‹ De la croyance en DieuChapitre 27 sur 74 · BossuET, loc. cil., t. m, p · texte numérisé non relu

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2. V. dans notre Liberté', t. II, comment la liberté se concilie avec l'idée du meilleur.

120 DltU ET LA RAISON HUMAINE.

faute (le savoir comment ton bien propre se rattache à toi-même et au tout suivant les lois du devenir universel'. » Ce cjui domine la nature, c'est l'indéfectible raison. Chacun ne reçoit pas, dans l'éternelle monarchie, la place la plus désirable en elle-même; mais chacun y tient celle qui convient le mieux à l'harmonie de l'ensemble. Tout s'y ramène à la loi de l'esprit, même la souffrance; vu qu'il est éminemment rationnel de souffrir pour la cause de l'ordre.

Ou voit par là ce qu'il faut penser du bonheur divin. Puisqu'il découle uniquement d'une intuition qui perçoit tout d'une seule vue, il est à jamais inaltérable. Que les mondes qui peuplent le vide infini se forment ou se déforment, que les créatures humaines et les autres êtres de nature analogue (s'il y en a) vivent dans la joie ou dans la douleur, que les empires dont ils sont les artisans s'élèvent ou s'abaissent^ et même que la justice triomphe ou soit vaincue pour un temps au cours du drame de l'existence, Dieu demeure également impassible; sa joie intérieure est inviolable. Il a tout prévu, tout

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