F. MARTIN ET COLLINE AU
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» rem exiguum. Laxitis sursùm ac deorsùm ferebatur » prsedictuiii caput (i). »
Rien de plus commun, du reste, que de voiries auteurs admettre à la fois comme deux caractères anatomiques susceptibles de coïncider, et la luxation externe, et l'intégrité de la capsule.
Chose curieuse ! sur ce point , un très-grand nombre d'observations semblent calquées les unes sur les autres. On dirait d'une phrase stéréotypée. C'est sans doute pour avoir été ainsi mise sans cesse en avant, que l'idée de luxation a fini par prévaloir dans l'étude de la coxalgie sur celle des phénomènes qui la précèdent. Assertion d'autant plus erronée que, suivant la remarque judicieuse de Larrey, la luxation est plutôt l'exception que la règle.
Au contraire, toujours fondamentaux, les phénomènes qui précèdent suffisent le plus souvent à. remplir la scène. Et puis, force est bien de le reconnaître, ou la luxation n'est pas un fait accompli, ou la capsule ne saurait être intacte. Or, l'intégrité de la capsule , est consignée par bon nombre d'observateurs, en même temps qu'une perturbation appréciable dans les rapports des surfaces articulaires. Il faut donc en conclure que dans cette longue série de cas, la luxation est loin d'être complète. Tout au plus se réduirait-elle alors à une subluxation.
Quelle est maintenant, dans la subluxation externe de la cuisse, la situation précise de la tête fémorale par rapport à la cavité cotyloïde? Si, cédant à une action
(1) Kerkringius, Gaz. des hôpitaux, t. III, p. 24..
traumatique, la tête du fémur est expulsée de sa cavité par une projection qui la dirige en bas et en dehors, elle vient arc-bouter contre le rebord tranchant du sourcil cotyloïdien. Or, on sait que ce bord n'est pas la partie la plus élevée de la cavité. Donc, au lieu de paraître raccourci, le membre paraîtra augmenté de longueur. Mais, puisque dans la coxalgie le déplacement des surfaces articulaires se trahit par un phénomène inverse (le raccourcissement d'emblée), la marche suivie par les phénomènes ne peut manquer ici d'être différente. Pour que le fémur étant siibluxé en dehors et en haut^ le membre soit raccourci, de toute nécessité il faut que la portion postéro-supérieure du sourcil cotyloïdien soit au moins déprimée, si elle n'est pas détruite.
L'observation de M. Parise nous montre les débuts de cette dépression. L'exemple que nous avons produit la présente dans sa plénitude. Il n'était pas sans intérêt de rechercher si, parmi les pièces conservées dans les collections, plusieurs n'offriraient pas des caractères analogues. Par malheur elles ne sont le plus souvent accompagnées d'aucune note, même succincte, indiquant la marche affectée par les désordres. Cette lacune est regrettable.
En résumé, les considérations qui précèdent se prêtent aux conclusion» oue voici :
Une position déterminée du membre pelvien, et caractérisée par une flexion légère, par un degré plus ou moins prononcé, mais toujours notable de raccourcissement, par l'adduction et la rotation en dedans, s'observe dès le début de coxalgies nombreuses.
Cette altération de longueur et cette déviation de di-
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reclioîi sont toujours liées à un état morbide qu'explique l'état phlegmasique cle la portion postéro-supérieure du sourcil cotyloïdien.
Non-seulement l'ostéite peut attaquer le sourcil cotyloïdien à titre d'affection primitive ; mais, en outre, elle est liée par une inévitable concomitance aux autres états pathologiques auxquels le squelette est enclin, et qui sont de nature à déterminer la coxalgie. L'ostéite se retrouve donc dans ces lésions osseuses à titre d'élément essentiel de ces lésions.
