‹ De la cosmogonie de Moïse comparée aux faits géologiquesChapitre 57 sur 80 · NE D · texte numérisé non relu

NE D

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en pleine fusion au-dessous de & myriamètres, c’est-à-dire à quatre ou ‘cinq fois au-dessous de l'élévation des plus hauts sommets de l'Himalaya.

On conçoit facilement, d’après l’accroissement de la température de la terre à mesure que l’on pénètre plus avant dans son intérieur, que la chaleur moyenne de sa surface entière doit être très-différente de celle du globe terrestre. C’est aussi ce que les faits et l’observation démontrent relativement à l’état thermique de notre planète.

Note 99, pag. 357. — Les passages de l'Écriture où il est question des montagnes, sont en assez grand nombre. Plusieurs chapitres de la Genèse, et particulièrement ceux relatifs au déluge (chap. VII, vers. 49 et 20; et chap. VIN, vers. 4 et 5 ), en ont parlé. Il en est de même du chapitre XLIX, verset 26, où la Genèse donne pour la première fois le nom d’éternelles aux collines.

Le Peutéronome (chap. XXXIHII, vers. 15) emploie la même expression pour les désigner ; mais il se sert dans le même verset du mot anciennes, en parlant des montagnes. Cette épithète pourrait Lien correspondre aux hauteurs du globe que nous nommons primitives ou primordiales, par opposition aux émjnences connues sous la dénomination de secondaires, lorsqu’on les considère par rapport à l’époque de leur formation.

Le chapitre VIT, verset 25 des Proverbes fait encore mention des gibbosités qui hérissent la surface du globe. Le livre de la Sagesse dit que la pesante masse des montagpes n’était pas encore formée, quoiqu'’elle eût été enfantée awant les collines. L’Écriture a constamment distingué les hauteurs du globe.en deux sortes d’éminences, ainsi que le

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prouvent les versets 4 et 6 du psaume CXHI; mais le Deutéronome, tout en adoptant cette distinction , en fait une autre non moins importante. Les collines ont précédé, à ses yeux, les montagnes caractérisées par la grande pesanteur de leurs masses.

La science nous apprend également que dans les deux hémisphères , les chaînes les plus hautes sont les plus récentes. En effet l'Himalaya , la plus jeune des chaînes de l’ancien continent, est en même temps la plus élevée, tout comme la chaine des Andes parmi les éminences du nouveau Monde. Peut-être , en raison de ces diverses circonstances, l’Écriture a-t-elle désigné à plusieurs reprises les collines sous le nom d’élernelles, entendant par là indiquer que leur surgissement remonte fort haut, qu du moins qu’elles ont été exhaussées avant les montagnes.

Pour nous montrer la grandeur de Dieu, les Psaumes nous apprennent qu’il existait de toute éternité et avant tous les siècles, bien antérieurement à la formation de la terre et des montagnes.

C'est surtout dans les versets 6, 7, 9, 10, 11, 13, 14 et 49 du psaume CIII, que l’Écriture entre dans les plus grands détails sur les inégalités de la surface du globe. Ce psaume nous apprend que Dieu a fondé la terre sur la base solide des montagnes, afin qu’elle ne puisse jamais être ébranlée, et qu’il a revêtu l’abime comme d’un vêtement duquel s’élévent les eaux comme les montagnes elles-mêmes. Les menaces du Seigneur les font retirer, et la voix de son tonnerre les fait écouler, abaisser, saisies de crainte et de terreur.

Le même psaume nous raconte encore qu’à la voix de Dieu , les montagnes se sont élevées et les vallées se sont abaissées dans les lieux et les places qu’il leur a assignés.

— CXXXM — C’est sur leurs sommets que les oiseaux du ciel fixeront leurs demeures et feront entendre leurs cris du sein de leurs abimes. Désormais, ajoute-t-il, les hauteurs serviront de retraite aux cerfs, comme les creux des rochers aux hérissons.

