‹ De la cosmogonie de Moïse comparée aux faits géologiquesChapitre 24 sur 80 · V. Grecs et Macédoniens · texte numérisé non relu

V. Grecs et Macédoniens

Le commencement des annales historiques des Grecs est également environné de beaucoup d’incertitudes. Leurs premiers écrivains , tous poètes, ont donné aux’ événements qu'ils racontent un air fabuleux et fantastique qui inspire peu de confiance. D’un autre côté, la division de la Grèce en petits états séparés, ne permet pas de présenter des notions exactes sur leur chronologie ; aussi la plus grande obscurité règne dans la supputation des temps

qu'embrassent les annales de l’ancienne Grèce , fondées sur les traditions ou les monuments.

Les Grecs ont eu cependant un mode uniforme de calcul historique , basé sur la succession des générations ; quoique fort équivoque, ce mode n’en a pas moins été adopté par Hérodote. Les familles illustres, jalouses de perpétuer la mémoire de leurs aïieux , conservèrent soigneusement leur généalogie. Homère donne une grande attention à la généalogie des héros dont il nous fait connaître les exploits et la renommée.

Les historiens s'étant aperçus, un peu tard il est vrai, que la série des vainqueurs aux jeux olympiques pourrait servir d’ère chronologique , on adopta ce mode ; il a été généralement suivi depuis lors. On admit done comme première olympiade celle où le vainqueur avait obtenu les honneurs d’une statue. Cette ère commença à Coroebus, le premier qui ait eu cette gloire ; elle se rapporte à l’an 776 avant l’ère chrétienne. (Note 67.)

À l’aide des olympiades , les chronologistes ont trouvé quelques moyens qui leur ont permis de mettre un certain ordre dans les annales de la Grèce primitive. Ils ont compté les générations par la succession des rois, et leur règne par le nombre des années et par leur durée. De cette manière , ils nous ont donné des listes de rois de la Grèce, qu’ils ont adaptées à une échelle dont l’olympiade de Coroebus est le premier degré. On remonte ainsi jusqu’à l'origine des divers États de la Grèce.

Nous devons ce système de chronologie à Eusèbe, qui à suivi les traditions helléniques. A laide de son travail,

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