‹ De la cosmogonie de Moïse comparée aux faits géologiquesChapitre 10 sur 80 · AG · texte numérisé non relu

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Quelque évidents que soient ces faits, certains esprits, par suite de fausses préventions, ont encore paru douter de la supériorité de la cosmogonie de Moïse sur celles que nous devons aux philosophes de l’antiquité. 11 est donc essentiel d’ajouter quelques détails à ceux que nous avons déjà donnés. |

Lorsqu'on étudie les doctrines théogoniques des anciens sur la divinité, on est frappé de leur incohérence, et on voit combien peu ils avaient compris la grandeur de Dieu. Il suffit, pour en être convaincu, d'ouvrir Homère, dont les idées sur la divinité suprême sont les moins déraisonnables. Sous ce rapport, Homère est resté supérieur à Hésiode, et sous quelques points de vue à Platon lui-même. (Note 43.)

Onestencore plus convaineu lorsqu'on jette les yeux sur les cosmogonies des Grecs, les théogonies des boudhistes et des brahmes , ainsi que sur les codes religieux des mahométans. Ces idées cosmogoniques sont fondées non-seulement sur les systèmes les plus repoussants touchant la divinité, mais sur les erreurs les plus grossières en ce qui concerne le monde matériel.

Si l’on ouvre le Schaster, le Pourana et les quatre livres * du Védam ou de la loi des Hindous, on est étonné de leur incohérence. Selon eux, la lune serait cinquante mille fois plus élevée que le soleil , elle brillerait d’elle-même et jouirait d’une lumière propre. Puissance active, elle anime- - rait la nature entière et jusqu’au corps de l’homme. Quant à la nuit, elle serait produite par la descente du soleil derrière la montagne Someyra, située au milieu de la terre, et haute de plusieurs milliers de lieues.

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