Los désordres que l'ostéite primitive ou consécutive est susceptible d'engendrer ont donc rang de symptômes essentiels. Or les désordres dont le sourcil cotyloïdien est le théâtre (dépression du sourcil, projection en haut et en dehors de la tête fémorale), ont pour conséquences des symptômes physiques (raccourcissement, adduction, rotation interne) dont l'apparition caractérise une série de cas pathologiques. Ces symptômes sont donc typiques. Ils ont pour signification Vétat inflammatoire de la cavité cotyloïde.
Maintenant, puisque toute affection osseuse, capable de déterminer la coxalgie, est accompagnée ou précédée par l'ostéite; puisque toutes les fois que l'ostéite envahit le sourcil cotyloïdien elle donne lieu à un ensemble défini de symptômes, toutes les fois que l'on constate l'existence de ces symptômes, on est donc en droit de conclure que les os sont lésés. Et puisque, enfin, l'apparition de ces symptômes se produit dès le début dans un certain nombre de coxalgies, il y a lieu d'instituer pour elles une classe déterminée, et de les réunir sous le titre générique de coxalgie osseuse, dans un ordre particulier.
Coup d'ccil rétrospectif.
Un coup d'oeil rétrospectif sur les deux articles qui précèdent nous montre, sous ses deux acceptions génériques, la maladie que nous avons entrepris de décrire.
Est-ce à dire que nous soyons entrés dans l'énumération complète et détaillée des manifestations dont le faisceau constitue son histoire? Nous en avons eu garde. Loin de là : dégageant de leurs conséquences plus ou moins éloignées, plus ou moins médiates et éventuelles, les troubles primitifs essentiels de la coxalgie, nous nous sommes attachés, en remontant aux lésions originelles de ces troubles, à légitimer la valeur caractéristique de ceux-ci.
Cette recherche nous a conduits à une division suivant laquelle la physionomie de l'aiFection revêt deux types parfaitement tranchés.
Notre division est naturelle ; car elle embrasse aussi bien l'étiologie^ le diagnostic et le pronostic, qu'elle se rapporte à l'étude clinique des désordres et à leur examen nécroscopique.
En mettant en lumière ce qui est la règle, elle éclaire sur ce qui est l'exception, et imprime aux errements de la thérapeutique une direction plus rationnelle. Elle domine l'étude de la maladie tout entière. Elle est conforme à la' classification adoptée pour les tumeurs blanches en général : classe nosologique dans laquelle il convient de ranger la coxalgie. Fondée sur la constatation de signes physiques initiaux, et sur les rapports de ceux-ci avec
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l'état morbide des parties coDstituantes de l'article, de prime abord elle décèle le siège précis de la lésion.
La conception en est aisée ; l'ensemble des signes initiaux offre dans l'un ou l'autre groupe un contraste frappant. La notion en est précise; elle est, dès le principe, un guide à travers les obscurités sans nombre que les complications individuelles pourront dans la suite engendrer. Ainsi donc nous reconnaissons deux sortes de coxalgie répondant à deux formes distinctes : l'une débute par l'état inflammatoire de l'appareil ligamenteux , et se trahit par l'allongement apparent du membre joint à un certain degré de flexion ^ d'abduction et de rotation externe. Nous la nommons coxalgie capsulaire.
L'autre débute par un état pathologique des extrémités osseuses, auquel est intimement liée l'inflammation de la cavité cotyloïde. Elle se trahit par le raccourcissement du membre joint à un léger degré de flexion. à l'adduction et à la rotation interne. Nous la nommons coxalgie osseuse.
A l'une ou à l'antre de ces formes nous verrons se rattacher naturellement les coxalgies qui proviennent d'une maladie, soit des parties molles extra- capsulai res, soit des couches centrales du tissu osseux. Nous suivrons la série des phénomènes par lesquels la maladie passe, chez le même sujet, de son premier mode au second.
Dans l'interprétation des manifestations symptomatiques qui s'observent, dans l'appréciation de la gravité pronostique qu'elles présentent, dans la recherche des indications thérapeutiques qu'elles réclament , nous prendrons pour appui les considérations même sur lesquelles repose notre classification.
PÉRIODE d'état. 231