee ne peut être vide, on dmt le soppaiaer rempli d'une 'matière rare, subitte, émiaif^ numt léfère et déliée , comme paraH être ta matière élbéfée. Dès-tors le mot ro^ia s'applique «qx coi^ pnrvenns au plue haut point d'ofniineisseoient ou de té? nuité dont ils peiivent être auteeptiUes. Dans l'idée 4c rÉeriture, cetlj^ matière étbâ^ée est en quflqMe «orte destinée k aontenûr Ws corp^ céM^ q^i i^ !VBMi ^i^^nt la
pénétrer. EUe eèda cependaiit aux efforts des corps légers et se combine avec ceux qui sont aérifornies ; ainsi, elle a p« Ute appelée solide et ferme, en un mot, firmaroeot, par rapport aux astres qui y sont disséminés. (Naee2i.)
Quoique dana «a aiguification propre et absolue, Texpression raHei déiîgne l'espace ou l'étendue, eHe a par- Ibis un sens beaucoup plus limité et relatif aux matières ou aux corps qui y sont répandus. Lorsqu'elle se rapporte à la terre, elle s'applique à Tatmosphère qui Tentoure. 8i au contraire elle MO^reiid ressemble des corps eéleiles, eHe désigne pour loff» h matière étbérée, fluide immense dans lequel roulent et circulent ces astres.
Aussi diaprés cette idée, des commentateurs ont considéré le firmament comme une condition de l'affermissement des planètes dans leurs orbites, en vertu de la loi centrifuge qui les empêche de tomber sur leurs soleils par Teffet de la gravitation.
Du reste , lorsque Melse veut exprimer l'iniMnce du iraratnent sur les choses de la terre, il emploîe wiquement le mot de firmament. Ainsi à la seconde ép^ que où Técrivain sacré s'o<x)upe de notre planète et de la séparation des eaux, il dit : Que le firmaiMot ou l*iitmosphère soit fait au orilieu des eaux«
Lorsqu^au contraire, Mofse veut exprimer la iMtière éthérée qui mtoure les corps célestea, atifres qM la
terre, tel Mt jiar europie , le solett, il ne dit )ilM le firmanieat, mais le finMomit du eiel.
, Ainsi on Utdans le qmtonièfiie et le qntntième venet de laGeoèM: • DwùmÊÉm^BêUiyfht^lmrinânttin finmmtnÊaeœU m bscmm inJkmammtocœK. > Cette interprétation n'eropèqhe ndllenient de eonsidérer ate<^ la Genàae, le firmament eomoie étant la mtaie eliose qtÊB ie cmL NoM^mémea nons comprenons sous le nom de ciel on de firmauMSt, non^enleoMit la mtliére éthérée et ka corps eéieatea qui y sont fépandbs , raaia eneore l'etaoephère qni> d*apite Ifoiie, est de»i linée à aéparer laa eau d'avee lei eaaa:. Data les idées de ce grand légiriaienr, il ne s'agit nullement d'une mer oonrbée en ferme defoéte autoir dé ta terr«, mais de Jîeau dana aoa état ganvx, que l'an* sépare d'atec Tean 4ms sa ferme liquide mi tnacHHe.
Ainsi, lorsque Texpression raiia est synonyme de ciel, dfe eoanprend nçiMealement respaèadana lequel ronlent les oitKs atellaires ^ espace rempK par la maiièpe étkérée, nMnaenoara cos obrpa oélestes ett*«é* mes. Loraqs» eetle «ipr^ssfcm se rapporté omquemenl à In iorrê, aile pmit ne s'appliquer qu'à la ooudie aéfi« feraaéqoi l'estoon on à ratmoaphére; tandis qu^eéle a UD sens phis ftefcdti^ lorsvfi^eUe est employée afec te idoi cim&'el >^roelèlsÉta hébrenditfe firmamMtdu cieU Alors, elle 0 ooe tnpfRArte plut qé'à la matière éthérée , Hjytnditedttig l-espuce ik rmrivefM.
Dieu d'oeeupant desdisposilioM noovelles à donner à notreglobe, fit le firmaraent^ nJùa, et sépara les eanx qui étaient au-desa^os de oeliea qui étaient au-dessus , c'est-à-dire des eaux disséminées en vapeurs dans Tat» 0M>6pbère. Le mot r€àia comprend ici l'atmosphère qui sépare les eaux d avec les eiiux , puisque celles qui s'y trouvent a Tétat aériforroe s'y mainiienneni tant qu'elles eoaservent cet état, et que Teau dans sa forme liquide y existe principalement à la surface du globe.
D'tui autre côté, lorsque Dieu donne aux astres, tels que le soleil et la lune» la faculté de répandre la lomière sur la terre, c'est dans te firmament da ciel qu'il les (rface, mats non dans le firmament de ratmos{)hère. Ainsi sous le nom de fimuMoeAt do ciel , If otoe paratt avoir conapris l'espace rempli par la matière éthéfée, et sous celui defiroMment, l'espaoe occupé par l'air atmosphénque.
Le mot rakia , si notre manière de l'interpréter est fondée, aurait ainsi plusieurs significations, eonmie l'expression schamaùn traduite socoessiremènt par pfi^ùfoç y cœhim et enfin par ciel , mais dont le sens est beaucoup plus étendu. Celle expression toujours ao duel ou nu pluriel , semble annoncer que lès Hébnnix distinguaient plusieurs régions céleales.
I^ première de ces régions ou la plos rapproebée de la terre était celie de l'air ou l'almoaplière y la seconde celle (les astres ou de la matière étbérée etia troisième
cdie des «ngfft et de Dira. Ce ciel, lé plus 6fevé d'afHrès l'Éeritare , est appelé par exeetténce le ciel du ciel, ou leeiel deaeîett (emimm'c<0h\ cœhjun cœhnon, cœH eœlorum), dans le Déntéronoine (Noie 22). AÎB8i^<IQeiqQe}es Héhren aienleonaidéré Pespace qui emwùûoe iea corps eéteste's et même Tatmosphère, oomme le eîd » ib onfciDrt Inen dtaiit^é l'atmosphère de la matièie éth^toet cAle^ du séjour dé Dieu.
