‹ De la création des prairies irrigueésChapitre 37 sur 91 · PRODUIT BRUT DES PRÉS · texte numérisé non relu

PRODUIT BRUT DES PRÉS

de la presse à vis du général Morin, ou de ]a simple presse à levier, employée depuis longtemps en Amérique.

La figure 8 représente une presse verticale construite par Borrosch et Eichmann à Prague pour le prix de 660 fr., au moyen de laquelle on peut réduire le foin en ballots de 100 kilogrammes au quart ou au tiers de son volume primitif.

Le général Morin comprime la ration de foin annuelle d'un cheval de grosse cavalerie (environ 5 kilogrammes par jour), et la réduit à 5 mètres cubes au moyen d'une presse horizontale à vis, manœuvrée à la main et coûtant à Paris 6,000 fr. On entoure de minces bandes de fer les ballots de 100 kilogrammes, cubant de 0,24 à 0,25 mètres cubes.

Le chargement et le transport du foin pressé sont incomparablement plus faciles et moins chers. Quand il est pressé sur le pré

même, il fermente mieux en ballots que dans la grange, est plus tendre, plus appétissant pour les animaux, n'est pas sali de poussière, et conserve ses feuilles, ses fleurs et ses semences ; il est aussi d'une combustion plus difficile, étant comprimé jusqu'à la consistance du bois de peuplier. Il procure en outre une économie de logement de 75 p. 100.

54. Le prix du foin est très-variable d'une année à l'autre, suivant son abondance et sa qualité. Dans ces dix dernières années, il a atteint sur les bords du Rhin les prix extrêmes de 5 fr. à 22fr,50 les 100 kilogrammes, tandis que sa valeur relative en équivalents nutritifs doit être, d'après Grouven, de 7fr,50, quand les 100 kilogrammes de seigle coûtent 18fr,75 (1).

Il est évident que le foin aromatique des près de montagnes est toujours d'un prix plus élevé que celui des prés marécageux ou tourbeux. De plus, sa valeur nutritive par suite d'une récolte effectuée par un bon ou par un mauvais temps, son état de conservation et son âge, font encore varier les prix.

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