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Oet abandon a produit la Hmite éxtfôife des rûovs Hits riétres des variétés hurnaines, ou les nègres: tandis que liés progrès de la civilisation ont de plus én plus perféétionné la limite des races supérieures, vers lesquelles les p'iariôres téhdènt maintenant à remonter. Aussi tôut nous fait présnèr qué ces Hnites né seront bientôt plus des poite d'arrêt : en effet, les négres né pouvent guûre détéendie au dessous du point où ïls sont parvenus, tout comme les Bltics ne sont guêre susceptibles d'une plas grande perfètio phy: sique. :
Cetx qui ont admis Fancienneté de la racé nègre, ne Pot fait que par une sorte de présomption géologique, v'ést:4dire que comme les êtres se sont succédé en raison directe de la complication de l'organisation, ils ont pensé qu'à devait en être de nrême de l’homme, quoiqu'il appartienns à one tout autre époque.
On peut d’abord faire remarquer qu’il n’y a pas la moindre parité à établir entre les êtres des temps gévlugiques, et ceux des temps historiques. En effet, l’histoire nous montre l'honrme placé à son origine sur un point unique, d'où à a hradié pour aller couvrir de ses tribus la terre entière; élis ne dépeint pas le premier homme comnre de la race noire, mais au contraire comme appartenant à la race blancire.
H ya eu sans doute progrès dans les animaux de l’ancien monde, msis ce progrès n’a jamais porté sur les espèces ; il a éu lieu uniquement chez les genres, les familles et les classes. Si les espèces avaient elles-mêmes progressé, elles auraient passé les unes dans les autres, et auraient donné naissance à des êtres nouveaux qui auraient fini par être totalement différents de ceux dont ils tiraient leur origine.
Cest ee qu’aucuné observation ne confirme, même relativement aux espèces de l’ancien monde, où l’on ne décou-" vre aucune trace de ces êtres, qui nécessairement auraient été intermédiaires.
Les nègres ont été si peu antérieurs à la race blanche, . que l’histoire de: l'antiquité ne les nomme même pas ét . que les anciens monuments ne nous en offrent pas la moindre représentation. En effet, ces hommes , dont les caractères sont si tranchés et si frappants, n’ont été connus que fort tard, et encore comme des peuples peu nombreux et peu. répandus.
L'histoire fait donc remonter l’origine du genre humain à la race blanche, qui, loin d’avoir été précédée par les races inférieures, qui lui ont été constamment soumises, est la . première qui a apparu. Si la race nègre était réellement la plus ancienne tribu humaine, les premiers souvenirs et les. premières notions historiques se seraient nécessairement portées sur elles, tandis qu’elles sont muettes même sur . leur existence.
L'absence de toute donnée à cet égard dans l'histoire & l'antiquité, comme dans les monuments, les tombeaux et les catacombes, où l’on ne découvre pas de traces de la race | nègre, a singulièrement frappé M. Jomard, lorsqu'il décri-, vait les divers monuments de l'Égypte et particulièrement ceux d’Edfon. Il a pour lors reconnu que les momies des peuples de l'Égypte s’éloignaient beaucoup des caractères des nègres et se rapportaient au contraire à la race la plus. perfectionnée du genre humain !. |
“ * Description de TÉgupte, 0 ou Recueil des observations ou des recherches faites en Égypte pendant l'expédition française. Paris, 1799, tom. 1, pag. 126 du texte.
— CKLIT —
On peut done affirmer que 1x race noire, lt d'avdiF &té la souche de iatmelle sont provéhues les autres variétés
humaines, en est au contraire dérivée; ce qui semble }e
prouver d’une manière invincible, c’est qu’en révemant à hé civilisation, elle tend; per èn mouvement #scensionne}, à rétourner vers les races supérieures et À rémonter dinsi à sa primitive origine et à sa véritable dustinée.
