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cents, celui qui renferme sur l'état de la question les documents les plus variés et les plus complets^ la thèse de M. Maisonneuve, nous présente (i) la luxation du fémur comme exceptionnelle avant que la capsule soit rompue, et avant que des désordres considérables aient eu lieu. En règle générale, le fémur n'abandonne ses rapports que « lorsque la capsule est détruite en tout ou en partie , » lorsque les bords du cotyle sont érodés, lorsque la tête » est déformée. » De son côté, M. Gosselin (leçons cliniques), cité par M. Labbé (2), n'admet qu'exceptionnellement le mécanisme indiqué par M. Parise. Il fait remarquer que la suppuration existe presque toujours chez les malades lorsque survient la luxation. « Alors, comme » l'oRt prouvé les recherches nécroscopiques, les ligaments » sont détruits plus ou moins complètement; les moyens » d'mion accidentels sont ramollis, et tendent à dispa- » raître, et la luxation peut se produire facilement sous » l'influence des positions vicieuses. Lorsque l'abcès est » ouTert, l'air atmosphérique peut pénétrer dans la ca- » \iU cotyloïde, l'équilibre de pression est rétabli et la » luxation se produit. Donc, destruction des ligaments, » disparition des adhérences accidentelles, position vi- » cieuje, entrée de l'air, toutes circonstances qui se » monlrent à la période de suppuration. Voilà, dit » M. Labbé, quelles seraient, pour M. Gosselin, les causes » de production de la luxation. »
Qu'aune époque avancée, alors que le ligament est réduit en lambeaux, ou bien que le rebord du cotyle est
(1) Maisoineiwe, loc, cit., p. ^5.
(2) Labbé, De la coxalgie, Thèse de concours. Paris, 1843, p. 19.
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détruit, la tôle du fémur vienne assez souvent à quitter sa cavité, c'est là un fait incontestable; mais nous croyons qu'en pareil cas la cause productrice de la luxation est, ainsi que dans les traumatismes, de nature accidentelle. Les ravages de la lésion articulaire ont rendu moins solides les connexions entre les deux os; une violence beaucoup plus faible suffit à les séparer. Voilà la véritable raison de la fréquence relative de la luxation pendant le cours des coxalgies. Quant à la possibilité de la luxation avant que les parties articulaires aient subi de la part de la maladie les graves atteintes dont il vient d'êtr,e fait mention, nous ne faisons aucune difficulté de l'admettre, mais, sous l'influence de quelque violence extérieure^ et à titre de coïncidence pure et simple. Ici enfin, la luxc|tion, si elle venait à se produire, rentrerait de droit dafis la classe des traumatismes ; dans la coxalgie, l'écartement des surfaces articulaires ne reconnaît pas un mécai)isme spécial; seulement, les conditions de son accomplissement sont plus favorables qu'en dehors d'un état patholcgique de l'article.
Quoi d'étonnant dès lors que la luxation dans la (coxalgie garde avec la luxation traumatique une remarquable communauté de caractères. Les variétés sont les liiêmes. les déformatioDS et les troubles fonctionnels du iiembre sont analogues. C'est qu'à proprement parler la nature de la cause est identique; c'est que la luxatiin, lorsqu'elle s'effectue pendant le cours d'une coxalgie, est une seconde affection consécutive à une première, mais non un symptôme intrinsèque de celle-ci ; à plus forte raison ne saurait- elle en être considérée comme le ménomène capital. Pour s'offrir de pair avec les troubles le date an-
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cienne dont la jointure est le théâtre, les signes constitutifs de la luxation n'en conservent pas moins leur intégrité d'aspect.
Comme celle qui se produit en toute autre circonstance, la luxation qui survient pendant le cours de la coxalgie est complète le plus souvent, incomplète quelquefois.
Les positions que la tête fémorale peut occuper par rapport au bassin sont :
r La fosse iliaque externe ;
2° La fosse ovale ;
o° Le pubis ;
4° L'écbancrure sciatique.
La tête du fémur peut encore pénétrer dans l'intérieur du bassin, à travers une perforation de la cavité cotyloïde; mais, suivant la judicieuse remarque de M. Maisonneuve (1), un déplacement semblable ne constitue pas, a proprement parler, une luxation. Enfin, selon beaucoup d'auteurs, la tête fémorale resterait arc-boutée contre un point quelconque du rebord de la cavité, la luxation alors serait incomplète. Avec M. Laugier (2), nous c:*oyons que, d'une manière générale, cette dernière variété doit être rare ; « ou bien la tête retombe dans la » cavitt cotyloïde, et il y a réduction spontanée; ou bien » elle s'xhappe par un des côtés de l'articulation, et la » luxation est nécessairement complète ». Mais dans la coxalgie, le rebord du cotyle étant presque toujours plus ou moins profondément malade et déformé dans le point où l'extrémité du fémur pourrait venir arc-bouter, la luxa-
(1) Maisonieuve, loc.ciL, p. 163.
(2) Lansicr. Dic'iioruiairc de mcdeciir. t. XV, p, 5i.
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tion incomplète donne lieu à des phénomènes d'ordre distinct, dont l'étude va nous occuper tout à l'heure. Quant aux symptômes qui caractérisent les luxations complètes, concomitantes à la coxalgie, ils ne diffèrent guère de ceux fournis par les déplacements traumatiques qu'en raison de la déperdition plus ou moins étendue subie au premier cas par le tissu des surfaces osseuses.
En adoptant la classification de Gerdy, on peut résumer ces symptômes dans le tableau suivant (voyez page 346).
N.B, — Gerdy distingue encore une cinquième variété, qu'il désigne sous le nom du luxation ischiatique. Nous ne sachions pas qu'un semblable déplacement des os ait coïncidé à la coxalgie, et que les symptômes qui lui seraient propres aient été l'objet de quelque descriptiorl.
Mais laissons ces cas d'une rareté extrême pour porter notre attention sur la luxation iliaque, de beaucoup la plus fréquente. Qu'elle se produise pendant la coxalgie, ou en dehors de celte affection, les troubles qui en résultent ne varient pas sensiblement. Le membre lest raccourci d'une manière notable : il est porté dans l'adduction et dans la rotation interne. I
La ligne de rapports qui existe entre l'épine iliafue, l'échancrure trochantérienne et le condyle externe du genou, est brisée. La partie supérieure de la cuisse est élargie ; la région fessière est saillante ; les mouvements ne sont pas abolis d'une manière absolue; enfin, dans lesdeu:! cas, une exploration attentive permet de reconnaître à la partie postérc-supérieure de la fosse iliaque, so^s les muscles fessiers, une tumeur résistante et globuleise. Et si l'on imprime au membre un mouvement de rdation,