Ed&i, im ne doit paapel^é de râe, que dané le texte kéhreu, et dès le premier verset de la Genèse , le mot cîelest empkif é sow lafrawe pliirielleou plutôt duelle ; les^neîraMvaient adnis à peu près généralem^ent qu'il «ûiliit plnsîears cieu af enveloppant les uns les autres. De là , resprassion de rÉéritiire , les cieiii des creux;
Ainsi plosîomps dMteurs de râglîse , tels que saint ChrjrsMtdme et sdnt Grégoîte de Nysse , ont admis un double ciel. Le demjer de ces docteurs a considéré le fiwHaBBent eomaieime désignatib^ du point où fa malière aérilorme altainleon pins haut degré de raréfac^ liofly tandie-qu'i seayem le ciel indique une région dislÎMtedtt firmamest Cette r^on est le théfltre d'un ordre de faits pbjfiâqves spée^mix, où se passent des pèéiMMDièDes toiil aintrea que ceux qui ont lieu dans ratmoapbère. Du reste y ainsi qm l'a fait observer saint Justin , Moïse n'a parlé m Id'un ni de dieux, ni de ploflièurscietniy qnoiquHI pnifaitoeavoir'distinguératoMSpiière de la matière étHérée.(iVo/e 25.) '
Sans doute , le sem du-rtiot finnament n^est pas encore bieû défim ; mak ii of a jamais été entendu par les Pères de l^Égliae , ceaaiiie soutenant les eaux eélestes , ainsi qoe Va supposé M. Letrànde, et encore nfoins comnie un espace pereé par des portes et des fenêtres. En effet) eaiitf Basile, où M. Letroimea probablement puisé cette description d'oa eieL percé è. jour ^ la trante d'enfantillage et en fait isenlir tout le ridicule*
A la vérité, les Pàces n'ont point M d'aaeofdi sur la signification à donner ma firmahimt Les uns y ont vu une sorte de sphère eîiflaminée; d'autres une wAte aérienné^et enfin certains FantoenèparéA unefapenrou àunefuniéeLSaintBasîle»dtantIsate,diienellk:)6n»Mr. i^ùcœbim$Kuifimmm.Vla%mLtsn^Y oiit tu qu'une tdne de nuages ; et saint Augustin permet d'y reeonnattre la région supérieure aux tempêtes, c'est^-^iire, la matière obérée répendpe danfc l^paoe» (i^{ofe24.) Il bit observer qu'on dit le pins ordinairemant les oîaeanx dn ciel, pour les oiseaux de Tair. Il lone même oanx qui entendent par ciel y fair supérieur a«x noagea et une matière plus subtife encore. Saint Thomas ne déaap» prouve pas non plus Topinion de nanx pour qui le iip* marnent est la partie de ratmospiièM sopérieore aux nuages, ou mieusc eneore tout l'eapeoa compris entre Ja terre et les astres stellaires. (2Vb/» 25.)
Gependanf la plupart des Pères ont pensé que iê firmament désignait Tatmoephère ^ par opposition aux
régioii» Htkiff^n. ih ont tnàkit VmsfÊmêUm màm par crepéufuiyce qoi exprime Tiilé» 4'e6pMe, d'étondqe, e'esl-è-dîfe, «m elcpMHMii.et.JMn tmmAme^iffrtom et solMe. (7«t àtMt qahni hâhik éoriimB d^éolM «nips, a prétends qw d«» la Onéie le cM était amiidéré erama «ne Taèli aoiîde, œ ^ui «at d'antant plus ia^aet 7» le légtalataiir dea HébreM afdrt bien dis^ lingue Tatmoeplière daa espama eélastes. Cette opinion si gratuitement attribuée à Moiie eat loift'd^^toe oou^ TeHe ; Tabbé Bergi^ «q a Ml iMlir tant le ridicule , daii88M diotiminanpadatbéalagie, artiele^ CMet Crnav. Cea ob8i»*¥alie«is suffisent pour feire saisir le iFérita* ble sens do mot firmament que nous n'arons conservé <|ue peur ne paa innéf er.
HI. — fyMrJéffie^tk^,m4lft)î»itoia/ofir:
A te tBassièaie ipa^ye;Pît»>éMpît ^ eam peter en fotawrb met. laLpôilîàM aride paffHM de tenna« Lp via. A^ «fiftaipaaflwwnr ; loaîa par VéB»t da la tefde^nissaacaL dstj Caiatafig , te. terni se courre hiairtàl ide fiantes .barbacéas,, d'aHiras et da végétew datottteeqièML .
. Qoliten/BlbÉjdaQs laGep^:
a Oiaa dit; que les eaux qui saut sous le ciel, se
« ratsèmbfoBl en im fted lieu , et q«e réléiMnt aride c pâraîsM: U en fat aiaai. .
€ Dieu DooinM rélénêBt ariée , teri», etlerassem* « UMieBt deaeMx , man ; DÎMvit qae c'était bien.
« Dum dit : que la terre fasse germer des laégéta* « li^nSy rberbe avec sa semence , les arbces frailiers « avec teoQs IroitSi cbacim seloa sod espèce et renfert maiîl leur semence en eii3L-m6me8|>oar se reproduire « sur la terre : il en liil ainsi. (Nùi^ 26.)
« La terre produisit des végétaw» de Tlierbe, por^ 0 tant sa semeaee; les arbres fruitiers reoferaïaiif leur « seiQfBaee, cbacen selon son espèce; Dieu vit que c c'était bien.
c De la fin jusqu'au commencement , ce fut la troi- « sième époque. >
La formation de TOcéan ou des mers a, d'après ce récit, précédé Tapparition des coatineiils. Les Septante ont traduit ce passage en disant : c Que les eaux qui c étaient sous les cieux se rassemblèrent en un seul « endrqit, etqrn la partiu solde panit. > Ge fait est confirmé par tes oUervationa géolôgifosé. EHespnMifent que les mers ont reeemrert la piaa grande {Mirtie de ki surface de ta terre, et que les coûtioeiito n^ontpris que peu à peu leur configuration et leur éisndne actuelles.
