SOS
Le 19 novembre, il revient au dispensaire avec un état général meilleur et on lui fait 3 injections de À ampoule chaque de Quimby, à raison de 1 injection par semaine.
A ce moment-là il part à Limoges, où il est soigné par une injection hebdomadaire de Quimby jusqu’au 1% avril.
Le 15 avril 1930, il reparaît au dispensaire; on lui fait une réaction de Bordet-Wassermann qui est positive.
Le 29 avril 1930, il reçoit une injection d’une demi-ampoule de Quimby soluble, Puils il embarque sur un paquebot et reçoit la fin de la série à bord.
Il revient au dispensaire le 31 octobre 1930, n'ayant pas reçu de traitement depuis un mois et demi, et présentant de la céphalée à type nocturne. |
Il est fait 4 injections de cyanure de mereure à 1 centigramme par voie intraveineuse. Mais le traitement doit être interrompu en raison d’une stomatite et est continué par des injections d’arsaminol à la dose de 5 cc., deux fois par semaine.
OBservarTION III (Inédite).
(Dispensaire de prophylaxie.
Consultation de M. le Professeur agrégé Joura.)
Accidents secondo-tertiaires survenus trois mois après le chancre. Chancre redux.
B... (Octave), âgé de 24 ans, charpentier, vient à la consultation du dispensaire de prophylaxie, le 8 avril 1930.
I] présente deux accidents primitifs de petite dimension, arrondis, érosifs, siégeant l’un, sur le reflet préputial, l’autre, sur la région du frein, remarqués il y à cinq jours. Polyadénopathie. inguinale caractéristique. La réaction de Bordet-Wassermann est négative.
Traitement : Arsaminol, 2 injections par semaine à 5 ce., jusqu’au 20 juin 1930. 0
Le 29 avril, les chancres étaient cicatrisés et la réaction de Bordet- Wassermann négative.
Le 143 mai 1930, réaction de Bordet-Wassermann négative.
Le 8 juillet 1930, on remarque, ayant débuté, il y a quinze jours
Ce Gfs
environ aux dires du malade, un érythème circiné secondo-tertiaire diffus disséminé sur le tronc, les membres, la face. Eléments papuloérosifs ulcéreux et croûteux sur les membres inférieurs, les épaules, Chancre redux de la région du frein. La réaction de Bordet-Wassermann est toujours négative. Cyanure de mercure, 1 centigramme par jour jusqu'au 12 juillet,
Le 45 juillet, les lésions sont en voie de régression et la réaction de Bordet-Wassermann est positive.
On fait une série de 15 injections de Quimby. Le traitement est assez irrégulier en raison de l'existence d’une légère albuminurie (0 gr. 11, le 14 octobre) et de l’indocilité du malade.
Le 18 novembre 1930, la réaction de Bordet-Wassermann et celle
de Vernes sont négatives.
Voici trois observations d'accidents secondo-tertiaires. Nous remarquerons, pour en faire notre profit, que sur ces 3 cas, 2 sont nettement dus à des arséno-résistances (injections mal tolérées, coliques et épreintes, vomissements). De même sur ces 3 malades, 2, tout au moins, suivaient très irrégulièrement leur traitement. Ce sont là des faits que nous retrouverons dans notre pathogénie. Nous pouvons voir déjà combien la division de Ricord est conventionnelle. Nous avons ici des accidents à type tertiaire survenus en pleine période secondaire, très près de l’accident primitif (2 mois 1/2 dans l’observation I, 6 mois dans l'observation Il, 3 mois dans l’observation II). |
Il. — Accidents secondaires et accidents tertiaires cutanés.
OBSERVATION IV (Inédite).
(Dispensaire de prophylaxie.
Consultation de M. le Professeur agrégé Jourra.) Coexistence de plaques muqueuses de la lèvre inférieure et de syphilides circinées tuberculo-ulcéreuses des cuisses.
