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DE LA LUXATION DITK SPONTANÉE

les deux os conservent l'un par rapport à l'autre une mobilité parfaite; et il est loisible de s'en assurer en faisant exécuter au fémur des mouvements de haut en bas pendant lesquels l'extrémité fémorale glisse sur la table externe de l'os iliaque, dans une étendue qui fait varier à volonté de plusieurs centimètres la mesure du raccourcissement; ou bien, maintenue dans une immobilité plus grande, Textrémité du fémur exerce sur la partie correspondante de l'os iliaque une pression continue, grâce à laquelle celle-ci se modèle sur la forme de celle-là. Les dépôts plastiques fournis par les parties circonvoisines finissent par constituer une sorte de ligament, un moyen d'attache entre les deux parties osseuses, et le malade jouit des bénéfices d'une fausse articulation.

Il convient de noter que bien souvent, en pareil cas, la surface de l'os iliaque, primitivement saine, en subissant le funeste contact de l'extrémité fémorale malade, se prend elle-même à s'altérer, et que la pseudarthrose devient, au même titre que l'articulation normale, une source intarissable de suppuration.

Si, enfin, l'activité si remarquable du périoste à la génération du tissu osseux ne rencontre pas trop d'entraves, des stalactites parties de la surface iliaque se groupent, s'agglomèrent autour de l'extrémité du fémur, et les deux os sont soudés par une ankylose étroite et définitive.

Quelque imparfaits que soient ces divers résultais, on sera frappé de leur tendance réparatrice. Ils ne sont à espérer qu'au prix d'une rupture complète entre les connexions des surfaces diarlhrodiaîes. Ils donnent à

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l'avénement de la îoxatioo une signification pronostique qu'il importe de connaître; mais dans l'affection qui nous occupe, si la disjonction des os autorise l'espoir d'un travail réparateur bien déterminé, l'absence de toute trace d'un pareil travail pendant le cours de coxalgies nombreuses montre l'inconstance de la disjonction des os. La période nouvelle que la luxation ouvre à la maladie a pour raison d'être la séparation définitive des surfaces articulaires. L'inutilité du cotyle marque son début. Mais la luxation elle-même est subordonnée à des désor^:anisations profondes, irrémédiables. Nous avons vu que l'allongement du membre ne constitue rien moins que son premier degré. 11 répugnera de désigner comme tel la projection en haut et en dehors qu'à partir du moment où le rebord postéro-supérieur du sourcil commence à se déprimer, la tête du fémur décrit dans Tintérieur de la cavité cotyloïde, et sans se séparer d'elle. Cela répugnera parce que, tout en donnant lieu aux signes apparents de la luxation, cette projection de la tête fémorale ne s'accompagne d'aucun des phénomènes qui se présentent après la disjonction des os.

Pour que la luxation se produise et entraîne son cortège symptomatique spécial, il faut donc, ou une impuissance absolue de la part des agents de contention entre les deux surfaces osseuses, ou une violence extérieure assez énergique pour triompher de la résistance dont ils sont capables encore. On le voit, chaque alternative dépouille la luxation consécutive à la coxalgie de sa prétendue spontanéité*

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