Les continents étaient composés d'abord d'iles peu considérables, et comme noyées au miKeu de Fimmen- «île de rOcénii. Cestle? parui-ent lorsijiie des portions
déterre eurent été eihaoseéefi et prajelées au-dessus du nhreav des eaux «jui les reeoiivtmmt. Cet effet semble ivmr en lieu asseï tard ; il feHait que par suite de rabaissement de la températiare^ les oiatértaui des con« tkieats eussefit {ms mm eortiiiie soMité. Cette solidité opposée aux fluides expansibles contenus dans I- intérieur de la terre, laMiait rnie gMnde résistanee, cause prindpale de hi dkloootkm de ee» niatériaui.
Les divers eonfnmsts n'ont pas tous surgft au-dessus des eanx à la méms époque, mms snceessivement. L'exhanaoetnent du solde TAmétique, par exemple, est si récent qQHlsemUoavoiréléeonlemparain de la disperaioB des dépôts diluviens. L^étendue des continents serait donc asses en rapport avoc leur ancienneté relative. 11 en est de woèmàt de la solidiication dos mnrtériaux terrestres et surtout de leurs inégaKtés , c'cst-àdire, delafanaatîon desnMitagnes.Cetle-ct n^a eu Heu que poBlértourenieiità répoqùeoà la vies^est manifestée a la anrfeee de noire planète.
Avant ces soulàfwients la surface de la terre , à peu près plane et unie « n'offrait point les nombreuses chaf*' nés de nmntagBaaqiy,di^8is, se sont élevées au-dessus do nnmm dos am». €eMee-et recouvraient donc l'enlière snpoeieio da globe; elles ont , par cela ménic , préexisté aux continents dMsknr forme actuelle. Ces continents n'ont pam o^^Iàssm des. eaox ' que par suite detf soitl#xtaDonl$« Le«rs>offeh) qo» ont opéré lès
ter resirest Les ^resikr&soDt hors de toute oomparaigoa soûs ce rapport avec les seconds , dont la rareté est cktréoie et qui se rapportent. uniquement à des insectes. Il y en a peat-élre moins encore lorsqu'on compare le» uns et les autres à Tépoque de la formation des terrains houiUers , époque la plus éminemment végétale des temps géologiques.
La végétation des premiers âges du globe a du en partie, à cette absence d'animaax terrestres, sa beauté et son étonnante vigueur. Sans doute la plus forte proportion d'acide carbonique qui parait avoir existé daua Tatraosphère des anciennes époques y a contribué. Remarquons qu^un gaz si peu favorable à reiisténce des animaux qui respirent Tair en nature, a dû singuliëremeni en arrêter le déveiop)»ement| ce qui explique encore leur extrême rareté dans les coucbes houillères et de transition.
Ces faits prouvent que si le^ végétaux et les animaniK terrestres ont existé en même temps , il y a des différences extrêmes entre les. deux règnes, sous le rappart de leur importance relative et de leur développement. Aussi peut-on dire avec quelque fondement que les végétaux terrestres ont rédlement préqédé les aniimuK qui ont le même genre de station; car tandis que les premiers se font remarquer par leur abondance , le« autres se signalent par leur excessive rareté.
Ou dira |)eul-élre qu'outre les animaux ten*estres,
Téfioqué de traaMiÎQo a vu rtguiiiMiat appurtitoe sur la scène d« l'ancien qionde des v^étaui et des anîpi^x marins. Moise n'a rien dit ni des uns ni des auU;es, nous ne devons pas nous en étgnner. Ces détails de Fancienne création devaient nécessairement échapper dans ie grand tableau qu'il nous en a tracé, avec d'autant plus de raison, que les plantes marines de ces épo^ qucs ont été fort rares , soit relativement à leurs ea* pcces, soit par rapport à leurs individus.
lorsque dans les temps actuels, des récifs et des llea s^àlèvent au-dessus des mers , leur surface commence par se revêtir de végétaux ; ces végétaux appartiennent à peu près constamment aux plantes cellulaires qui sont au premier degré de Torganisation. Ce n*est que lorsqu^un peu d'humus s^est accumulé sur leur surface dénudée, que des espèces plus compliquées viennent s'y établir. Celles-ci sont suivies par des animaux d'abord simples , auxquels succèdent peu à peu des espèces plus avancées en organisation. (iVb/e29).
Ces Iles nouvelles qui sortent ainsi du sein des eaux se couvrent constamment de végétaux avant que les animaux viennent y répandre la vie et le mouvement. La seule différence qu^elles présentent avec ce qui s'est passé lors de l'apparition des premiers continents, tient k oe que les. ôtrea qui a'étabKsaaat aur eap. réoifs adu- Yeaux, n'a|>pvtie»ncnt pninlià use ca^yn dîfféraito de celle des temps actuels , comuM ca)|i a eu lif u f^w
kê oféatiooft sMoawHvas des tenipii géologiques. .
H n'est donc pas contraire aux lois de la nature de faire ^précéder la création des animaux terrestres par celle des végétaux. Cest par eux que commencent toutes les productions oi^aniques qui s^opèrent maintenant lors de Texhaussement de quelques portions de terre, naguère produites et enfoncées dans le sein des eaux. Cette supposition est d^autant plus fondée relativement aux anciennes générations , qu'à leur origine les végétaux terrestres étaient seuls abondants;
Cette primitive végétation, dont les couches de transition nous ont conservé les restes, était assez simple. Elle ne comprenait que trois classes , sur les six qui composent la végétation actuelle. Cqiendant malgré| sa simplicité , elle réunissait des plantes qui vivaient dans le sein des eaux salées , et d^autres qui ae pouvaient prospérer que sur les continents. Cette végétation indique que^ si lors du dépôt de ces terrains^ les eaux des mers nourrissaient des algues analogues aux filous qui vivent encore aujourd'hui, l'atmosphère était également capable d'alimenter des végétaux terrestres , mais dont les espèces n'^avaient rien de commun aveo les plantes actuelles.
<lMX-ci appartaiaient à deux dasses différentes , sa-^ voiriancryptogines aemi^vaaculaires ou cethéogames' e^.wft fàanéffogaHMt atonooctylédoos. \Noie SQ.)