D... (Louis), 21 ans, chauffeur d'automobile, vient, le 24 septem-
Se
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bre 1929, à la consultation du dispensaire, pour des lésions de la face antérieure des cuisses, qui auraient apparu il y à un mois et demi à deux mois. Il s’agit de syphilis tertiaire tout à fait typique. À la cuisse droite, débordant sur la face externe, un peu au-dessus du genou, se trouve un grand placard, mesurant environ 15 centimètres de longueur et-une dizaine de largeur, rouge violacé, cicatrisé au centre, limité du, côté de la face externe par une bordure saillante ulcérée qui dessine 3 grands festons en arc de cercle. La lésion est nettement infiltrée. Elle subit un accroissement centrifuge assez rapide. A la cuisse gauche et de façon symétrique, est apparu, en même temps, un placard identique qui mesure environ 10 centimètres de diamètre, bordé par un ourlet saillant violacé, ulcéré, et qui dessine nettement la forme d’un fér à cheval. L'examen complet du malade montre une polyvadénopathie inguinale du type syphilitique. A notre grande surprise nous constatons, sur la lèvre inférieure, au niveau du contact de la lèvre et des dernières incisives et de la canine du côté gauche, une plaque muqueuse très caractéristique, de forme ovalaire, mesurant environ 2 centimètres de largeur et recouverte d’un enduit opalin, Cette lésion n’a été remarquée qu'il y a une huitaine de jours. Elle est peu sensible. Elle ne semble pas être expliquée par une brûlure ou l’excoriation de la muqueuse contre les dents, qui sont saines et ne présentent pas d’aspérité appréciable. La gorge est rouge. On ne relève pas de plaques muqueuses nettes, ; Le malade dit qu'il y a sept mois il a observé sur le gland une petite plaie qui a cicatrisé rapidement sans aucun traitement. Il y a deux mois et demi, il a eu, de nouveau, sur le fourreau une lésion ulcérée qui a guéri en 3 semaines environ en laissant une large cicatrice un peu achromique, encore visible actuellement. Le traitement a consisté en applications d’une pommade à l’oxyde de zinc. D... ne peut préciser combien de jours après un rapport ces deux lésions de la verge sont apparues. .
L'état général est bon dans l’ensemble, malgré un amaïigrissement légér et récent. Le sujet n’accuse pas d’asthénie ni de céphalée. Dans les antécédents ou à l’examen, on ne trouve aucun signe pouvant faire suspecter la syphilis héréditaire.
DD r2
Réaction de Bordet-Wassermann positive.
Albumine : 0 gr. 02.
Poids : 54 kilos.
Du 24 septembre au 19 novembre 1929, le malade reçoit 10 injections de novarsénobenzol par voie intraveineuse, aux doses de 0 gr. 45 à 0 gr. 75; cette dose est répétée 5 fois.
Après la dose de 0 g. 45, les diverses lésions de la lèvre et des cuisses étaient cicatrisées. L'état général devient meilleur. Les traces d’albumine ont disparu rapidement.
Le 10 décembre 1929, la réaction de Bordet-Wassermann demeure franchement positive (+ + + +). La réaction de Vernes montre une densité optique égale à 19. Une seconde série de novarsénobenzol est faite jusquau 11 février 1930, dans les mêmes conditions que la première. La dose de 0 g. 75 est cependant répétée 6 fois.
Le 11 mars 1930, la réaction de Bordet-Wassermann est encore franchement positive (EUPSE +), et, à la réaction de Vernes, la densité optique est égale à 15.
Du 11 mars au 1° juillet 1930 le malade reçoit 16 injections intramusculaires de Quimby soluble à la dose de 5 ec., 1 fois par semaine.
Depuis D... a été incorporé et devait continuer à être traité dans un hôpital militaire.
Cette observation est curieuse à plus d’un titre :
On note chez un sujet jeune (21 ans) l'existence simultanée de plaques muqueuses et de syphilis tertiaire cutanée caractéristique. Rien dans les antécédents ne peut faire présumer cliniquement d’une syphilis héréditaire qui permettrait d’expliquer l'apparition si précoce de lésions du type tertiaire. La syphilis acquise est, par contre, certaine en raison du caractère particulier de l’adénopathie inguinale et des deux accidents survenus à quelques mois d'intervalle dans la sphère génitale.