Noté 104, pag. 366. — Le tétte porte : Éraf autem terra 1dbit unins et séritonuts eorumdem (Voyez Genèsé, chap. XT, vers. 1). On a traduit ce passage de la manière suivante : If ÿ dvait aïorë sur Ya terre uh é$éul laïigage et une mème niatitére de parler. L'unité du lanigägé primitif est encore plus difficile # établir que célte de l'espèce Humaine. Éû effet, tous janiquons des dorinées lés plus essentielles pour résoudre tétte question ; aussi nous bornerons-nous À faire qüélqués dbéérvations sur ce sujet délicat.
Si toutes lés variétés, ou les diverses races humaines, sont dérivées d’une même souche, il s’ensuit d’une maniére en qüélqué surte nécessâite, qu'il doit en être de même des ldngües , quelqué grândes que soient leurs différences. Or, nôus avons présque démontré que la race blanche, la plus añtietine, doit présenter, parmi les idiomes dont elle fait uÿäge, quelques trâces de cette latigue primitive.
L'histoire de l’éddêcé huinainé nous apprerid qu'à son ofigitié, it n’y a éù qu’un seul lañigage (unus sermo). Il ëst sätis douté difficile aujourd’hüi de rémonter jusqu’à la souchié primitive, de laquelle sont provénus lés idtomes divers dont les différents peuples se servent pour s'entendre. Tout ce que proùve l'étude dés carâcfères, aiñsi que la strécfurè et la construction de ces idiomes, c'est que les plus disparates
— ÆHAMI — antentre eux un air de famille et de regsemblanes qui décèle NP COIMAUNS rigine. :
Du reste, la conpaissagce de la langue primitive n'importe pas à l’Écriture ; elle intéresse à peu près uniquement las philologuss. Aussi la Bible ne contient aucune donnée ni aucun détail À cet égard.
Si l’on admettait le contraire, qu serait forcé d'établsr autant de races humaines qu'il y a d'idiomes sans analegues et sans liaison las uus avec les autres, c'est-à-dire par «æntaines. Cette conséquence serait peu philosophique ; alle abligerait du moins à multiplier les races presque aa raison inverse du nombre des individus qui en feraient
Ka effet, les plus patites tribus et les populations aau- +ages les. plus subdivisées présentent souvent les différences les plus notables et les plus marquées entre leurs langages. Par suite de cet état de choses, l’intérieur de l'Afrique ou les régions inexplorées de l’Australie contiendraient peutêtre plus de races que l’Europe ou l'Asie tout entière.
H n'on serait peut-être pas de même en Amérique, où il paraît démontré que les nombreux langages des indigènes sont dérivés d’une souche commune; ceux-ci ayant été soumis comme des autres peuples aux lois des jangues parlées.
Les recherches les plus récentes sur la construction des divers idiomes, semblent avoir rendu probable qu'après la violente séparation de l'espèce humaine, ces idiames se sont formés par groupes, ou si l’on veut par familles. Les divers langages tendent journellement à se rapprocher de plus en plus #t.à s’effacer.
