EX
Quelque grand que puisse paraître ce chiffre, : est, s6ué le répétons., bien au-dessous de 1a réalité. On se demandè même, après en uveir apprécié toute la grandeur, di les dioiles n’augmentent jias chaque année, soit parce qu’il s’en forme de nouvelles, soit parce que da lusuière des plus-éloi gnées n'a pas eu encore le temps de nons arriver depuis l'origine des choses; ce qui peut nous faire juger de leur . extrême éloignement et en même temps de leut nombre iafai. Tout ce que l’on peut espérer à cet égard, c'est que les méthodes photométriques, en sé perfectionnant, nous donneront peut-être le moyen d'arriver à ce sujet à quilquie connaissance un peu plus précise que celles que notis avons sur le nombre des étoiles.
: Voyez enfin le vers. 5 du chap. XV de la Genèse: dd., chap. XXII, vers. 17; id., chap. XXVI, vers. 4. Isaïe, chap. XHI, vers. 40; chap. XL, vers. 26. Voyet égaletnent le psaume CXLVI, vers. 4, où il est dit : Le Seigneur sait le nombre des étoiles et les appelle par teur nem. — 1d.:le vers. 22 du chap. XXXIII de Jérémie, où ce prophète recennaît que des étoiles ne sauraient être comptées, pas plus que les grains de sable de la mer ne sauraient être mesurés.
M. Mædler regarde l'assemblage complet des étoiles qui se meuvent autour des pléiades, leur centre commun de gravité , comme formant une sorte d’ile dass l'univers. Il admet également qu’il y a dans le voisinage et en dehors de ce système stellaire, d’autres îles analogues dont les nébuleuses nous présentent des exemples. Voyez le mémoire de M. Mœdler intitulé : le Suleil central, mémoire qui a été inséré dans les numéros 566 et 567 des Asfronomische Nachrichten,
. Nofe 85, pag. 345. — D'après Job, l'eaprit du Saigneur à orné les cieux et a fait briller les étoiles de l'Ourse, d'Orion, des Pléiades et des astres du Midi. (Voy.chap. XXVI, vers. 13; et chap. IX, vers. 9. — Idem, psaume CXLVIL, vers. 3. — Idem, Amos, chap. V, vers. 8; chap. XXXVIH, vers. 31, du livre de Job. — {dem, chap. IX, vers. 9.)
On à beauçoup diseuté sur la question de savoir si Jeb était ou non un personnage fictif. IL paraît cependant à peu près certain que Job a réellement existé. Spinose lui-même + adopté eette apinion, malgré l'autorité du Talmud et de Maimosides.
Ézéchiel n’est pas le seul écrivain de l’Ancien Testement qui ait fait mention de Job (chap. XIV, vers. 146). Son nom se rencontre à deux reprises différentes dans le livre de Tobie (chap. II, vers. 12 et 15). Ce Livre fait partie de l'Anciea Testament, quoiqu'il n’ait pas été compris par les Juifs dans le canon des Écritures.
Quant aux questions relatives à l’auteur de ce poème, à. l'époque où il a été écrit, et enfin à sa réalité, elles sont eavironnées d’assez grandes difficultés pour nous avoir fait douter de pouvoir les résoudre d’une manière complèterent satisfaisante.
Parmi les plus graves objections opposées à l’origine hébraïque du poème de Job, se place l'explication du scepticisme dont il est empreint et que cependant il faut attribuer à un enfant d'Israël. La hardiesse des pensées qui s’y trouvent écrites paraît bien grande, lorsqu'on leur compare les expressions du psaume 73. Il est également difficile de se rendre compte des motifs de l’absence de toute allusion à l’histoire des Hébreux, et surtout d'expliquer la présence des citations empruntées à d'anciens sages ou prophètés, genre
— ÇCXII —
de citation dont on ne voit aucun autre exemple dans l'Écriture. (Voyez les chap. VII, XII, XV, XVIII, XXI et XLI.) Bossueta combattu, avec cette gravité qu’avaient en toutes choses ses paroles, le peu de fondement des objections à l’aide desquelles Grotius avait voulu infirmer la réalité de l’existence de ce saint homme. Il a montré combien Grotius, tout savant qu'il était, avait eu tort de s'élever contre la tradition des siècles, que, plus que personne, il aurait dû respecter. C’est dans la dissertation que l’évêque de Meaux a publiée contre la doctrine de Grotius, que l’on
pourra saisir la force des arguments du grand orateur
chrétien.