- Ces détails prouvent à À quel point PÉcriture a porté son attention sur les diverses élévations du globe, quoiqu'elles n’occupent guère que la centième partie de la superficie des terres au-dessus des eaux; en effet, si on les nivelait, la surface solide ne dominerait celle des mers que de 30 ou au plus de 40 mètres. L’élévation moyénne de toutes Îles montagnes n’est que de 300 mètres environ au-dessus de Pecéan ; en sorte que si on les démolissait toutes pour combler les vallées et les mers, leur niveau serait peu supérieur à celui des eaux de l’océan.

. Outre les divers passages de l’Écriture sur les collines et les montagnes, et particulièrement sur les premières, qu’elle désigne comme éternelles, on peut consulter les passages suivants : Genèse, chap. XLIX, vers. 6. — Deutéronome, chap. XXXIIT, vers. 2. — Proverbes, VII, vers. 25. — Barüch, chap. V, vers. 7 |

Note 100, pag. 358. — La puissance de Dieu éclate aussi bien par le bruit de son tonnerre que par la splendeur des éclairs qui brillent avant que la foudre ait fait entendre ses terribles roulements. L’impie en est frappé avant qu'il en ait eu la pensée ; aussi l’Écriture en compare les coups aux épées flamhoyantes auxquelles personne n’échappe lorsqu'on a mérité la colère du Tout-Puissant (Exode, chap. IX, vers. 23 et 24; et chap. XIX, vers. 16 et 18. — Deutéronome, chap. XXXII, vers. 41. »

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Per suite de l'instantanéité de la foudre , lorsque Dien tonne du haut des cieux, 11 fait sortir la grêle du sein des puées par le seul effet de sa volonté. Ainsi les éclairs, en. se répandant sur toute la terre, résolvent en pluies las nuées rassemblées dans la vaste étendue du ciel. (Psaumes XVI, vers. 14 et 15; XOVI, vers. 4; CXXXIV, vers. 7.—La Sagesse, chap. V, vers. 22.)

Pour nous montrer la puissance de l'Éternel, le prophète Jérémie s’écrie qu’au seul son de sa voix et au bruit de son tonnerre , un déluge d'eau s’épanche sur la terre, en même temps qu'il élève les nuées répandues de toutes parts at comme accumulées aux extrémités les plus éloignées du monde. Il en fait sortir également les foudres et les éclaixs, ainsi que les vents, sources de ses trésors. Mais du moment que les éclairs brillent, l’air en ressent la redontable igfluence et fait irruption partout avec la plus extrême wiolence. ( Jérémie, chap. X, vers. 13; chap. LI, vers. 46. — Baruch, chap. VI, vers. 60 et 61.)

L'Écriture, dans l’idée qu’elle nous a donnée de la foudre ou du tonnerre, a surtout insisté sur ses effets instantanés : aussitôt que les éclairs brillent leurs coups ont porté; il n’y a pas d'intervalle entre leur apparition et les résultats de leur puissance. Les Livres Saints ont ainsi prévu ce que la science a démontré: la rapidité encore plus grande du fluide dont le tonnerre est la démonstration la plus éclatante. La vitesse de la lumière, quoiqu’elle parcoure 80000 lieues par seconde, est moindre que celle du fluide électrique, qui, dans le même espace de temps, parcourt jusqu’à 90000 lieues 1.

! Par une des sages prévisions de la nature, la quantité d’électricité qui se produit dans l'hiver est plus considérable qu'en été, et cela dans le rapport de 5 à 1. L'électricité est ainsi destinée à suppléer à la vitalité des végétaux et des animaux, pendant l’engourdissement produit par les longs hivers de nos climats.

… EXLZT —

Note 101, pag. 389.2 On à cru voir dats un passage du krre des Rois quelques indices des effets de la vapeur pour la locomotion; ntâis ce passage, qui se rapporte à l’enlèrement d’Élie au ciel sur un char de feu, est purement allégorique !. Toutefois, un moine du x sigole, Roger Bacon, auquel nous devons l'invention de la poudre à canon, paraît en avoir eu quelque pressentiment.