… Cest une suite en. quelque sorte. nécassaire de leurs com -
munes origines et de leurs affinités mutuelles. IIs offrent ainsi la meilleure preuve de leur premier et de leur umique point de départ. Les langues parlées divisent l'espèce humaine en certaines grandes familles dont les ramifications subséquentes entrent dans le domaine de l’histoire. Ces analogies deviendront de plus en plus manifestes, à mesure ‘que l’étude philosophique des nations et les connaissances de leurs divers idiomes prendront une plus grande certitude et acquerront un plus grand développement. — :: La branche sémitique, dans laquelle on peut faire entrer l’hébreu, le chaldéen, le phénicien, le syriaque, l’abyssinien et l’arabe, a été reconnue depuis longtemps avoir une même origine et composer une grande famille. Il en est ainsi des langues chinoises et indo-chinoises, qui composent un. seul et même groupe, auquel viennent se joindre probablement toutes les langues monosyllabiques de l'Orient. - Quant aux idiomes connus sous le nom d’indo-européens, ils composent une grande famille où l’on réunit le sanscrit, langage ancien et sacré de l’Inde ; le persan ancien et moderne, considéré d’abord comme un dialecte tartare: le teutonique âvec ses divers dialectes, tels que le slavon, le grec , le latin et ses nombreux dérivés; les dialectes celtiques, qui, d'après Prichard, ont le plus grand rapport avee les langues indo-européennes, doivent être rangés dans ce groupe. ° Quoique le sanscrit paraisse au premier aperçu üne langue mère et n’avoir que des analogies éloignées avec des lan- gues assez modernes, comme le grec, il en est cependant différemment lorsqu'on les compare avec quelque attention. Cet examen prouve que de nombreux rapports existent entre ces deux idiomes, qui tout d’abord paraissent n’avoir
rien de commun. On trouve quelques détails curieux à cet égard dans l’avertissement placé en tête de la Grammairegrecque de Burnouf. (Voyez pag. x de la nouvelle édition. Paris, 1842.) | | De pareilles analogies se font remarquer entre le sanscrit, le persan et les anciens et nouveaux dialectes du Nord, comme entre la première langue et l’hébreu. On trouvera la preuve de cette assertion dans l'ouvrage publié par M. Bopp. Cet habile philologue y a comparé toutes ces langues avec Île sanscrit. Or, comme le grec en paraît également dérivé, à en juger par le grand nombre de mots communs aux deux idiomes, il s'ensuit que tous doivent provenir d’une même langue. (Voyez l'Essai sur le langage et la philosophie des Indiens, par M. F. Schlegel.)
Note 105, pag. 367. — C’est dans le livre nommé Deutéronome par les Latins, mot dérivé de Deuleronomium, expression provenue elle-même de devrepos, et de vôuos (deuxième loi), parce que le Deutéronome comprend l’abrégé des lois promulguées auparavant. Ce livre contient l’histoire de ce qui s’est passé depuis le commencement du troisième mois de la quarantième année de la sortie d'Égypte jusqu’au septième jour du douzième mois de la même année, c’est-à-dire l'histoire d'environ six mois.
C'est, du reste, dans ce livre que l’on découvre les premières notions qui ont servi plus tard aux diverses méthodes de classification naturelle des animaux. En effet, le Deutéronome distingue les mammifères en deux ordres : ceux qu’il considère comme purs, et ceux, au contraire, qu’il envisage comme impurs. Il permet de se servir des premiers comme aliments, mais il défend d'en faire de même des seconds.
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— CXLYI —
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Ainsi, aux yeux de l’'Écriture, le bœuf , le mouton, la chèvre, le chevreau, le buffle, le cerf, le chevreuil, l'oryx et la girafe, ayant les pieds fourchus et la faculté de ruminer, sont par cela même les plus propres à servir à la nourriture de l’homme. Les Livres Saints avaient donc bien saisi les véritables caractères des ruminants.
Ils ne permettent pas, d’un autre côté, aux Hébreux de manger du chameau ou du lièvre, ni du chærogrylle, parce que ces animaux ne ruminent point et n’ont pas les pieds bifides et fendus en deux comme les premiers !. En effet, les chameaux, au lieu d’avoir leur grand sabot aplati au côté interne qui enveloppe toute la partie inférieure de chaque doigt et détermine Ja figure ordinaire du pied fourchu , en ont seulement un petit adhérent à la dernière phalange, analogue à celui de forme symétrique des pachydermes. Cette différence délicate de structure a été très-bien saisie par l’Écriture et a été la cause de l'exclusion et de la prohi-
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1 D’après les caractères que la Bible a donnés aux animaux qu’elle a considérés comme purs, on conçoit très bien qu’elle ne doit pas y avoir compris les mammifères nommés par elle saphan et chœrogrylle. Les naturalistes modernes ont désigné la première espèce sous le nom de daman ; elle vit maintenant en Syrie et se rapporte à l’Hyrax syriacus. Cet hyracide se trouve principalement en Syrie, surtout au mont Sinaï. Buffon l’a signalé sous le nom de daman Israël. Il est bien démontré maintenant, nous dit M. Paul Gervais dans son Histoire des mammifères, tome 11, page 107,que c'est au daman qu’il faut attribuer ce que la Bible dit du saphan et non du chœærogrylle, mais encore moins au hérisson, comme l’a fait la traduction des Septante. On ne peut pas davantage rapporter cette espèce au lapin , comme l'ont accepté la plupart des traductions en usage en Allemagne , en France et en Angleterre.
