‹ De la cosmogonie de Moïse comparée aux faits géologiquesChapitre 59 sur 80 · CLIN · texte numérisé non relu

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Job du cheval ne peut convenir qu’à lui, et ne saurait s'appliquer à aucune autre espèce.

11 est par rapport au cheval, notre fidèle et constant auxiliaire, une question bien plus délicate et plus difficile à résoudre: c’est celle que font naître les restes des chevaux des temps géologiques, ensevelis dans les couches terrestres. On se demande, d’après les particularités que présentent ces débris , si une ou plusieurs espèces de chevaux ont existé dans l’ancien monde, et jusqu’à quel point ces races ont été analogues à nos chevaux actuels.

Si, d’un côté, on découvre dans certains dépôts des ossements ou des dents tellement semblables à V’Equus caballus que l’on ne saurait les en distinguer, il n’est pas moins certain que dans d’autres terrains ces restes organiques semblent avoir appartenu à une tout autre espèce que le cheval ordinaire.

Sinous cherchons à savoir ce qui s’est passé en Amérique, par rapport au cheval, les faits nous diront que cette espèce ne s’y trouvait pas à l’époque de l'invasion des Espagnols. Ces conquérants n’en aperçurent pas la moindre trace, et ce qui prouve que cette race y était tout à fait inconnue, c'est que les Américains Crurent que le cheval et l’homme qu’il portait ne faisaient qu’un seul et même individu.

Il n’est pas moins constant qu’une espèce du genre equus a vécu dans le nouveau Monde pendant les temps géologiques, puisque l’on en découvre les débris dans les cavernes à ossements et les terrains de transport anciens. D’après les observations de MM. Lund et Owen, cette race américaine serait très-différente de celle qui, en Europe, caractérise la partie la plus récente des terrains tertiaires et en même temps l’ensemble des formations quaternaires.

Le cheval que l'on découvre en Amérique, ainsi que nous venons de le faire observer, diffère essentiellement de la race qui a couvert la plus grande partie de l’ancien continent de ses tribus, aussi nombreuses que variées.

En résumé, ce genre était représenté dans les temps géologiques par deux ou trois espèces , dont deux auraient appartenu à l’ancien continent , et la dernière aurait fait exclusivement partie de la population du nouveau Monde. Le cheval proprement dit habitait uniquement l'hémisphère horéal , avant qu’il. eût été transporté en Amérique par notre influence, et cela à l'époque où Christophe Colomb et Fernand Cortès én firent la conquête. Il en était de même des autres espèces de ce genre, telles que le zèbre, l’äne, l'hémione et le couagga, etc.

Note 109, pag. 370. — Voyez les vers. 26, 27, 28, 29, 30 du chap. XXXIX du livre de Job. — Pour nous donner une idée de la rapidité du vol de l'aigle, Job (vers. 25, 26, chap. IX) s’écrie : « Mes jours sont plus rapides qu’un coursier; ils ont passé comme le vaisseau qui fend les mers, comme l'aigle qui s’élance sur sa proie.» .

Le mot hébreu nescher, aigle, dérive du verbe schour qui signifie proprement contempler; aussi les auteurs de la Bible wont pas ignoré que l’aigle pouvait fixer le soleil.

Les prophètes avaient remarqué que lorsque l'aigle mue, il perd presque toutes ses plumes. (Michée, chap. F, vers.16.)

1 Voyez le mémoire de M. Fitzinger sur l’origine du cheval et de ses différentes races, ainsi que le supplément à ce mémoire, où il est question des races chevalines actuelles de l'Amérique et des terres australes.

L'Écriture n’est pas moins exacte lorsqu'elle s'occupe des mœurs des animaux; ainsi, on lit dans les versets 95, 26, 27, 28, 29, 30, 31 du chapitre XXX des Proverbes :

« Les fourmis, peuple faible qui prépare sa nourriture » durant la moisson.

» Les chamois, troupe tremblante qui s’abrite sous les » rochers. -

» Les sauterelles, qui-n’ont point de chef et qui s’élancent » comme une armée.