Il nous dit, en effet, que l’époque n’est pas très-éloignée où l’on découvrira une force assez puissante pour mouvoir les plus grands navires, comme les chariots les plus pesants, sans le secours d’aucun animal. A l’aide de quelques instruments nouveaux, un seul homme-fera marcher les plus grands vaisseaux avec tout autant de facilité que s’ils étaient pleins de rameurs, et cela avec la plus incroyable rapidité.

Il ajoute enfin à toutes ces merveilles qu’il sera possible pour lors de faire des ponts suspendus et d’opérer toutes sortes de prodiges inouïs, ef machinæ et ingenia inaudila. Il termine en disant qu’il ne voit pas la moindre difficulté à croire aux effets les plus étonnants dans les choses humaines aussi bien que dans les choses divines.

Il faut bien se rappeler toutes les découvertes dues au génie de Roger Bacon, malgré toutes les entraves qui lui farent suscitées pendant sa longue carrière, pour se persuader qu’il ait pu prévoir des faits aussi étonnants que ceut dont il rious a montré la possiblité. (Voyez Roger Bacon; De secretis operibusartis et naturæ, tiré de la Bibliotheca

! Currus igneus, equi ignei, igneæ habenæ currus, liv. IV, chap. IT, vers. 11. Le texte hébreu porte qu'Élié et Élisée parlent étisembie, uti char de fé ét des chevaux dè fou les sébarérodt, ot qu'Élie monta au eiel environné d’uns grands flamme.

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‘chimica, 10 ; Jacobi Maugeti, vol. I, cap. IV, V-et VI, pag. 619 et 620; Genevæ, 1702. La première édition de cet ouvrage. a été publiée à Paris en 1542, format in-40.)

Note 102, pag. 360. — La Bible a fait précéder l’appari-tion des animaux par les végétaux , fait reconnu exact, et qui était même nécessaire, puisque les premiers tirent tous leurs aliments des plantes. Mais, ce qui est non moins remarquable, elle admet également que les êtres organisés se sont succédé les uns aux autres en raison directe de la comiplication de l'organisation, les plus simples avant les plus compliqués.

Il existe sans doute des exceptions à ce grand fait; mais, malgré leur réalité, elles ne font pas que cette loi ne soit la plus générale de celles qui ont déterminé la structure des corps organisés. Ces exceptions ne portent guère que sur les classes les moins compliquées, comme par exemple les cryptogames pour les végétaux, et les invertébrés pour les animaux. ‘

S'il en est ainsi, on peut faire remarquer que les premiers ou les plus anciens végétaux qui ont paru dès la manifestation de la vie à la surface du globe, représentent presque à eux seuls le règne auquel ils appartiennent. En effet, les cryptogames acrogènes des premiers âges ont composé la’ plus grande partie de la flore de la première période végétale. Cette circonstance nous rend en quelque sorte raison du degré de complication auquel les cryptogames étaient parvenus en l'absence des monocotylédons et surtout des dicotylédons, qui n’ont paru que beaucoup plus tard.

Quant à l'exception que peuvent présenter les. familles les plus compliquées des invertébrés , comme par exemple

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le: céphalopodes, fi d'y a qu'utdi seul genre, celui des nuu: tilès, clses loquul elle paraisse bien réelle. Néanmoins, l’on ganisation des autres genres du même ordre est devenu de plus ex plus perfoctionnée à mesure qu’ils se sont pergétaés ot sont pérréènus à des temps de plus en plus récents

R en a été de même des genres des soopliytes échinodermies, des mollusques brachiopodes et surtout des crustacés , sighaiés par des familles d’une organisation si peu ävncéé, qu'elles n’ont pas dépassé la plus ancienne des périodes earactérisées par la première apparition des espèces organisées.

Réläfivement aux clusses (lé plus haut depré dë division que l’on puisse admettre chez les végétaux, aussi bièn que chez le$ dnifnaux), il est certain qu’elles se sent sucvédé en r&ison dirécte de la loi de complication. Lés plus simples éRt., êh effet, apparu lés preiniers ét ont commencé par leb érygptogames, auxquels sé sont associés tes phanérogares gymmospermes, aprés lesquels sônt venus les monoeotÿlé. dons , enfin les dicotylédons, k classe ka plus avancée du règne végétal.

