‹ De la croyance due à l'EvangileChapitre 35 sur 66 · CH. IV. — SAINT MATTHIEU, SAIKT MARC ET SAINT LUC · texte numérisé non relu

CH. IV. — SAINT MATTHIEU, SAIKT MARC ET SAINT LUC

de Jérusalem qu'il est dit que la génération présente ne passera pas que toutes ces^ choses ne soient accomplies, donec bmç omnia fiant; mais pour la fin du monde, de die autemihLA et hora (Matth. xxiv, 35; Marc xni, 30), il est dit au contraire que nul n'en sait ni le jour ni riieure, pas même les, anges, pas même le Fils, dans son humanité, mais seulement le Père (Matth. xxiv, 36; Marc. XIII, 32) *. Malgré ces distinctions, il n'en est pas moins clair que, par la forme du récit, les deux événements sont tellement rapprochés, qu'à la première vue on les pourrait croire hés l'un à l'autre : et il n'est pas téméraire de dire qu'il en eût été autrement si l'expérience avait montré qu'ils étaient séparés ^. Enfin cette preuve elle-même fût-elle contestable, il serait encore certain que les trois Évangiles sont des temps apostoliques , puisqu'il ne doit point y avoir de doute sur les communications respectives et sur l'ordre des trois Évangiles, et que l'auteur du troisième Évangile est un compagnon de saint Paul. Or, il est impossible qu'aux temps apostoliques, des Évangiles aient été attribués à saint Matthieu , à saint Marc non plus qu'à saint Luc, s'ils n'eussent été de saint Matthieu, de saint Marc et de saint Luc. Chacun des trois Évangiles est donc bien de l'auteur auquel il est rapporté : et ce n'est plus seulement le troisième , ce sont les trois qui sont démontrés authentiques.

* Médit, sur TÉvangile, Dern, sem, 76.

' Du Voisin, Démorutr. ivang. p. 19. — Ainsi la ruine de Jérusalem , qui tient . une si grande place dans la démonstration évangélique en accomplissant la prédiction du Sauveur, n*a pas moins dMmportance pour lliistoire du texte sacré. Elle marque, dans la suite des temps, la borne en deçà de laquelle la plus grande partie des livres du Nouveau Testa* ment ont été nécessairement écrits. Elle ne prouve pas seulement U véracité des Évangiles, elle prouve leur authenticité.

i88 PART. I. ^— AUTHENTICITÉ DU TEXTE.

Mais les rapprochements d'où nous avons tiré nos inductions en faveur de l'authenticité de ces Évangiles, ne sont -ils pas un péril pour leur véracité? avant d'entrer dans cette seconde partie de la discussion^ et pour la rendre plus complète, nous examinerons de la même sorte le quatrième Évangile, celui de saint Jean.

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