‹ De la cosmogonie de Moïse comparée aux faits géologiquesChapitre 46 sur 80 · IL. d · texte numérisé non relu

IL. d

d'avec ceux qui vivent encore en Asie. La ressemblance de certains ossements de grands sauriens a peu de poids dans la question qui nous occupe. Il est en effet difficile de trouver de bons caractères ostéologiques, pour distinguer entre elles les espèces de cette dernière classe d'animaux vertébrés.

Quoi qu’il en soit à cet égard, il est vrai de dire que les dispositions générales des carapaces des tortues, peuvent plutôt donner l’idée d’un animal capable de supporter la terre, que les formes qui caractérisent les autres ordres de vertébrés. On ne peut guère se rendre compte des idées mythologiques qui ont porté les Hindous à faire supporter le monde par une tortue, quelque grandes que puissent avoir été celles qui ont habité, dans les temps géologiques, certaines parties de l'Asie. Peut-être la forme en voûte de la carapace de ce genre de chélonien en a donné l'idée, et le reste a été la suite de quelques idées mythologiques dont nous ignorons le secret.

Note 43, pag. 161. — En effet, Platon admettait comme principes des choses, Dieu et la matière, et en outre certains types ou modèles éternels d’après lesquels, snivant lui, tous les êtres auraient été formés. Il les nommait idées; seules elles avaient une existence réelle et absolue, et les choses individuelles n’en sont que des ombres ou des copies.

On est étonné, après de pareilles croyances, de voir le philosophe grec enseigner, comme l’avait fait Socrate, les plus hautes vérités sur Dieu et sur l’âme. On n’est pas moins surpris qu’il les ait assez fortement inculquées dans l'esprit de ses disciples, et particulièrement dans celui d’Aristote, pour que ce grand naturaliste les ait proclamées à son tour,

comme son maître, avec force et autorilé. C’est dans leurs écrits que l’on peut se former une idée de la justesse de leurs vues, lorsqu'ils nous parlent de l'existence divine, de la Providence et de l’immutabilité du principe pensant, enfin des destinées inégales des bons et des méchants aprés la mort.

Ainsi, à travers les obscurités et les erreurs dont leurs livres sont souvent empreints, leurs doctrines offrent cependant des côtés lumineux dont l’éclat éveille au sein des âmes les plus nobles pensées et les plus généreux sentiments.

Du reste, quelque opinion que l’on se fasse des doctrines théogoniques de Platon, on ne peut qu’admirer la sublimité de ses conteptions, la pureté de sa morale et la noblesse de son style.

Cest en se pénétrant profondément des idées lumineuses émisés par Socrate et Platon, que plus tard Sénèque et Cicéron ont aussi écrit quelques belles pages sur la toutepuissance divine, pages qui sont en quelque sorte le reflet de celles dues au philosophe grec qué l'antiquité a salué du nom de divin. -

Note 44, pag. 169. — Tous les travaux de l’exégèse sur le Pentateuque n’ont pu détruire le fait de son ancienneté. Ainsi, plus on pénètre dans l’histoire de l’antique Orient, plus la mission providentielle du peuple hébreu se détache d'une manière éclatante sur l’horizon du polythéisme primitif.

Aussi Richard Simon, qui a analysé le Pentateuque dans ses détails, en a signalé les moindres répétitions et les apparentes contradictions; néanmoins il n’a pas osé en contester l’authenticité ni en venir à une conclusion contraire un peu précise.

Cest aux travaux de Richard Simon et d’Astruc, que l'exégèse moderne a emprunté ses arguments. On peut voir

à cet égard le travail d’Ilger, sur les Documents originaux des temples de Jérusalem dans leur état primitif (Halle, 1796). On peut également consulter les recherches d’Eichhorn sur le Nouveau Testament, et celles de Volney sur les faits naturels (chap. XIT).

On trouve des données sur le même sujet dans l’Elementar- Buch de Gessenius, 2e part., pag. 6, 13 et 23; et dans l’Historisch-krilische Forschungen über die Bildung, das Zeitalier und den Plan der fünf Bücher Mosis du chanoine Hartmann (Rostock, 1831, pag. 791 et suiv.).

Pour rétablir la date généralement attrihuée au livre de Moïse et la concilier avec les autres faits historiques, il suffit d'admettre que les Chaldéens sont arrivés à Babylone avant le règne de Nabuchodonosor, et de rendre ainsi à l'Asie occidentale l'antiquité de sa civilisation. Du reste, plus on avance dans l’histoire de l'Orient, plus on sent combien un ‘ livre tel que le Pentateuque était nécessaire au maintien de l'unité nationale des Juifs. |

Ces considérations et une foule d’autres qui ont été développées par John Eichhorn et Rosenmüller, prouvent l’authenticité des livres de Moïse. Cette authenticité serait encore réelle, lors même que l’on admettrait qu’il s’y trouve quelques interpolations, car il est tout aussi difficile d’en préciser les détails que d’en mesurer l'étendue.

Depuis les recherches de Champollion et de Rosellini sur les monuments égyptiens, ces monuments sont devenus des témoignages irrécusables de l’authenticité des Livres Saints.

Note 45, pag. 181. — C'est en effet au récit de la Bible, rempli de renseignements précieux, qu’il faut recourir chaque fois qu’on veut remonter à une époque très-rèculée de

l'histoire des peuples anciens qui tour à tour ont paru sur la scène du monde. C’est aussi aux Livres Saints que s'adressent les voyageurs qui veulent visiter les contrées que les nations dé l’antiquité ont hahitées, et connaître jusqu'aux moindres circonstances géographiques des régions qu’ils ont illustrées.

C’est dans la Bible que MM. Léon de Laborde et Linard ont trouvé les renseignements qui leur étaient nécessaires pour parcourir avec fruit l'Arabie Pétrée, qu’ils avaient le

“désir de visiter avec un guide fidèle et exact. Ce guide, ils l'ont rencontré dans l’Écriture , quoiqu’elle ne désigne pas cette contrée par son nom ni dans ses limites précises. Ils ont été grandement surpris de découvrir dans le simple récit que nous en fait la Bible, plus de données positives que dans les auteurs grecs tous ensemble, et cela sur sa configuration intérieure et sur les particularités de son sol accidenté.

Leur étonnement n’a pas été moindre lorsqu'ils ont vu les habitants actuels de l'Arabie Pétrée aussi pénétrés de l’exactitude des Livres Saints qu’ils Pétaient eux-mêmes, par suite des observations qu’ils avaient eu l’occasion de faire en traversant cette partie de l’Asie. Tous les habitants leur dirent qu’ils ne trouvaient pas ailleurs des notions aussi détaillées sur leurs ancêtres, leur origine, les limites de leur territoire, les particularités de leurs mœurs, de leurs usages et même de leurs forces. Ils leur apprirent encore que leur constitution en corps de nation ne remontait pas à plus de 2000 ans , ainsi que la Genèse et les autres livres de Moïse ont établi. |

Voyez les Paralipomènes, liv. II, chap. IX, vers. 14, où il est question des cheicks des Arabes.—Jd., Ézéchiel avec les Paralipomènes a été un des premiers à parler de l’Arabie,

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