{frayez égakmeni ie$ iabkmw dê$ ienams qui €ompo$eru la surface du f^tée er de tamoieime erémion^
La première de ces classes était représentée par trois principales familles^ dont l'organisation était fort avancée pour des végétaux de Tordre des cryptogames. Ces familles qui se rapportent aux équisétacées, aux fougères et aux lycopodiacées, offrent cette particularité , d'avoir toutes des représentants dans la végétation actuelle , quoiqu'il n^en soit pas de même des genres et surtout des espèces qui en faisaient partie. Aucune des espèces Tégétales des terrains de transition , n'est semblable à celles qui embellissent maintenant la terre; il en est ainsi des animaux de fa même époque* (Noie^.)
La seconde classe des végétaux terrestres se rapportait aw phanérogames monocotylédons, de Tordre des graminées* Cette classe, plus perfectionnée que la précédente y était aussi restreinte, sous le rafiport du q^d^ hre des espèces qui en faisaient partie, que sous celui des individus qui la oomposaient. Cette rareté de planta aosai cmopliquées qie le sont les monocotylédoiis y «i égard au cethéogames» annooceque c'est par une suite de tâtonnements , et en quelque sorte pf r des essais nombrw^y qa^ la^atore est f rrivée a ftodak^lf^ êtres des époques géi4agiqii6^ lespliv féowt«i*Ceitt-ei,\eoo* ùiéié» êfm U JiippQri de Iwur orgMuwation^ soot aus
— to —
êtres des premiers âges de la teirre , ce que sont, relatif vement à en, les espèces aetueUes.
Les animaux terrestres ont paru iors de la période de transition; ils ont commencé par un très petit nombre d'insectes. Ces articulés ont élé comme la première annonce des animaux qui consomment beaucoup d'air ; du moins, ces derniers n'ont brillé que fort tard sur la scène de Tancien monde. Les insectes, les oiseaux et les mammifères n'ont existé en grand nombre que lors de la période tertiaire , une des plus récentes des temps géologiques.
Sans doute, dans Timmense intervalle qui a séparé ces deux grandes périodes, bien d'autres animaux qui respiraient aussi Tair en nature ontfaitpartiede Tancienue création. Mais leurs espèces appartenaient aux reptiles, animaux qui consomment peu d'air, et qui se tiennent encore dans les lieux les plus infects et les plus insalubres. Ces habitudes propres aux grands reptilesactuels, et le genre d'habitation qu'ils ont à peu près choisi exclusivement, semblent indiquer que ceux de l'ancien monde ont fort bien pu vivre dans une atmosphère chargée d*une grande quantité diacide carbonique et 80U8 rinfluence d'une température très élevée. La composition de ratmosphèî^ de cette période a singulièrement favorisé la primitive végétation , mais elle a nui au dévelop|)ement des .animaux terrestres. Ils s'y découvrent è peine » i^ur* oi-ganiiialièn m pouvant
&'iiccof4er wec les cireoMtaMts d'un meode si diAérettl du nétre.
Il ea était tout rolreniMt dei la tréf&tatiqo* Elle (n>i« nît à la fob daas ratmasphère akusî q«e daaft un 8o| d*ane nature quelconque et pliie ou moins étendu , un aKmentsdisaat à sa prospérité. Les résjdus de cette tégélatîoB primîtite, paifoîs luraes eonsidérables pou? àtreJ'objel d'exploitations régulièifs, ensent une preuve ^'on ne saurait réeuser. Telles sont les masses de char- Imn des tertaioa de transitioii oités par M. Élie de Beat** mont daw le BoeafSi le Gahados et les Vosges. De grande^ acaumulations de végétaax sTaient donc commeneé^ en Europe, àimeépoquf très recalée; il parait en avoir éHé de i^émp an Amérique, quoique rébwidiie dea contiaenta fflkt extrêmement restreinte à eel If0 de ta larre, et partioi^îérameat dans ce cou tment t
I^a partie la pkis étsudiie du globe était pour lors la^warto fir lés mers, dopt les eanx ne devaient pas âfoir des propriéléa oputraires à la vie. On doit les supposer propres à favoriser le développement des animaia, car le^rs pr<tfa<idaars semblent avoir été remplies^ easMfOe oaHes des mws aetn^ks, par une grande qoaatiléd'eapéeesafipart«nanlà désolasses assez variées.
las mers de c^tfe période ont nourri non«seulement 4les asHUaux invertébré, parmi lesquels on distingue 4é8 xooph^tes , 4^s .. annélides., des crustacés, des moHuAyies^maî^ caeprodes vertébrés^ .c'est-à-dire des
poissons tle Tordr» des gfiifMidês«t des ssorolde». Ces derniers ont participé à la fois du caractère des reptiles et des poissons ; aussi, à raison de cette eireonstanee, on ienr a donné le nom de sanroldes^ d^yé du mot grec travpûÇy qui signifie lésardé
Le earaetère mixte de ces an^eas peiaions qm n'ont rien de commun avec les espèces Tivantes^ aemble ne s'être perdu dans cette classe qu^après repparitioB d'on grand nombre de reptiles. Il en a été de même des sîngfuliers animaux de cet ordre, qui ont été si nombueux lors de la période secondaire. Levrs nppbria aret les poissons les ont fidt nommer ù^iyosamw etplém^ ïauter^ Ce qui est remarquable, ces reptiles partiet*paient en même temps du caractère des mamttiifères marins ou des cétacés. Enfin, les grande- lésards terres-* très de la même époque ont aussi qnelquesmnt lee èa* ractères des pachydermes, sortes de mammtièrea terrestres à peau épaisse, dont les él^bantset les rhinooéroa nous donnent des exemples, et dont la evéatton • es lieu beaucoup plus tard.
Les sauroldes semblent avoir tenu lie fois la pliM des poissons et des reptiles, tout comme les plus aor ciens des animaux de cette dernière Iclasae, celle des poissons, des reptiles, des oiseaux et des iliamuildrea marins, ou même celle des mammiftreat^yestMsanilogués aux tapirs et aux éléphants. Ainsi, par une suite dressais et de tâtonnements, la nature sertit arrivée à
produire la création actiielfe, ïim pliM que celle des premiers âges»
Les aneîmBefi géoératioos aianifsstmt doue ém lears dévdoppeBsento SMcessîfo une tsiléuee mar^oée vers une (dus grande eompIkMlmi d'oipiusatîm. Cette tandanee wt swplmit asiwiMe ckos ka anfanaik .vertébrés qui ne sont point arrivés imiédialsÉiiBt à leur perfeetMn, oomme tant iTisvertébrés. Cm anoiew poissMSy f« aa lent SMore imarfuèrpar «m grmde similitude dans leurs types et par Tnilaraiité de leurs parties , sont en quelqw sorte une preu?a irréeusable de eette tadaBse. Aùsaî voît^an eetta «nilbniiilé disparaître à raeeim que IVvfanisatioii ae détukippe) pCTfectiimuianaeiit coastanmaat a» rtypert anec laaditlérentes condiliOM d^eaaBtaaaa qui ée aast rériiaées à la surface do |^be^ à la suite des < tÎMs qu'elle a éprounéea.