La chair du daman ne paraît du reste avoir rien de désagréable; les Arabes ainsi que les chrétiens en font fréquemment usage; il paraît.qu’il en est de même en Abyssinie.
bition qu’elle a prononcée contre ce seul genre de ruminants, le chameau. En effet, par l’organisation de ses pieds, cette espèce a les plus grands rapports avec les pachydermes, ainsi que nous venons de le faire comprendre.
Sans doute, l’organisation des dents et du tube alimentaire, ainsi que celle des organes du mouvement des rongeurs, est bien différente de celle qui caractérise les ruminants;, mais ces différences, quelque grandes qu’elles soient, ne le sont pas assez pour interdire à l’homme de ne pas se servir du lièvre comme aliment et de nous priver d’une nourriture aussi saine que facile à digérer.
Le Deutéronome défend également aux Hébreux de faire usage du pourceau, parce qu'il est impur, quoiqu'il ait les pieds fendus, mais non fourchus, et en même temps parce qu’il ne rumine point. Cette interdiction peut, au premier aperçu, paraître singulière, à nous habitués à manger du cochon et à nous servir de sa chair comme condiment ou comme aliment. Il y a cependant dans cette défense un grand fond de sagesse, car le porc n’est ni une viande aussi saine ni aussi facile à digérer que celle des ruminants, surtout lorsqu'on en fait uniquement usage. En effet, malgré les progrès de l’art culinaire, le cochon sert plutôt d’assaisonnement qu’à notre nourriture proprement dite. Il est du moins peu employé seul et comme principal aliment.
Quoi qu’il en soit, la Bible a fort bien jugé que les pieds de cet animal n'étaient pas fendus de la même manière que ceux des ruminants !. Cette circonstance lui a suffi pour
' En effet, les porcs ont à tous leurs pieds deux doigts mitoyens, grands et armés de forts sabots, et deux latéraux beaucoup plus courts et ne touchant presque pas à terre. Aussi l’orga-
‘nisation de leurs pieds est bien plus compliquée que celle qui
comprendre que le porc ne devait pas ruminer, ce que l’observation confirme pleinement. Elle a ainsi présumé que le cochon appartenait à une tout autre classe; elle a par cela prévu l'établissement de la classe des pachydermes , dans laquelle se range naturellement le porc, que les anciens considéraient comme une espèce immonde. |
Le Deutéronome permet aux Hébreux de manger les animaux qui vivent dans l’eau et qui sont pourvus de nageoires et d’écailles ; mais il leur défend de faire usage comme aliment de ceux qui n’ont ni nageoires ni écailles, espèces que ce livre considère comme impures.
Les premiers de ces animaux que la Bible envisage comme purs sont les poissons, tandis que les seconds, ou les reptiles, n’ont jamais servi de nourriture chez aucun peuple. Cette distinction prouve que l’Écriture a fort bien saisi les principales différences qui caractérisent les diverses classes des animaux vertébrés.
