‹ De la cosmogonie de Moïse comparée aux faits géologiquesChapitre 48 sur 80 · LUI · texte numérisé non relu

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végétaux utiles qu’elle a reçus, dans les premiers âges historiques, du plus grand des continents terrestres.

Sans vouloir faire connaître toutes les plantes que nos champs et nos vergers doivent à l’Asie, nous en mention- ‘nerons un assez grand nombre, afin de donner une idée suffisante des végétaux qu’elle nous a fournis aux premières époques de la civilisation.

Nous citerons d’abord les légumes qui ornent nos tables et servent surtout à la nourriture des classes pauvres; tels sont : les pois , les haricots, les lentilles, les pois chiches, la fève, peut-être même le chou (Brassica oleracea), l’un des légumes verts les plus anciennement connus, et le chervi (Sium sisarum), plante de l’Asie orientale dont la racine sucrée est encore en usage dans quelques régions méridionales de l’Europe.

Quant aux arbres fruitiers qui en sont provenus , ils sont en si grand nombre, que nous nous bornerons à signaler les principaux : l’abricotier, le prunier, le pêcher, le cerisier, l’amandier, le cognassier, le nefflier, le cocotier, le noyer, le poirier, le châtaignier et le grenadier; ce dernier croît spontanément dans l’Asie sud-occidentale, aussi M. Unger lui donne-t-il cette contrée pour patrie. Ce qui est certain, c’est qu'il est cultivé depuis un temps immémorial en Palestine, en Perse et dans le nord de l’Inde. .

Au premier rang des arbres et des plantes utiles, nous citerons le mûrier, originaire de la Perse, d’où il s’est répandu en Grèce et en Italie; et la vigne, originaire du Caucase et de l’Arménie, dont la culture remonte à la plus baute antiquité. Connue par toutes les nations, la vigne a été signalée dans les plus anciens âges historiques comme donnant une liqueur utile à l’homme. On peut en voir la

preuve dans le chapitre FX, verset 20 de la Genèse. Il en est à peu près de même de l’amandier, arbre très-apprécié parles peuples sémitiques ; aussi en est-il question dans les chapitres XXX, verset 37, et XLIIT, verset 11 de la Genèse.

Nous ne devons pas oublier dans cette énumération l’olivier, un des arbres les plus célèbres de l'antiquité et qui était déjà connu à l’époque du déluge, ainsi que le prouve le chapitre VII, verset 11 de la Genèse. Le figuier parattrait lui avoir été antérieur, car il faisait partie du jardin d'Éden, d’après le chapitre IT, verset 7 de la Genèse.

Les plantes potagères que nous a fournies l'Asie ne sont pas en moindre nombre : nous en avons tiré à diverses époques l’ail et l'oignon, dont les bulbes étaient très-estimées et cultivées très en grand dans l’antiquité. Les anciens en faisaient un fréquent usage, tant comme substance alimentaire que comme condiment. Les Hébreux et les Égyptiens en consommaient d'immenses quantités ; aussi les premiers regrettaient vivement dans le désert les aulx et les oignons de l'Égypte , ainsi qu’on peut le voir dans le chapitre II, verset 5 des Nombres.

Les Égyptiens, essentiellement superstitieux, vénéraient tellement ces bulbes qu’ils les adoraient comme des divinités. Il était même défendu aux prêtres d’Isis d’en faire usage; néanmoins le peuple en mangeait, d’après Hérodote (IE, 125), de très-grandes quantités ; on en fit surtout une immense consommation pendant la construction des pyramides.

Nous avons en outre tiré de l'Asie l’échralotte, la blette ou poirée, la laitue,.le melon, la courge, la chicorée, les raves, le: pavot, peut-être même l'épinard, mais plutôt l’aroche (At#plex hortensis): Quelques naturalistes supposent

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