‹ De la cosmogonie de Moïse comparée aux faits géologiquesChapitre 18 sur 80 · III. Chaldéens, Babyloniens, Assyriens, Phéniciens · texte numérisé non relu

III. Chaldéens, Babyloniens, Assyriens, Phéniciens

Il n’existe donc pas de documents certains de l’ancienne Égypte , qui la puissent faire remonter au-delà du règne de Ménès, le premier roi de cette contrée‘. C’est le seul fait sur lequel s’accordent Hérodote et Diodore. Il en est de même des Chaldéens, des Babyloniens et des Assy: riens, qui occupent la troisième colonne du tableau , et doni l’origine ‘certaine ne paraît pas remonter au-delà de Nemrod et d’Assur. Aussi, au lieu de placer comme Evhémère ou comme Barnier, la mythologie dans l’histoire, il faudrait plutôt reporter une grande partie de l’histoire dans la mythologie.

Les premières annales des Babyloniens et des Assyriens

‘ Ménès passe généralement pour le même que Mesraïm. Manéthon, Hérodote, Diodore et tous les auteurs qui ont considéré Ménès comme le premier roi de l'Égypte, n’ont pas connu le nom de Mesraïm. Il est cependant difficile d’attribuer à un prince qui, comme le fils de Cham, serait si rapproché du déluge, les grands - monuments dont Hérodote et Diodore font honneur au prince qu'ils appellent Ménès.

sont enveloppées de ténèbres aussi épaisses que celles qui couvrentles premiers événements de l’ancienne Égypte. Les documents historiques relatifs à ces peuples ne commencent à prendre un certain degré de certitude, et même de vraisemblance, qu'à l’époque du second empire d'Assyrie. Seulement à partir de cette époque, l’histoire de l'Égypte devient à peu près positive ; du moins elle repose sur des faits qui par leur importance ont été constatés avec quelque précision.

Les rois de Babylone, de Ninive et de l'Égypte, dé-

sireux presque tous à la fois d’étendre leurs empires , en

vinrent aux mains et se livrèrent des combats qui ensanglantèrent les champs de la Syrie et de la Palestine.

Lo récit de ces batailles intéresse, par l'influence que ces combats eurent sur les peuples qui, sous la conduite de leurs princes, versaient leur sang pour la défense de leur pays ou pour l'agrandissement de son territoire.

Après ces événements réels, comment ajouter foi à Berose, historien né à Babylone, lorsqu'il veut nous persuader que l’empire des Babyloniens remontait à 450000 années avant l’époque où il écrivait ? Ce fait est encore plûs exagéré que ceux rapportés par les écrivais grecs, Hérodote, Ctésias et Diodore de Sicile, qui ont prétendu aous donner quelques notions sur l’histoire de ees peuples dont la Bible nous a fait connaître l’origine. Maïheureusement, elle est restée muette sur les événements historiques de l’ancienne Égypte, et les détails qu'elle nous a fournis sur les Babyloniens et les Assyriens sont si pey

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