La première lésion date de cinq mois environ avant l’apparition des accidents tertiaires. Bien qu'éphémère, il semble qu'il faille voir là le début de la maladie, car la lésion ulcéreuse du fourreau qui a mis plus longtemps à cicatriser et
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dont on retrouve encore la cicatrice, n’est apparue qu'un mois environ avant le début des placards de syphilis tertiaire. La période de latence est vraiment trop courte pour penser que ce second accident ait été le chancre.
Que pouvait être cette lésion du fourreau? Un diagnostic rétrospectif est bien difficile à porter.
Les examens de sang pratiqués sont également intéressants à comparer. Bien que cliniquement les lésions aient rapidement rétrocédé sous l'influence du traitement arsenical et que l’état général se soit amendé, les réactions sérologiques sont demeurées sensiblement ce qu’elles étaient au début. La réaction de Bordet-Wassermann demeure positive malgré deux séries de novarsénobenzol à doses élevées (5 g. 70 et 6 grammes respectivement pour chaque série). La réaction de floculation de Vernes passe seulement de 19 à 15 après la deuxième série. Le malade se comporte comme un arsénorésistant au point de vue sérologique alors que le médicament a été remarquablement efficace au point de vue clinique. Les réactions humorales résistent chez lui comme chez certains syphilitiques anciens et insuffisamment traités dont les réaûtions de Bordet-Wassermann semblent parfois irréductibles. Si, ultérieurement, les examens de sang se révélaient tels, on pourrait suspecter deux choses : ou bien une imprégnation syphilitique beaucoup plus ancienne que l’examen clinique ne le laisse supposer, telle que la syphilis héréditaire, malgré les antécédents qui ne permettent pas d'affirmer actuellement une pareille hypothèse; ou bien une atteinte précoce et profonde de l’organisme. Concurremment à l'existence de réactions de Bordet-Wassermann « irréductibles » dans le sang, certains auteurs n’ont-ils pas récemment incriminé des lésions en activité du côté des centres nerveux? Ce fait devrait retenir particulièrement l'attention et engager à poursuivre le traitement de ce malade avec une activité particulière.
OBsERvVATION V (In extenso).
(In thèse Bousquer, Montpellier, 1905.)
Homme de 52 ans présentant en même temps un accident primitif et des accidents secondaires, ayant fait au troisième mois de sa
syphilis des accidents tertiaires cutanés.
L... (Eugène), âgée de 52 ans, père de famille, d'aspect débilité, présente sur la face interne de la lèvre supérieure, au voisinage de la commissure gauche, une plaque grisâtre de la largeur d'une pièce de 4 franc; elle est indurée à sa base, ne suppure point; elle apparut avec les boutons qu’il a actuellement sur le corps. C’est un chancre. En interrogeant ce malade, on apprend que ce chancre de la lèvre est survenu à la suite de caresses que le malade a pratiquées avec sà bouche. Quelques jours après ces attouchements insolites, il s’aperçut qu'il avait en cet endroit une petite écorchure; celle-ci a grandi peu à peu et a mis environ un mois à prendre le développement actuel; rien à la verge, rien à l’anus. Les ganglions cervicaux sont tuméfiés, surtout du côte de la lésion de la bouche. Plaques muqueuses du voile du palais, des amygdales. Chute des cheveux récente. Croûtes sur le cuir chevelu, papules disséminées sur la peau, ulcération sur le scrotum.
Apparition du rupia sur la face interne de la jambe droite et sur. le bras droit de la grandeur d’une pièce de 1 franc. Rupia nasal et ulcération de l’aile du nez.
Ces accidents tertiaires sont notés du 23 septembre, alors que le chancre existait encore en juillet.
Pet MR
IT. — Accidents secondaires et gommes.
Ogservarion VI (Inédite.)
(Recueillie dans le service de M. le Professeur PETGEs.)