Ce règne s’est donc perfectionné # mesure qu'il s’est perpétué depuis les temps anciens jusqu’à l'époque où toutes les classes ont pris à la fois un développement des plus considérables. Ce développement a été ce qu'il devait être, c'est-à-dire en harmonie avec celui qu'avaient ressenti les amimaux dont ils devaient assurer lalimentation.

Si les végétaux offrent à cet égard quelques exceptions dans les détails de leur organisme, cette circonstance a probablement dépendu de la simplicité de leur organisation. Elles n’ont pas eu Heu du moins chez les animeux considéréy sous le rapport des classes principales auxquelles ils

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appartiennent, et cela probablement parce que leurs tissgs sont moins homogènes et leur structure pus compliquée que celle des végétaux. n Les classes des vertébrés se sont, en effet, suivies d’un manière. assez régulière. La première, ou la plus simple de toutes, a composé presque seule la population de la plus ancienne période. Les poissons de cette période, déjà si éloignée de nous, ont eu une tendance manifeste vers une organisation plus avancée. On les voit souvent réunir aux caractères propres à cette classe, la moins perfectionnée des traits qui appartiennent essentiellement aux reptiles, sorte de conformation mixte qui leur a valu le nom de sauroïdes ou de poissons lézards. , Les reptiles, qui sont venus après eux, ont manifesté la même tendance, mais d’une manière encore plus prononcée... Is présentent non-seulement les caractères particuliers aux poissons, mais encore ceux qui signalent les oiseaux et les mammifères; ils réunissent donc ainsi la. structure et les caractères des quatre classes des vertébrés.

Les mammifères, les êtres les plus avancés dans la série animale, ont paru à deux périodes distinctes; mais les sousclasses des deux ordres de ces vertébrés ont suivi, comme la plupart des espèces qui les ont précédés, la loi générale de l’organisation des êtres vivants. C’est par les mammifères didelphes ou les embryons permanents de cette grande classe qu'ont commencé les premières ébauches de cette tribu. Ce n’a été que longtemps après cette apparition que sont venus les mammifères monodelphes ; arrivés les der- : niers sur la scène de l’ancien monde, ils sont aussi les représentants les plus perfectionnés des êtres vivants. -. : Cette marche constante vers le progrès auquel a tendu

mapifestement l'organisation des végétaux, -aussi bien que celle -des:animaux , aurait pu paraître incomplète, si des: générations nouvelles n'étaient venues ; prendre la. place des anciennes créations. - (

Cest au moyen de leurs amples Q qu’elles ont complété le: tableau de la ‘création; qui, sans elles et la présence de. l'homme, aurait pu paraître imparfait. Depuis lors la terre a été peuplée et embellie par une quantité presque infinie de végétaux et d'animaux dont la variété et le nombre. seront pour nous un continuel sujet d’admiration,en même | temps que la.preuve la plus évidente de la puissance et de la sagesse d du Créateur.

Note 103, pag. 365. — La question de l’unité de l'espèce | humaine en a fait naître une autre qui n’a pas moins d’importance : celle de savoir quelle est la race la plus ancienne parmi les nombreuses variétés qui la différencient i. Cette race primitive, dont toutes les autres sont provenues, pr partient-elle à la variété blanche ou noire? :

Cette question a été résolue dans deux sens complètement différents, quoiqu’elle n’en paraisse pas susceptible, lorsqu’on coasulte les monuments et l’histoire. D’après ce qu'ils nous apprennent, la race blanche doit être la souche primitive du genre humain, qui s’est grandemerit dégradé lorsqu'il a abandonné les bienfaits de la civilisation.

SG em A

‘ L'unité de l'espèce humaine, que nous avons admise avec la plupart des anatomistes de notre époque, semble prouvée par l'observation suivante. Quelque variées que soient les formes des diverses races humaines, elles n'indiquent pourtant pas des espèces différentes d’un même genre; car, s’il en était ainsi, ces espèces en se croisant deviendraient tout à fait stériles.

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