Ibid., n" 25 : Quibus tainen philosophis |Platonicis
peu, l'existence de Dieu, la Providence, la vie future et le salut du genre humain par le Sauveur deviennent pour lui des certitudes ' . « 11 « approche » de plus en plus et « sans le savoir » .
Toutefois, il n'est point encore satisfait; deux difficultés lui restent, dont chacune présente un grave danger. Il prétend, pour les questions morales, à la certitude simple et rigoureuse que donnent les mathématiques : « Je voulais, ditil, pour les choses que je ne voyais pas, être aussi certain que je le suis de celte proposition : trois plus sept égalent dix". » En outre, il ne comprend pas encore les anéantissements « du Dieu fait chair »; son orgueil en est révolté^. 11 se met alors à lire avec une application nouvelle les livres des néoplatoniciens et risque ainsi de devenir « le philosophe qui ne se corrige plus ». « Voilà que j'étais sur le point de vouloir paraître sage; mon mal m'accablait et je ne pleurais pas. Bien plus, j'étais enflé de
quod sine nomine salutnri christi essent, curationem !anguoris animœ meae conimitlere oimiino recusabam.
1. Saint Aug., ConJ'ess.^ lib. ^ 11^ c. v, n" 7 5 c. vii^ n° 1 1 .