Les pobsoBs swfoldes 4a la période éa tnmsilH cni si peu duré^.que leur ty^e n'arrive papjmaqu'aux terrains houillers qui appartîeonaut pourtant à la .sa^ conde époque de œtle même période^ Cotts jiiirtiaulaaié esX yraîe, sans eauMptiop» méoM jinqu'ao t]^ spéé^ (ique, lequel diiiee dana l'Ma et dans l'antre de eeA formatkio^ «t liîen pha encivadsauutraa aréatioftaqttl se soiAsMeédé snr la terre.
U n'en a pas été éa raéoM des animaux lurertébrés; ceu^ddifèrentlMoparleofaearaet^W spéeiGquesdes
espèces aetoelksi mais on no pent pas en dire autant de leurs principaux types on de leurs {genres. Ces (^res, sènlbhiUes à ceux qui existent encore , annoncent que les mêmes formes ont traversé tous les figes, BAAS épro«i?er d^antres modiiicatîons dans ce long intorvallcy que des différences paiement spécifiques. En êflat^ leâ mêmes genres de polypes qui produisent aujourd'hui les récift qui , en s'éle?atit au-dessus des mers, deviennent des éoueils dangereux pour les navigateurs, ontétéanssi, dès ces atociennes époques, les «Irobitecles des rochers de coranx.
Avec eux ont vécu ^leanent les pins perfectionnés des moHusqiies, dont les gennesne diflrent pas non plus de ceux qui vivent encta^. Le plus grand nombre des iypes des genres des terraînt de transition, se retrouve également dans la datiire vivante, quoique leurs espèces se maintiennent constamment ditférentes des nèfis vivUntés. Hais par exception è la loi de compliettion, et (Mr suite de la température ^ievée dont la terre jouissait ntïx anciens ftges , les céphalopodes, les phae supérieurs des mollusques, n'y sont pas les moins dboqëante. Cette famille y est représentée par les nautiles, dont les esfièoes sont aussi ffombreulses qiie les indivkks» Les nMlîks savt cependant des plus compliqués parmi les mollusques, et len^ûrganisntioil e»t la plus perfeeCiaaftée peroli les ûmmaux de c^t ordre.
H est remapquaMe que lés animaux invertébrés.
eomme les cryptogames, aient présenté dès le moment de leur apparition des espèces très avancées, tandis que la vie végétale et animale a mis un grand espace de temps pour présenter les êtres les plus compliqués des ordres les plus élevés dans la série, comme, par exemfde, las plianÀt>ga0ies et les vertébrés.
Xes.oéphdopodes carnivores, auxquels appartiens nanties mutiles^ semblent avoir été créés pour mettre obtfaele à la propagation. des mollosques herbivores. D'un autre côté, la nature avait pourvu les trachélîfoàm. herbivores des couches de transition et secondaires d'un opercule destiné à leadéfendre contre les céphnlopodes carnivores qui pullulaient à cette époque. On le suppose du moins, en voyant les genres herbivores des couches tertiaires, pour la plupart dépourvus de cet appendice. On dirait par là qu'un bouclier était devenu inutile, lorsque après le dépôt de la craie, Jes ammonites et le plus grand nom&re des céphalopodes des époques anciennes, avaient complètement disparu. (NoieS2).
Les nautiles n-étaient pas les seuls de cette famille dont Foiiganisation fut aussi complexe ; les ammonites, genres perdus , qui avaient les plus grandes analogies avec ces mêmes nautiles, s'y trouvaient également, et leurs formes se sont perpétuées jusqu^aux terrains de craie inclusivement. Les uns et les autres avaient des coquiHes qui protégeaient le corps de l'animal et lui 1. 6
peraietlaientde s'élever à la surface et de descendre au fond des eaux au moyeu d'un méqajiisine analogue à celui du liège dont le pécheur garnit sa ligne, oumieiix encore à celui de la cloche du plongeur.
Les habitants de ces coquilles élaient l(^éa dansia chambre la plus lyitérieure, et à nieaure qu'ils s'accrob» saient, ils laissaient derrière eux des e^ees qui devenaient successivemeni autant dechambreiè airdestioées n augmenter le pouvoir du flotteur* Ce flotteur dont Taction était réglée par le syphon , formait un inatro* ment hydraulique d'une extrême délicatesse, au moyen duquel ces animaux pouvaient monter tantôt à la surface des eaux et tantôt exécuter le mouvement con* traire. La forme de ces coquilles permettait à leurs habitants de voguer à la superficio des mers. Elles étaient construites de manière à résister aux pr«B« sions diverses qu'elles pouvaient supporter, pressions souvent très intenses ; car les animaux dont elles étaient Touvrage descendaient parfois jusquea dans les pkia (rrandes profondeurs des eaux.
De pareilles combinaisons en annoncent de non moins admirables dans les aninjaux qui les opérajeat, et par conséquent leur organisation devait être très* avancée, quoique leur existence fut contemporaine de la période la plus ancienne des couches fossilifères; Cette exception à la loi de complication n'est pas la seule que nous fournissent les terrains de tranntion ;
mais aioei que now Tavons déjà {aitoUerver, elle est boraée aux animaux invertébrés,
DepareiUeaexceptiousne se préaeatoot pas, 4a œoios chez les poissons, dont les restes ont été découverts dans oes lerraiast Placés daas la ebaine des êtres plus haut que les rayonnes, les crustacés et les nolliisqttes, ils ne sont pas arrivés tout à coup k leur pins grend de* grédecomplication« Ces animaux offrent aussi desparti* cularités d'wganisationplus nombreuses, et sujettes à dos différencesplusgrandes que les animaux invertébrés.