Homme de 29 ans ayant présenté, au huitième mois de sa syphilis, des accidents secondaires et une gomme de la région claviculaire
droite. pendant son traitement par le sulfarsénol.
G... (R.), 29 ans, chauffeur, entre à l'Hôpital du Tondu le 9 avril 1930, salle A, lit n° 49, pour accidents secondaires de la syphilis.
Accidents primaires, chancre induré multiple (quatre) du sillon balano-préputial, il y a sept mois, traités par son médecin par 12 injections de novarsénobenzol assez bien supportées. Après cette première série ayant entraîné la cicatrisation rapide des chancres, on ne fait plus aucun traitement.
En mars 1930, il est soigné pour conjonctivite purulente dans le service de M. le Professeur Teulières, à Saint-André. Il présente en cours de traitement (collyres à l’atropine) une éruption généralisée de syphilides papulo-érosives et psoriasiformes prédominant aux membres inférieurs. Le malade est alors transéaté dans le service de M. le Professeur Petges, au Tondu. En même temps, l’état général du malade baisse, albuminurie, anémie intense, fatigue marquée, amaigrissement, quelques vertiges.
Antécédents personnels. — Rougeole à 12 ans, assez sérieuse. En 1927, part au Tonkin, à Hanoï; il fait un épisode pulmonaire aigu étiqueté congestion pulmonaire et ayant laissé au malade une toux chronique. Il y a également des lésions oculaires (choroïdite) que l’on traite par des injections de cyanure de mercure intraveineuses. Quelques accès paludéens. Rentre des colonies fin septembre 1929. Antécédents éthyliques nets.
. Examen de l’état général. — Très fatigué à son entrée à l'hôpital, le malade a vu s'améliorer progressivement son état, les lésions cutanées cédant assez rapidement au traitement par le cyanure de mercure intraveineux. Quelques jours après son entrée, il présente
cire 2
une angine érythémateuse simple s’accompagnant d'adénopathie cervicale persistante,
Point de côté de la base droite avec frottements pleuraux disparaissant en quelques jours par révulsion. Toux légère. Auscultation des sommets : respiration rude du sommet droit avec quelques râles fins inspiratoires. Foie et rate normaux. Pas de troubles digestifs, si ce n’est appétit très faible et constipation habituelle.
Le traitement au cyanure de mercure ayant entraîné des coliques violentes et durables, on a mis le malade au sulfarsénol, qu'il paraît
supporter très bien.
En outre de l’adénopathie cervicale consécutive à l’angine déjà signalée, on note la présence de nombreux ganglions dans les régions inguino-crurales. Il existe également une adén6pathie sus-épitrochléenne bilatérale.
Rien à signaler au point de vue du système nerveux, non plus qu’à l’auscultation du cœur. Pouls à 104.
Evolution. — Dans la première semaine de mai, le malade, dont l’état général s'était considérablement amélioré, qui avait vu disparaître ses phénomènes pulmonaires et ganglionnaires, constate l'apparition d’une tuméfaction indolente siégeant dans le creux sous-sternal du côté droit (près du sternum). Cette tuméfaction fait sous la peau une saillie de la grosseur d’une noix environ. La peau qui la recouvre et y adhère est d’un rouge vif. Dans les jours qui suivent la constatation de cette tumeur, une fistulisation spon-
\ tanée se produit, il s’écoule un peu de pus séreux jaunâtre et il persiste une petite ulcération à bords arrondis, réguliers, à fond encombré par une sorte de bourbillon gommeux. La tumeur adhère à la clavicule, mais un stylet recourbé ne permet pas d'arriver en contact avec cet os. |
Une radiographie est faite et montre l'existence de périostite type spécifique de la clavicule atteinte,
Le malade est alors mis au traitement mixte sulfarséno muthanol par injections allernées. Il quitte, le 19 juin, l'hôpital dans un état apparent de bonne santé. Le traitement spécifique doit être continué au dispensaire.
23 juillet 1930 : Le malade est resté sans traitement depuis
—#— sa sortie de l'hôpital. Actuellement, la gomme est ulcérée et en évolution.
