‹ De la cosmogonie de Moïse comparée aux faits géologiquesChapitre 43 sur 80 · SE ST · texte numérisé non relu

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contenue dans les espaces célestes, et les petites planètes y sont sans doute en quantité innombrable, quoique leurs masses totales ne dépassent probablement pas celle de la terre.

750 à 800 mille animaux invertébrés, qui sont apercevables à l’œil nu, nombre immense indépendamment de ceux que nous ne pouvons voir qu'à l’aide du microscope , qui seul nous en a dévoilé l'existence.

Sur ce nombre, Linné connaissait à peine 8550 espèces animales, tandis que depuis sa mort, arrivée en 1778 ,-les espèces connues d’invertébrés se sont élevées jusqu’à près de 90000. Ces deux chiffres prouvent les progrès que la zoologie descriptive a faits depuis cette époque jusqu’à nos jours. Les mêmes progrès ont eu lieu pour les vertébrés. En effet, Linné et Gmelin ont indiqué , dans leurs différents travaux, environ 5250 espèces, et nous en connaissons maintenant au moins 19500 ou 20000, ce qui annonce le grand développement qu’a pris cette partie des sciences naturelles. Mais il reste bien plus à faire, car l’on peut présumer avec une assez grande probabilité, que le double au moins est à découvrir; mais pour arriver à un pareil résultat, dixhuit siècles d'observation ne nous seront certainement pas nécessaires.

Ce que les zoologistes ont fait pour les animaux, les botanistes l'ont fait également pour les végétaux.

Ainsi Théophraste, le disciple d’Aristote, qui herborisait 300 ans avant Jésus-Christ, ne connaissait que 500 plantes . et croyait qu’il n’y. en avait pas davantage. Deux mille ans après Théophraste, Tournefort constata l’existence d'environ 6000 espèces végétales.

Linné et Gmelin, de 1766 à 1768, en décrivirent 8551; et en 1806 Persoon en signala dans son Synopsis 17000, nombre qu'il porta, en 1815, à 25000 ; de Candolle, en 1817, à 40000, Studel, en 1824, à 50000; de Candolle, en 1833, à 56695; Bory de Saint-Vincent, en 1834, à 57000 ; enfin, de Candolle, en 1840, à environ 80000, nombre qui a été

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bien dépassé de nos jours, où l’on suppose que la quantité des espèces végétales décrites s’élève à plus de 100 mille. Ce nombre, quelque considérable qu’il soit, scra peutêtre bientôt dépassé ; car on présume qu’il existe environ 300000 espèces végétales disséminées à la surface du globe.

Si, au lieu de prendre nos exemples dans les progrès que les sciences astronomiques et naturelles ont faits dans ces derniers temps, nous les eussions cherchés dans les progrès de toute autre branche de nos connaissances, ils n'auraient été ni moins nombreux ni moins saillants; mais, pour en signaler seulement les principaux, il aurait fallu donner à cette note une étendue hors de proportion avec celle que peut comporter ce genre de travail.

Note 32, pag. 96.— Aristote n’était pas non plus convaincu de la haute antiquité que les Égyptiens voulaient s’attribuer. Plutarque l’a constaté de la manière la plus formelle. Varron ne J’a pas fait remonter au-delà de 2120 années avant l’ère chrétienne, c’est-à-dire à 3979 avant l’époque actuelle (1859). Hérodote, malgré son amour pour le merveilleux, n’a pas ajouté la moindre confiance aux 11340 années que les prêtres égyptiens supposaient à la durée de leurs princes. Tous les critiques sont unanimes à cet égard, ce qui prouve la vérité et l’exactitude de leurs observations.

Note 33, pag. 109. — Diodore de Sicile, dont l'opinion est d'un grand poids en pareille matière, n’ajoutait pas une grande foi à la prétendue ancienneté des observations des Chaldéens. I] fait remarquer que l’on ne peut supposer, avec Berose, que ces observations remontent à 473000 années avant le passage d'Alexandre en Asie. Une pareille date est tout à fait hypothétique et ne repose sur aucun monument

ni sur aucune tradition, comme la plupart de celles que nous devons à cet historien. Aussi Hipparque, Timocharès, Aristille ! et Ptolémée ont-ils démontré qu’il n’existait aucune observation des Chaldéens qui fût antérieure au règne de Nabonassar. ( Voyez Diodore, lib. IT, pag. 145.)

Du reste, d’après Diodore, les Chaldéens se mélaient de prédire l'avenir. Si les peuples les plus anciens, après toutefois les Hébreux et les Égyptiens, suivaient les lois du

‘caprice dans l’arrangement des constellations, ils ne mar-

chaient pas cependant de pair dans la voie de la science. Les Égyptiens n’en avaient pas du tout, tandis que les Chaldéens en avaient quelque idée. Aussi annonçaient-ils avec précision le retour des planètes, et, ce qu’il y a de particulier, la science astronomique resta longtemps moins avancée chez les peuples bien postérieurs aux Chaldéens , et par exemple chez les Romains. .

On peut rapporter à l’époque où les connaissances astronomiques étaient le plus perfectionnées, l'introduction du zodiaque dansles monuments, c’est-à-dire à celle où les idées des Chaldéens devinrent populaires sur le continent occidental. Alors seulement le zodiaque, qui était connu trois ou quatre cents ans auparavant, devint nécessaire. On comprend ainsi pourquoi le zodiaque demeura plus de trois cents ans sans paraître sur les monuments anciens, et pourquoi il n’en est fait mention qu’à l’époque de la venue de Jésus-Christ, quoiqu'il eût été en usage bien avant l’ère chrétienne.

Timocharès était un astronome d'Alexandrie qui tenta avec Aristille de tracer le cours des planètes, et d’assigner à chaque étoile sa vraie position dans le ciel. L’un et l’autre, de la même ville, sont nés vers l’an 292 ou 294 avant Jésus-Christ.

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