On remarque chez le$ poissons, dans des limites géographiques plus étroites, des diversités plus ccMisidérables que chez les animaux inférieurs. On n'y voit pas du moms des genres , ni même des familles par*courir toute la série des formations avec des espèces souvent très peu différentes en apparence, comme cela a lieu pour les soophytes.
Cette classe est au contraire représentée d^une formation à Tautre par des genres très variés qui se rapportent à des familles dont les races ont peu duré sur la scène de l'ancien monde. On dirait que Toppareil d'une organisation supérieure ne peut passe perpétuer long-temps sans modification intime. Aussi la vie, depuis le moment où elle s'est manifestée sur la terre, a tendu plutôt à se diversifier dans les ordres supérieurs du rè^e animal que sur ses échelons placés le plus bas dans la série des êtres.
Il en est donc des poissons comme des reptiles et des mammifères, dont les espèces, peu étendues en général, appartiennent, dans l'oinlre des formations même très rapprochées en distance verticale, à des genres diflerents, sans passer insensiblement d^une formation à Tautre. lien est de même d^un assez grand nombre de mollusques, dont Tancienne existence nous est connue par les coquilles qui nous en sont restées.
Il ne parait pas, en effet, exister une seule espèce de poisson fossile qui se trouve successivement dans deux formations différentes. Il en est pourtant un grand nombre que Ton découvre sur une étendue horizontale très considérable.
Les poissons offrent donc, sous le rapport de la géologie ïoologique, Fimmense avantage de s^étendre à travers tous les terrains et d^offrir dans une même classe d^animaux vertébrés , un point de comparaison pour les différences que peuvent présenter dans le plus grand laps de temps connu, des animaux construits sur un même plan. Ces animau?^ sont d'autant plus intéressante à étudier, quMIs comptent déjà un grand nombre d^espèces fossiles, appartenant les uuesà des types qui n'existent plus, et les autres à des formes , dont les rapports avec les espèces vivantes sont des plus éloignés.
Ce que nous venous de dire des végétaux et des animaux qui ont vécu n la plus ancîeixîie des époques où la vie
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s'est manifestée sur la terre , nous amène natui'ellement à faire connaître ceux de la seconde époque de cette première période. (Ployez les tableaux des terrains qui composent la surface du globe, et ceux relatifs à la marche de Tancienne irégétation et population.) {NoieSSi.)
La flore du groupe faouiUer qui succède immédiatement aux terrains de transition, a'est pas plus riche sous le rapport des classes qui y ont paru, que celle de ces derniers terrains. Elle est cependant plus compliquée, offrant pour la première fois des phanérogames gymnospermes de l'ordre des conifères, signalés par des arbres du genre des ^ns.
Cette flore est composée de peu de planteamai*ines et d'un grand nombre de végétaux cryptogames semivascttJaires, dont une seule famille, les fougères, formait presque le quart. Pour juger à quel point elle était différente de la végétation actuelle, il suffit de se rappeler que, dans les contrées où ce genre de plantes a pris le plus de développement^ il compose à peine la trentième partie de la totalité dsa autres femilles.
C'est à l'époque du dépôt des dbarbons de pierre, que les fougères ont acquis leur maximum de développement; aussi ont-elles singulièrement diminué depuis lors, sous le rapport du nombre des individus qui en faisaient partie, comme sous celui de leur vigueur ci de leur beauté.
Cetto végétation avait donc un camelère partictiliep. Comme led foogèt^s^ les lycopodes et les prèles arboreéoentês en faisaient essentiellement partie ; ces plantes se trouvant maintenant dans les contrées les pins chaudes et les plus humides, elles devaient trouver ces ^conditions à Fépoque où elles ont vécu. Cette chaleur et cette humidité devaient être généralement répandues, puisque les mêmes espèces de fougères se trouvaient dans les pqys les plus diffét^ents, c^est4^ire en Europe, en Amérique et dans la Nouvelle^HoUande. Enfin ce qui n^est pas moins remarquable, les proportions numériques des classes des terrains houillers paraissent avoir été partout à peu près uniformes*
La flore des terrains houillers se composait, outre les cryptogames semi^-vasculaires, de phanérogames monocotylédons et gymnospermes. Les végétaux monoootylédons se rapportaient k deux familles dont les analogues existent encore; ce sont les palmiers et les cannées, familles qui y étaient accompagnées par des genres jusqu'à présent indéterminés. Quant aux plantes gymnospermes, elles se rapportaient à des conifères du genre des pins, plantes plus avancées en organisation que celles de la classe précédente.
La flore du groupe carbonifère était déjà plus perfectionnée et plus diversifiée que celle des terrains de transition. Elle avait ce caractère particulier d'offrir des fougères, des lycopodes et des prèles d'une végéta-
tk» ploB grtudiMe que celle qu -on voit am mêmes es-» pèees dtiM k» imtres^ époques géologiques et <kiti8 les temps actuels. Aussi <)eVaient-elles trouver alors et itt plas bant degré, les eirconstatiees qui, dans ce mo-* ■mt, livorisent sîDguliètfement leur développement, la cbaleuret Thumidité.
Cette végétation a été contemporaine d'un assee grand nombre d'animaux invertébrés et vertébrés, qui vivaient dans le sein des mers, et de quelques animaux terrestres, parmi lesquels on'a cité un insecte de Tordre desNévroptères, et un Arachinde, constituant peutêtre un genre nouveau de Tordre des scorpions.
Les animaux marins de cette époque se rapportaient à une assez grande variété de genres de zoophytes, d'annélides, de crustacés, de mollusques et de poissons.
Ceux-ciparaissent différer complètementdes animaux de Tépoquede transition, non-seulement par leurs espèces, mais encore par les familles auxquelles ils se rapportaient. Us semblent avoir été carnivores, étant munis de grosses dents coniques et acérées, tandis que celles des poissons de Tépoque antérieure, arrondies et disposées en cône obtus ou'en forme de brosses, annoncent des espèces omnivores.
On peut d'autant moins douter des habitudes de ces anciennes espèces, qu'on reconnaît dans leurs excréments, les écailles des poissons dont les premiers
iaû^aîea^leur nourriture; ces écaHles «mtméaieflmveBti déterminables. Il y a plus enoore, certaîoes for^toÉm plus ou moins coosidémbles des lutesUns, amsi que reslomao et ses différeuies membranes, sont assez hienr conservées pour nous faire juger des événemrats qui* se sont passés au fond des mers à des époques si ëi<M< gnées de nous.