Le même chapitre du Pentateuque autorise les Hébreux à user de tous les oiseaux pour leur nourriture, mais il leur défend d’en faire autant des espèces rapaces, ou des oiseaux de proie, parmi lesquels elle signale nommément l’aigle, le griffon, le vautour, le milan, l'aigle de mer, la chouette, l’épervier et quelques autres espèces qui ne sont pas plus mangeables que celles qu’elle vient de proserire. Enfin, le Deutéronome comprend dans la même défense tous les êtres qui rampent sur la terre et qui ont des ailes, sorte d'animaux dont le nombre est infiniment petit, et qui par cela même n’ont aucune importance parmi les espèces
caractérise les pieds des animaux à quatre estomacs, ou ruminants proprement dits.
comestibles , lors même que l’on pourrait en user comme aliments. -
Note 106, pag. 368. —Voyez Job, chap. XXXVIII, vers. 39, 40, 41; chap. XXXIX, vers. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 44. Nous ne ferons sur ces différents textes qu’une seule ob- - servation. — Elle se rapporte à l’animal que les Hébreux appelaient reem, peut-être l’oryx des Grecs, dont ont parlé Martial et Oppien. Cette espèce paraît la même que l’antilope oryx des naturalistes.Grande comme un cerf, ses cornes sont grêles et longues de deux ou trois pieds. Cette antilope ou l’oryx d’Élien, vit encore en grandes troupes dans l’intérieur de l’Afrique et dans toute l'Arabie.
Rosenmuller a traduit, ainsi que Bochart, l’expression hébraïque reem par oryx, avec d’autant plus de raison que sur quelques individus qui avaient perdu une de leurs cornes, on s’est formé l'idée de la licorne. Cette circonstance est d'autant plus probable, que l’oryx présente cette particularité ainsi que les antilopes algazel et leucoryx. Ces différentes espèces deviennent souvent unicornes.
Quoi qu’il en soit, les détails que l’Écriture nous a donnés . de l’animal qu’elle a appelé reem , paraissent convenir assez bien à l’antilope oryx. (Voyez nos Observalions sur la Licorne des anciens.— Mémoires de la Société Linnéenne de Bordeaux.)
. Note 107, pag. 369. — Lorsque Job nous dépeignait les mœurs et les habitudes de lautruche, il n’en connaissait qu’une seule espèce , celle de l’ancien continent (Struthio camelus, Linné) t. Lors de la découverte de l'Amérique, on
! Voyez le chap. XXXIX, vers. 18, 1%, 15, 16, 17 et 18. II. 3 m.
en a rencontré une autre, mais beaucoup plus petite que l'espèce commune. Elle a reçu le nom d’autruche d'Amérique (Struthio rhea, Linné), de nandou ou noun.
La première, la plus anciennement connue, a été jusqu’à nos jours considérée comme le plus grand des oiseaux vivants. On a depuis peu observé des oiseaux bien plus gigantesques que l’autruche, soit à Madagascar, soit dans la Nouvelle-Zélande; cette découverte a prouvé qu'il existait parmi les échassiers des espèces dont les dimensions étaient bien supérieures à l’autruche de l’ancien continent.
En effet, l’Epyornis gigantea, de la tribu des échassiers ou plutôt de celle des rudipennes ou brevipennes, n’avait pas moins de 3 à 4 mètres de hauteur; la taille du Dinornis gigantea, quoique inférieure , atteignait encore jusqu'à 3 mètres, ce qui confirme ce que nous venons de dire, que l’un et l’autre de ces oiseaux sont plus grands que l’antruche ordinaire, qui n’a guère plus de 2 mètres.
Ces oiseaux de Madagascar ou de la Nouvelle-Zélande ne nous sont guère Connus que par quelques ossements,
des œufs et des nids; la comparaison de leurs œufs avec :
ceux de l’autruche suffit pour se faire une idée de la différence de leurs dimensions. En effet, ceux de l’epyornis de Madagascar ont jusqu’à Om,003 d'épaisseur, leur grand diamètre est de Om,34, et la circonférence Om,85, tandis que le diamètre de ceux de l’autruche n’atteint pas tout à fait Om,40. |
La capacité de l’œuf de l’epyornis est d'environ 8 litres 3/4; aussi, pour représenter son volume , il faudrait près de 6 œufs d’autruche , 12 de nandou , 10 1/2 de casoar, 17 de drome , et 148 de poule. Enfin, si nous voulons opposer l'un à l’autre les termes extrêmes de la série, nous dirons
que le volume de l’œuf de l'espèce de Madagascar égale à peu près le volume de 50000 œufs d’oiseau mouche.