. Voyez Genèse, chap. XV, vers. 5. — Job, chap. IX, vers. 9; chap. XXVI, vers. 43. — Voyez ‘également les vers. 31 et 32
du chap. XVII, vers. 4 et 9.— Voyez psaume 18, vers. 1 ;
psaume CXLVIII, vers. 3 et 4; psaume CXLVI, vers. 4. —
Amos, chap: V, vers. 8, — Isaïe, chap. XL, vers. 26.
Note 86, pag. 346.— Voyez Isaïe, chap. VI, vers. 1, 2 et 8. — Idem, chap. XII, vers. 4 et 5; chap. XXV, vers. 1; chap. XXXVII, vers. 46 et 47; chap. XLIHIE, vers. 45 et 47; chap. XLV, vers. 12. — Ecclésiastique, chap. XV, vers. 49. — Idem, chap. XXXVI, vers. 1 ; chap. XLII, vers. 18 et 19; chap. XLIIT, vers. 5, 10, 16, 17, 18, 19, 20, 23 et 31.
C’est surtout dans le livre de Job que l’Écriture s'élève au plus haut degré de la pensée humaine, pour nous dépeindre Celui qui est et par qui tout a été fait, pour nousservir de ses propres expressions. —Voyez vers. 9, 10, 13 et suivants du chap. XIT.—Idem, vers. 42 et suivants du chap. XXIT:— Idem, vers. 7,8 et 9 du chap. XI.— Idem, vers.5, 6,7, 8et suivants du chap. XXVI.— Idem, vers. 22, 23 et 24 du chap. XXXVII.
— CAUI —
— idem, vers. D, 6, ?, 8, 9, 10 et suivants du chap. IX. — Amos, chap. IV, vers. 18. — Idere, chap. V, vers. 8.
Voyez également l’ensemble du premier chapitre du livre de lEcclésiastique. — Louez tous le Seigneur, parce que, dit le psaume CXLVHI, vers. 5, il a parlé et tout a été fait: il a ordonné et tout a été créé : Îpse dixit et facta sunt ; mandavit cé croata sunt. (Voyes le psaume CXXXV, vers. 7, 8 et 9.)
On trouve dans le IVe livre des Rois (chap. XXI, vers. 13) une image qui donne également la plus haute idée de Dieu. C’est le Seigneur qui parle : « Voyez-veus cette ville de Jérusalem agitée, secouée par la main du Seigneur, puis émergée ei retournée comme une coupe ? Que sont devenus ce temple, ces hommes, cette ville? Un enfant qui vient de naître? » |
Enâa , Isaie nous dépeint la puissance de Dieu mesurant les eaux dans le creux de son poing et l'étendue des cieux avec la paume de sa main, ou renfermant dans ses trois doigts Ja poussière de la terre, ou pesant les montagnes . avec le fléau et les collines avec la balance (chap. XL, vers. À, 12 et 26).
__ Dans le livre de Job, l'Éternel demande à cet élu où il
était lorsqu'il jetait les fondements de la terre et qu’il l’enveloppait de. nuées comme d’un vêtement et l’entourait de ténèbres comme des langes de l’enfance. (Job, chap. XXXVIIT, vers. 4 et 9.)
D’après Job encore (chap. XXVI, vers. 7 et 10), et Isaïe (chap. XL, vers. 12), Dieu a étendu l’aquilon sur le vide et suspendu la terre sur le néant.C’est Lui qui lie les eaux dans les nuées, afin qu’elles ne fondent pas toutes à la fois sur la terre; c’est Lui qui a marqué aux eaux leurs bornes jusqu’à ce que finissent la lumière et les ténèbres.