» La salamandre, quis appuie sur ses mains et se glisse » dans le palais des rois. »

Le verset 3 du chapitre XI du livre de l’Ecclésiastique dit que « l’abeille est- petite sans doute entre les animaux » qui volent, mais que son fruit l'emporte sur les fruits les plus doux. »(Voy. également les vers. 14, 15 du chap. XXXIV d'Isaïe.) |

Les Proverbes, le livre de l’Ecclésiastique contiennent des détails non moins curieux sur les corps bruts. Le livre d'Ézéchiel (vers. 9 du chap. ll, et vers. 1 du chap. X) fait remarquer que le diamant est la plus dure des pierres, comme le saphir l’une des plus éclatantes.

Aussi Zacharie, voulant dépeindre l’endurcissement des Hébreux, dit qu’ils,ont rendu leur cœur aussi dur que le diamant (chap. XIE, vers. 12). Ce prophète connaissait également la manière d’éprouver l'or et de purifier l'argent. (Et uram eos sicut uritur argentum , et probabo eos sicut probatur aurum, chap. XIII, vers. 9.)

Le chapitre XXVIII du livre de Job contient aussi des détails fort intéressants sur les métaux et les pierres -précieuses.

Note 410, pag. 370. — Voyez Isaïe, chap. XLVI, vers. 11; chap. XL, vers. 8.— Psaum. LXVII, vers. 11; LXXXHT, vers. 3; CIIL, vers. 18. — Osée, chap. XI, vers. 11.— Joël, chap. II, vers. 25.

Note 111, pag. 377. —-Ce fils de Zébédée, ou saint Jean, apôtre et évangéliste, se trouvait avec son frère Jacques et son père occupé à racommoder ses filets, lorsque Jésus, côtoyant la mer de Galilée, appela les deux frères, qui le suivirent sur l'heure même, laissant leur père et leurs filets. (Évangile selon saint Matthieu, chap. VII, vers. 21.) Jean fut le disciple bien-aimé du Sauveur; aussi Jésus lui recommanda sa mère au moment de sa mort. C’est dans l'île de Pathmos qu'il écrivit l’Apocalypse; quant à son Évangile, il le rédigea à Éphèse, et, à ce qu’il paraît, en grec. La hauteur de ses pensées lui a fait donner l’aigle pour emblème. | |

Note 112, pag. 377. — La Bible est non-seulement le plus ancien des livres, mais elle en est le plus excellent; c'est toujours à elle qu'il faut avoir recours lorsque des doutes s'élèvent dans nos esprits. C’est ce dont tous les hommes, quelles que soient leurs croyances, sont intimement convaincus, lorsque des adversités les affligent et les tourmentent. Le malheur nous ramène aux Livres Saints, tout comme l'excès de la prospérité nous y conduit.

. Toutes les intelligences y trouvent de quoi se nourrir; car, ainsi que l’a fait observer saint Augustin, Dieu y parle aux hommes un langage humain, lui dont nous ne pouvons

pas comprendre les œuvres et encore moins en saisir toute la beauté.

Les Livres Saints ne sont pas moins remarquables sous le rapport des connaissances qu'ils renferment; l’historien y trouve les premières et les plus anciennes traditions dont aucun livre ne saurait lui donner la moindre idée. Les législateurs et les jurisconsultes y rencontrent des notions sur l’art de gouverner les peuples et de leur imposer des lois en harmonie avec leurs mœurs et leurs caractères. C’est du moins dans la Bible que l’on découvre les premières idées sur la chronologie et l’histoire des anciens peuples. Demandez aux savants s'ils ne sont pas étonnés de toutes les connaissances consignées dans l'Écriture, connaissances qui ont devancé leurs inventions ? Si, d’un autre côté, vous interrogez les naturalistes, ils vous diront que c’est dans un des chapitres du Pentateuque qu’ils ont puisé les principes des classifications naturelles.

Le physicien, l’astronome, y voient en quelque sorte les germes de leurs découvertes ; aussi, frappés d’étonnement, ils applaudissent au livre dans lequel elles sont non-seulement prévues, mais écrites d’une manière aussi succincte que précise, caractère qui distingue d’une manière si éminente des Livres Saints.

Note 113, pag. 379. — Les espaces célestes contiennent des quantités immenses de matière cosmique répartie dans leurs intervalles sous des formes plus ou moins déterminées.

Cette matière s’y trouve’ dans tous les états possibles d’a- | grégation, et par conséquent susceptible de condensation et de contraction. Lorsque la réunion de cette substance infiniment raréfiée n’a que de faibles dimensions, elle offre alors l'aspect de petits disques ronds et elliptiques, soit isolés, soit accouplés et joints par un faible filet lumineux.

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