x = -^1= 0^077 de déblai
Dans les terres argileuses, l'augmentation de volume est de 0,5 à 0,6. Des terres plus compactes encore ne permettent pas la reconstruction des prés.
les points, excepté ceux du haut, et on établit un nouveau plan (1). 173. Si le déblai est plus grand que le remblai, on diminue la
Coupe selon ab.
Fier. 5G.
pente en tant que cela est possible et avantageux, ou bien on élève la ligne ab.
(l) Exemple : Supposons que 15 points (de a à p) aient été déterminés, comme il est dit plus haut, sur la surface à reconstruire, et que l'on ait obtenu les résultats suivants :
lm,l
Pour les 8 points — on a lm,17 de remblai, ou en moyenne chaque point est à Om,146 ; et pour les 7 points + on a 0m,69 de déblai, ou en moyenne chaque point est à 0m,099.
Pour établir une surface également inclinée, et si à chaque point reviennent 25 mètres carrés (à une distance de près de 5 mètres les uns des autres), alors le remblai des 8 points s'élèverait à 8 X 25 X 0,l4G = 29"V, et le déblai à 7 X 25 X 0,099= 17^,25, approximativement, parce qu'on a négligé les petites inégalités entre les pieux.
Si l'on admet un foisonnement de 0,4, il suffirait alors d'un déblai de 17mc,25pourun remblai de 17,25 X 1,4 = 24™c,15.
Il ne manque donc que 29,2 — 24,15 = 5mc;o5.
Pour combler ce déficit, il faudrait encore aux fossés de dessèchement abaisser les pieux de l'épaisseur d'un fer de bêche ; la surface carrée étant égale à la surface de
Pour de très-petites surfaces on peut enlever la terre ou établir des étages inclinés [175].
Si la ligne ac [fig. 56), a 15 mètres de long, le point c (pour une pente de 4 p. 100) sera au moins àOm,60 en contre-bas du point a; mais si la pente naturelle n'est que de 0m,40, la tète du piquet c sera enfoncée de 0m,15 dans le sol, et la terre extraite suffira pour remblayer de 0m,21 vers le point d.
Sur la ligne xaf , qui resterait de niveau si la prairie était plane, on fera un déblai à gauche et un remblai à droite.
Par cette forme de plan incliné, il se produira sur la ligne cd un talus qui doit être confondu avec celui du fossé de colature ; par conséquent, pour que ce dernier conserve sa pente uniforme, il doit être plus prononcé en d qu'en c.
Les rigoles de déversement sont tracées parallèlement à ab et cd.
174. Tandis que précédemment, dans la formation d'un plan incliné, la ligne de plus grande pente était dans le sens de la largeur, elle sera maintenant en diagonale, c'est-à-dire que ce sera une pente en long et en large dont la résultante se trouvera en diagonale.
Il est clair que dans ce cas on pourra éviter le transport de terre d'un côté du pré à l'autre, et qu'il suffira d'égaliser les petites proéminences et dépressions, ce qui, à moins de sols par trop inégaux, peut être exécuté au moyen d'un simple labour.
Le tracé aura lieu comme précédemment, avec cette seule différence que les lignes ac et bd [fig. 57) seront divisées en un nombre de parties égales proportionnelles à leur longueur.
Dans ce cas la pente du colateur ne sera pas indiquée par son talus, mais par l'inclinaison du pré.
Pour la détermination des déblais et remblais, on opère comme il est dit [173] ; on trace d'abord la diagonale, en inclinant plus ou moins la surface sur son axe relativement aux mouvements de terrain et aux pentes à adopter comme maximum et minimum.
Les rigoles de distribution seront tracées suivant la ligne de plus grande pente ; celles de déversement formeront des angles droits
la prairie ou 375 mètres carrés, le cube s'élèverait à 5mc,05. L'épaisseur, dont les
pieux doivent être enfoncés dans les fossés, se trouve, par suite du foisonnement, divisée
2 X ^,05 10,10 „ na„ par la surface = — = — — - = 0m,02G.
On néglige l'excédant de volume produit par le foisonnement, et la quantité qui reste peut être employée à recouvrir le gazon après qu'on a nivelé la surface.
avec celles-ci, et seront par conséquent en biais avec la surface du pré. Comme le canal de dérivation AB ne peut pas suivre naturel-
-s. Coupe selon ab.
Fig. 57.
lement la pente du terrain [79], on le dispose en étages, et la première rigole horizontale de déversement est tracée au pied de son endiguement. Cette seconde forme de plan incliné se recommande moins par la symétrie que par le peu de frais d'établissement qu'elle exige, et la manière dont on peut l'approprier aux localités.
l7o. Une troisième forme de plan incliné qui se rapporte à la première [171] peut être appliquée là où la pente n'étant que de 2 à 3 p. 100, les ados sembleraient indiqués.
On établit alors des plans inclinés qui doivent être considérés comme demi-ados, car chacun d'eux a sa propre rigole de déversement et de colature.
La ligne ponctuée AB {fig. 58) montre la surface naturelle dans
la coupe d'un terrain qui n'a que 3 p. 100 de pente sur une longueur de 36 mètres ; pour y obtenir la pente nécessaire de o p. 100,
RECONSTRUCTION NATURELLE. d 27
on a partagé la surface en trois compartiments larges de 12 mètres, chacun avec une pente de 3 p. 100, et on a établi en e, e, e des rigoles de colature à talus inclinés garnis de gazon presque jusqu'à la base. Avec la terre qu'on en a retirée, on a endigué le canal d'alimentation B et les rigoles de déversement c, c, de 0m,12 à 0m,14 environ.
Si la terre manque, on en obtient en abaissant chaque planche à son flanc inférieur.
La pente naturelle s'augmente de la quantité de déblais et de remblais opérés, et peut être facilement portée jusqu'à 5 p. 100 et plus.
L'alimentation des rigoles a lieu, comme le montre la figure 59,
Fia. 59.
par la rigole de distribution vv'; l'écoulement de l'eau qui a servi se fait par les rigoles de colature e, e, e: e et au moyen de rigoles de communication xx\ yy\ qui vont rejoindre le colateur principal x'y'.