La réaction de Bordet-Wassermann est négative. Le malade est traité régulièrement par le Bivatol, dont il a reçu 15 injections, du 13 août au 7 novembre. On commence, le 21 novembre 1930, une série de sulfarsénol sous-cutanée.
OnsERvATION VII (In extenso).
(Gaucner et Lacapëre, Société de dermatologie et de syphiligraphie, Paris, 1901, IL, p. 636.)
Gomme rétro-oculaire dans la période secondaire de la syphilis.
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Le 12 juin 1901, entre à l'hôpital Saint-Antoine, salle Littré, une malade atteinte de cécité presque complète avec exorbitis unilatéral. C’est une femme de 49 ans, qui, depuis vingt ans, exerce la profession de marchande ambulante à la suite des régiments.
La malade, interrogée avec soin, nie tout antécédent morbide, sauf une infection puerpérale remontant à une date éloignée. Elle a mis au monde 10 enfants, sur lesquels 3 restent vivants, les autres sont morts, un du croup, d’autres de convulsions, de méningite, nous dit-elle.
Enfin, elle a fait deux avortements en 1873 et 1877.
Les accidents actuels ont débuté, il y a sept mois, en novembre 1900. À cette époque, la malade reçut de violents coups de - poing qui déterminèrent de l’enflure de la face et des bosses sanguimes considérables du cuir chevelu. Celles-ci, indolores pendant quelques semaines, se mirent à augmenter de volume, occasionnant de violentes douleurs qui décidèrent la malade à consuiter un médecin quatre mois et demi après le début des accidents. Le médecin conseilla des frictions à l’onguent napolitain sur les bosses du cuir chevelu, et il 'administra à l’intérieur des pilules dont la malade ne peut indiquer la nature.
A la suite de ce traitement, les bosses du cuir chevelu disparurent dans l’espace de quinze jours environ, mais une éruption de petits boutons rouges se montrait sur tout le corps, respectant sen-
LEE Le
lement la face, les extrémités, ne déterminant qu'un prurit tout à fait insignifiant et s’accompagnant d’érosion des muqueuses buccale et vaginale qui signalèrent leur présence par de vifs picotements.
Il y a quinze jours, c’est-à-dire deux mois et demi après le commencement du traitement, la vue s’affaiblissait rapidement, en même temps qu'apparaissaient du gonflement et des douleurs de l'œil gauche. En quelques jours, la cécité fut presque complète.
La malade s’adressa alors à un médecin militaire, lui décrivant l’éruption dont elle était atteinte. Ce médecin, après avoir pratiqué l'examen ophtalmoscopique, ordonna des frictions mercurielles quotidiennes et une potion d’iodure de potassium.
Quelques jours plus tard, la malade se décidait à entrer à l'hôpital. 136
Le jour de l’entrée dans notre service, l’aspect de la malade est le suivant : |
La moitié gauche de la face est fortement œdématiée, les paupières gonflées déterminent l’occlusion complète de l'œil gauche. Si on écarte les paupières, la conjonctive se montre fortement congestionnée et il existe un chémosis très marqué. L'iris est très dilaté, et sa circonférence est légèrement irrégulière. Il y a une exophtalmie très nette.
A la palpation, le globe oculaire semble d'une consistance un peu moins ferme qu’à l’état normal.
L’œil est le siège de vives douleurs spontanées qui s’irradient vers l’arcade dentaire supérieure. La pression sur le globe éveille également de très vives douleurs.
L'œil droit ne présente ni gonflement ni conjonctivite et n'est pas douloureux, mais l'iris est fortement dilaté et la vue très affaiblie.
L'examen ophtalmoscopique montre le fond de l’œil normal, cependant les vaisseaux sont légèrement estompés et la papille est un peu œdématiée, Cet œdème de la papille et de la rétine est vraisemblablement dû à une compression gênant la circulation en retour. On note de plus un léger degré d'iritis avec une synéchie de la portion inférieure et interne de l'iris.
Il s’agit donc manifestement d’une tumeur orbitaire rétro-oculaire