A part cette différence, il y a les plus grands rapports entre la population du groupe carbonifère eteelle des terrains de transition ; toutes les deux sont caracté* risées par des animaux invertébrés marins et terrestres, et par des poissons qui appartiennent à rembranche<« meut des animaux vertébrés. Aussi, comme la végéta» tion de ces deux époques réunit à peu près les mêmes genres de plantes, surtout parmi les cryptogames semi-vasculairesy nous les avons rattachées à la première période, ou la plus anciennedes trois grandes périodes, dans lesquelles nous avons circonscrit les générations des temps géologiques.
L^ensemble de l'ancienne création prouve donc que les espèces vivantes se sont succédées en raison directe de la complication de leur oi^anisation. Les exceptions à cette loi du progrès ont été extrêmement circonscrites. Plus évidentes chez les végétaux que chez les animaux, elles le sont par cela mémed^autaut plus, que Torganisalion est moins perfectionnée.
En effet, ou n'en voit guère de traucliées, que chez
le» cryptogames et les invertébrés, les plus simples âeê êtres vivants. Elles deviennent, au contraire, fort rares chez les phanérogames et les vertébrés ; car nous ne saurions en voir dans Tapparition de quelques monocotylédons et gymnospermes à l'époque de transition et houillère, pas plus que dans celle de la présence des poissons à ces anciens âges.
Ces animaux représentaient pour lors à eux seuls les vertébrés ; par cela même ils ont du offrir dans leur or-^ ganisttlion quelque chose qui rappelât celle particulière aux r^les, dasse déjà plus avancée et qui n'avait point encore paru. Après ces poissons sont venus les reptiles proprement dits, qui ont fini par prendre des earaotères propres aux oiseaux, aux mammifères marins et terrestres^ c'est-à-dire aux classes les plus élevées dans la série des animaux. On dirait en voyant Torganisation bisarre qui a caractérisé les étranges sau-* riens (lésards) de la période secondaire, que la nature s'essayait en quekpie sorte, par des tâtonnements successifc, â la reproduction des êtres plus parfaits, qui plus tard devaknt être les compagnons de Thomme*
Sans doute ces animaux qui ont peu persisté sur la scène des anciens âges, pourraient bien-être considérés comme plus compliqués que les espèces vivantes, puisqu'ils réunissaient des caractères communs a plusieurs classes différentes ; mais si ou prend dans ce sens le mot de complicurtion, il faut nécessairement avouer
que cette expremoa est opposée à toute idée de perfeo« tionnement.
Ed effet, il ne peut y «voir progrèe et progrès réel dans une organisation quelconque ^ que lorsqu^il y a harmonie parfaite entre les détails qui la composent et la constituent. Or, comment Toir une pareille bar* monie entre les parties essentiellement disparates de ces anciens reptiles, dont les proportions étaient aussi gigantesques que les formes bisarres. Des ébaucbes aussi imparfaites ne sauraient en aucune manière être considérées comme un progrès, et encore moins comme une exception à la grande loi des anciennes créations.
11 en serait de même encore, lorsqu^on admettrait que quelques individus de mammifères terrestres ont réellement vécu lors de Tépoqoe secondaire. Si les nuunmifères de Stonesfield ont appartenu, non comme certains le supposent, à des. reptiles, mais à de vérita* blés marsupiaux, la présence de ces aniqaauXi à ces an-» ciens âges, serait sans doute une exception à la loi du progrès. Mais cette exceptiou n'en prouverait pas moins lagénéralité de celte loi, même en fesanl abstraction de rimperfection de Toi^nisme de ces aoi^ maux'". On ne peut pas sur quelques individus isolés
* D'après les obsenratîons de M. Owen,les maranpiaux seraient les mamoiiréresleB plus imparfaits, icaasede raplatissement et du défaut de cîrconvolutioos de leur cerveaui et enfla eu ce que leur cervelet
foûdw quelques rapports eiacts sur des géilératioiMi eoasidérées dans leur ensemble* Or, que «mt les deux ou trois marsupiaux découverts dans les terrains seooodaires de FAugleterre, k oôté do nombre immmse des reptiles qui ont caractérisé ces temps géologiques.
Us ne prouvent qu'une chose, c'est la lenteur avec laquelle la nature a produit les êtres les plus perfectionnés, et respèced^hésitation, et comme d'inoèrtitiide qu'elle a misedans b création dès êtres les plus parfaits; car il est évident que oeux-oî n'ont rédlemeût paru qu'après le dépôt des terrains crétacés , et n'ont été nombreux que bien long-temps après leur formation.
Ces poissons, reptiles des premiers âges, comme eés reptiles poissons, oiseaux et mammifères des époques itaoins anciennes, étaient si fort des huches d'une nature qui devait se perfectionner de plus en plus, que par suite du peu de liaisons ou de rapports de leurs oiganes, ils n'ont pas pu durer^ lorsque les cireteslances qui les entouraient ont été modifiées d'une màr nière quelconque. Leurs cooditioûs d'existbnce étaient
est toat à fait découvert. On sait que plus les animaux sont perfeciMBDés et ploB leur cenrélet est recoÔTert par l'encéphale» Torgane eflBenfieUement dominateur pour lors. Or c^est ici tout le contraire. D*an antre cAté^ les petits des marsupiaux éproutent leurs métamorphoses et arrivent à leur état normal au dehora du sein de leur mère ; signe évident d'infériorité^ et dont on ne découvre de traces fMckesi Jes aninunix fei pi» bu pièces daas ià lérie.
81 complexes , que les animaui qui y étaient soumis, n^ont pas po long-temps y satisfaire. Aussi les premiers ont été à peu près bornés aux terrains de transition et hottillers, et les seconds n'ont traversé qu^un petit nombre de dépôts des terrains secondaires moyens et ne sont pas parvenus jusqu'aux plus récentes de ces formations.
En voilà sans doute assez pour prouver qu^un pareil assemblage d'organismes aussi divers, peut bien, è la rigueur, être considéré comme complexe , mais qu'il ne peut néanmoins être regardé comme un véritable perfectionnement.