Du reste, d’après les habitants de Madagascar, l’epyornis y existerait encore, mais il y serait extrêmement rare; ceux qui ne croient pas à son existence actuelle, rapportent des traditions fort anciennes relatives à un oiseau de taille colossale, qui terrassait les bœufs et en faisait sa pâture. Les naturels de la Nouvelle-Zélande débitent des fables semblables au sujet du dinornis, qu’ils appellent movie, et admettent néanmoins son existence récente, ce que confrment les nids que l’on en a rencontrés.
Outre ces espèces de taille colossale qui appartiennent à notre monde , il paraît avoir existé dans les temps géologiques quelques oiseaux de très-grandes dimensions. Ceux-ci ne nous sont encore connus que par les empreintes qu’ils ont laissées sur les grès bigarrés en Écosse, en Angleterre, en Saxe, aux États-Unis, et celles qui ont été observées récemment en France. Ges empreintes signalent des pas d’oiseaux qui se rapportent à des espèces gigantesques et problématiques auxquelles on a donné le nom de cheirotherium.
Du reste, nulle part encore on n’a trouvé avec ces traces plus ou moins profondes, ni des débris osseux, ni des plumes, ni des œufs ; enfin, aucun reste qui caractérise d’une ma-
-niére incontestable la présence des oiseaux.
Si les empreintes des’ pas d’animaux que M. Desnoyer vient de découvrir dans les terrains tertiaires des environs de Paris , se rapportent réellement à cet ordre ou à des oiseaux, elles représenteraient en quelque sorte le Gastornis parisiensie. Mais il en serait différemment par rapport à cette espèce nouvelle , puisqu'elle a été déterminée, non pas
seulement au moyen des empreintes de ses pas, mais à l’aide d’ossements qui signalent des oiseaux d’une grande taille.
Nous ferons enfin observer que M. de Genoude a traduit le mot hébreu nofsah par autruche, et celui de chasidah par héron. Cette dernière interprétation s'éloigne peu du sens que l’on attache à ce mot, que l'on a communément rapporté à la cicogne.
La traduction que M. de Genoude nous a donnée du mot notsah paraît fondée et désigner l’autruche. Celle de l’Amérique (Struthio rhea, Linné) a été du moins appelée dans cette contrée nandou, ou même noun, expressions-qui pourraient bien être dérivées du mot hébreu notsah. Toutefois, plusieurs commentateurs de l’Écriture ont traduit cette dernière expression par plume, ainsi qu’on peut le voir dans le Dictionnaire de Pagnin. |
Les Livres Saints ont si bien connu les mœurs des animaux, qu'ils ont remarqué une habitude commune à cet oiseau d'élever ses ailes en l’air lorsqu'il veut courir dans le sens et la direction du vent. L’autruche sait par instinct que ses ailes peuvent alors lui être d’un puissant secours et tenir lieu en quelque sorte de voiles ou de rames.
Le verset 7 du psaume CI nous a donné également une idée fort exacte des mœurs du pélican et du hibou.
Nole 108, pag. 369. — La description poétique que l’on trouve dans le chapitre XXXIX, versets 19, 20, 21, 22, 93, 24 et 25 du livre de Job, se rapporte uniquement au cheval ordinaire. Il est du moins bien douteux qu’à l’époque où vivait cet élu, l’hémione, le couagga et le zèbre fussent connus. L’eussent-ils été, la description que nous a laissée