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pondant à tel autre point de la cavité est désormais éloigné de celui-ci par une étendue déterminée, et que les rapports naturels entre les surfaces articulaires sont changés. Non, si l'on remarque que dans une luxation incomplète les surfaces articulaires ne se correspondent que dans une partie de leur étendue ; tandis qu'ici la tête fémorale peut être contenue encore en totalité dans la la cavité cotyloïde, bien qu'il existe déjà dans des proportions notables un raccourcissement dû à la dépiession du crochet cotyloïdien, et une adduction due à l'obliquité en haut et en dehors du plan osseux de contact. Par le fait, la capacité du cotyle s'est accrue ; la tête du fémur a subi un mouvement ascensionnel ; mais la surface diarthrodiale de son extrémité supérieure est encore logée tout entière dans la cavité cotyloïde déformée.
En présence du degré d'altérations qui nous occupe, on ne dira point que le fémur est luxé, surtout parce ([ue la luxation confirmée apporte dans les manifestations de la coxalgie une modification fondamentale à laquelle les conditions présentes restent tout à fait étrangères. i
Ces vues ne sont point purement spéculatives. Elles teposent sur des documents cliniques et anatomo-patho'ogiques. L'observation YIII et la pièce qui l'accompagne en constituent un exemple frappant. j
Que si maintenant la lésion progresse, on voit se clérouler la période d'état de la coxalgie osseuse avant cjue le fémur quitte la cavité ; puis l'altération du bord p«stéro-supérieur du sourcil devenant de plus en plus piofonde, la tête fémorale ne trouve plus dans la capsule un soutien suffisant. Elle peut glisser au delà de la porton altérée de l'os iliaque sur la surface externe de cet qs et
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la luxation se complète. Elle peut encore rester arcboutée contre Féchancrore pathologique qui tient lieu et place du bord postéro-supérieur de la cavité. Elle reste située rai-partie en dedans, mi-partie en dehors.
Ce dernier déplacement mérite, à tous égards, la dé^ nomination de luxation incomplète; mais, ainsi que celui qui précède, il n'est susceptible de se produire que pendant la période terminale, alors que Farticulation est ouverte et que le pus a déjà opéré quelqu'une de ses nombreuses migrations.
Complet ou incomplet, ce déplacement des os reconnaît donc d'ordinaire pour causes prédisposantes, les ravages produits par la lésion sur le bord postéro-supérieir du cotyle, et la participation du ligament à Tétat pabologique. Ce déplacement a pour cause efficiente qu3lque violence extérieure.
Ces conditions pathologiques difTèrent essentiellement de celles qui leur sont antécédentes, avec lesquelles on les ccnfond trop souvent, et desquelles, par bonheur, elles n( sont pas une conséquence nécessaire.
La dépression du sourcil cotyloïdien : voilà la cause oîdinaire du raccourcissement et de l'adduction qui font cioire à la luxation du fémur.
11 est établi maintenant que dans de nombreuses coxalges qui s'étaient traduites par un raccourcissement et uie adduction notables, le cours des événements a dhiîontré plus tard que la luxation n'avait pas eu lieu. Il faut donc, pour être en droit d'assigner le nom de liiœatim aux rapports réciproques dans lesquels la dépression di sourcil cotyloïdien place les surfaces articulaires, quelque chose de plus que le raccourcissement et l'adduction,
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qui sont les conséquences directes de la dépression du sourcil. En d'autres termes, il faut trouver la tête du fémur ou arc-boutée contre le bord ducotyle, ou complètement sortie de sa cavité. Dans le dernier cas, elle occupe généralement la fosse iliaque. Dans le premier, elle est traversée par un sillon, par une rainure dont il a déjà été fait mention. Il ne faut pas s'y tromper pourtant, ce sillon lui-même en a maintes fois imposé. Sa constatation est une cause d'erreur; il peut s'être creusé sur la tête du fémur, sans que celle-ci ait été luxée. Il suffit pour cela que, appliquée contre la paroi supéro-postérieure du cotyle et portée dans l'adduction, l'extrémité féuiorab ait été elle-même ramollie par l'ostéite. Dans l'état physiologique, l'adduction combinée à la demi-flexion fait descendrel le bord externe de la surface diarthrodiale du fémur au-dessous du rebord correspondant du cotyle. Qu'altérée dans son tissu, la tête du fémur reste mainlenue dans cette position, et appliquée fortement par fiction musculaire contre la surface diarthrodiale de la cavité ; on comprend que l'arête aiguë du sourcil laissera bientôt l'empreinte dont nous parlons. La luxati)n incomplète n'est donc pas plus la condition indispensable de l'existence du sillon, que la présence de celui-ci n'tst un signe certain de la luxation. On remarquera seulemmt que lorsque l'empreinte est indépendante d'un déplacement notable des os, elle occupe un segment de la surface diarthrodiale plus rapproché de la partie externe'de sa circonférence.
Le raccourcissement , l'adduction et leurs conséquences, qui proviennent en général de la dépressiordu sourcil cotyloïdien, se distinguent donc nettement delà
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luxation. L'apparition de ces désordres laisse à l'évolution pathologique la liberté de suivre son développement régulier et complet, et d'arriver à ses déterminations ultimes, sans qu'il se produise de phénomènes d'un ordre nouveau. Au contraire, dans les cas où la luxation a été authentiquement constatée, elle est devenue, dès ce moment, le point de départ d'un travail morbide inhérent, on peut le dire, â son existence.
Ce travail porte, sur la cavité cotyloïde délaissée par la tête du fémur, sur la surface de l'os ihaque désormais en conlact avec cette extrémité osseuse, et sur cette extrémité osseuse elle-même.
i° Il est ordinaire d'observer qu'à partir du moment où le cotyle est évacué, une rémittence fondamentale se déclare dans les accidents qui proviennent du centre articilaire. La suppuration se prend à se tarir. Les trajets futuleux se détergent, et leurs parois commencent à se cicatriser ; la cavité du cotyle, frappée d'inutilité, diminue de profondeur. Des exsudats plastiques se stratifient à son arrière-fond; ses bords subissent une sorte d'affiissement de la circonférence au centre, comme s'ils t3ndaient à se confondre sur l'axe de la cavité, pour la ombler intégralement. Tel est, en effet, le but que se propose la nature; mais ici cet effort n'est jamais cournmé d'un résultat complet. On trouve la capacité du otyle considérablement réduite; elle n'est jamais oblitérée en totalité.
2° Du côté de la tête fémorale plus ou moins profondément altérée, et de la surface ordinairement saine de l'os iliaque contre laquelle elle est désormais appliquée, trois sortes de phénomènes peuvent se produire. Ou bien