CH. I. — TÉMOIGNAGES DES PREMIERS SIECLES
en apparence aussi contradictoires que nos Évangiles aient pu paraître Tun après l'autre et se faire recevoir en même temps, il faut bien, — on en a pour garant Tardeur de la polémique engagée sur ces matières dès les temps les plus anciens, — il faut qu'ils n'aient pas pu être rejetés. Il faut qu'ils aient paru avec la marque de l'autorité d'où ils dérivent, c'est-à-dire qu'ils soient du temps des Apôtres et de ceux à qui on les rapporte. Si les Évangiles eussent été contestables, dès le premier jour on les aurait contestés.
Mais pour compléter la preuve tirée des témoignages, nous avons touché nous-même au fond du récit. C'est là que les adversaires du christianisme prétendent surtout se retrancher, et c'est là aussi que nous avons le plus à cœur de les suivre : car les témoignages des hommes sont chose secondaire ; les livres saints n'ont besoin que d'eux-mêmes pour établir leur droit à la croyance de tous.