H résulte encore des faits précédents , qu'aux premières époques où la vie s'est manifestée à la surface du globe, les végétaux terrestres étaient essentiellement prédominants. Or, ne serait-ce point à cette ciroon» stance que TÉcriture aurait fait allusion , lorsqu'elle a considéré la création des végétaux comme antérieure a celle des animaux? Il est du moins probable, qu'ici elle a eu en vue, non quelques individus isolés de ces derniers, mais la grande généralité des végétaux terrestres de cette époque comparée au petit nombre d'animaux qui ont le même genre de station.
Ainsi s'accorde l'ordre dans lequel Moïse suppose que la création aurait eu lieu et l'ordre de succession annoncé par les restes de la vie des temps d'autrefois. Les recherches de la géologie bien dirigées, jettent donc
une vive clarté sur des phénomènes, dont nous d^ons la première connaissance à Fauteur de la Genèse ; et ses plus beaux résultats en confirment pleinement la irérité; On ne doit pas perdre de vue, que ce livre a été écrit, non pour satis&ire notre curiosité , nais pour servir de guide aux croyances religieuses. Le Pentateoque devait être d'autant moins un traité de physique, qu'il n'aurait pas été compris dans les temps primitifiB, où les connaissances humaines étaient tout à fait dans renfance. Aussi TÉcriture s'est constamment conformée à Tétat des connaissances , et pour se mettre à la portée des hommes, elle a fait parler Dieu humainement. Le beau de la science, comnM de Finlelligenoe, est de savoir ptoétrer le véritable sens des expressions métaphoriques qu'elle emploie souvent , pour cacher des vérités qu^on n'aurait pas su comprendre à Tépo* que où elles ont été écrites.
H a suffi au dessein de l'écrivain sacré d'avoir dit qu^à la troisième époque les plantes étaient sorties du sein de la ferre, pour qu'il n'eût pas à revenir sur la succession qui a eu lieu dans l'apparition des végétaux, cMnme dans celle des animaux. S'il avait adopté utie marche contraire à celle qu'il a suivie, auraîl-il donné sa sanction aux idées de MM. Lindiéy et W. Stutton ou à ceile de M. Adolphe Brongniart ; car pour rendre compte de celte succession, il aurait été forcé d'indiquer les
diverses classes auxquelles les anciens végétaux ayaient appartenu.
Par exemple, diaprés les botanistes anglais que nous venons de citer, les genres sigîUaria et siigmaria que Ton découvre dans les terrains de transition et houiU 1ers, auraient été des végétaux analogues aux Qpocynées, aux eupborbiacées et aux cactées, et devaient par con* séquetit être rangés parmi les dicotylédons. D'après le botaniste français , ces deux genres seraient non des dicotylédons, mais des cryptogames semi^vasculaires, classe moins avancée en oi^anisation que les diootjr* lédou proprement dits.
Ce rapprochement snCGt pour prouver que la révélation dont la Genèse n'est qu'une expression, ne devait point descendre dans de pareils détails. Si elle Tavait fait , elle se serait nécessairement mise en opposition , ou avec la science telle que la conçoivent les savanta Anglais, ou avec celle qui ne parait pas moins réelle aux savants Français. 1) en aurait été de môme, si Moïse avait voulu &ire cadrer les époques successives des diverses créations dont il nous a donné la première idée, avec celles des différentes formations géologiques i wr à quel point aurait-il pris la science? à ce qu'elle e»t maintenant? Maïs alors, il aurait été bien an -dessous de ce que sera cette même scieoce dans deux ou trois siècles. Ainsi, om Fauteur de la Genèse aurait été inexact» ou il aurait risqué de qe pas être compris. Moî;»e s'est
doue maintenu, avec rakon, dans les bornés qn'il s^est prescrites , bornes qui lui ont permis d^étre toujours ^act et précis.
On lui aeependant adreseé un ailtm reproche et dont nous dcYons encore le justiiEer. Selon toi, les végétaux auraient apparu ântérieiireibent à Tépôque où le soleil a reçu son atmosphère lumineuse, atmosphère qui seule Q permis à cet astre de répandre constamment la lumière sur la terre; et Ton a cru voir dans ce fait une impossibilité physique.
Nous ferons remarquer à cet égard , qu^indépendammenl des rayons sobums qui éelairent et vivifient maintenant notre planète, il existait pour aHe, dans le principe des ehoflies , une autre sotaree de himière. Cette lumière primitive sqlBsait probaUemept à la gerininalion des végétaux; Dieu se home à dite que la terre Cuse gerooer Uà plantes et lai- arbres» Maie pour favoriser leur développearant, le soleil reçut bientôt une dispoMtîon nouvelle qui lui en fournit les moyens. {Noie 340
LMiistorien Charles Levesque, que nous avons déjà eu rocciision de citer, fait observer, que quoique Texis* tence des végélavx se trouve plaeée «vant celle du so^ leil, comme corps lumineux, ceci n'est nullement contradictoire. Leur existence à dû être antérieure à leur développement , qui n*a pu avoir lieu qu^après la for* roation des germes^; ces germes n'ont pu pousser que
lorsqu'une parlie de la terre û cessé d'être reeou verte par les eaux. (iVo^e 35.)
D'après cette double circonstance, les végétaux terrestres n'ont pu se développer qu^à la quatrième époque, c^est-à«dire à celle où le soleil a été approprié de manière à leur fournir la lumière et la chaleur nécessaire non à leur germination, car on peut la considérer comme opérée, mais à leur entier accroissement.
La terre, qui vers la fin de la troisième époque avait reçu le pouvoir de faire germer les plantes qui devaient l»tntôt couvrir de leur verdure ses parties élevées au-dessusdes eaux, reçut dès le commencement de Tépoque suivante, cette chaleur vivifiante qui devait dorénavant en favoriser et en stimuler Taccrois.^ement. Depuis lors, le soleil, pourvu de son atmosphère luminettaet verae ses puissants rayons sur la teri'e. Ils ne tariront plus pour eUe, à moins que la volonté de celui qui a si bien coordonné tontes choses, ne fasse rentrer dans le néant, des œuvres qui proclament hautement sa sagesse et sa puissance.