Ibid.^ lib. VI, c. iv, n
3. Ibid., lib. VIT, c. xvin, no 24 : non enim tenebam Dominum nieuni^ humilis humileni.
science, car où était alors cette charité qui construit sur le fondement de l'humilité, lequel est le Christ Jésus ' . »
Mais la méditation des Ecritures ne tarde pas à prendre le dessus. Son cœur autant que son esprit pénètre de plus en plus le mystère de la parole divine ; il y trouve à la fois le sens de la vérité morale et celui de l'humilité". Un peu plus tard, commencent ses entretiens avec le Rhéteur Victorin^, qui s'est converti au catholicisme; et le spectacle de celte âme qui a fini par se trouver tout autre qu'elle n'était d'abord, contribue encore à le retourner lui-même. Un beau jour, l'éclair libérateur jaillit. Augustin comprend tout d'un coup ce que jusqu'alors il n'a pu comprendre. Et s'il le comprend, c'est en vertu d'une transformation lente de tout son être*. A force d'aimer, de chercher et de se purifier dans l'amour, il s'est fait une âme chrétienne; il a reçu« le baptême de l'action ».
I. Saint Aug., Confess.^ lib. Vit, c. xx, n» 26 : Jam enim cœperain velle vicleri sapiens, pleiuis pœna mea : et non flebam insnper el inilabar scienlia.
a. //»iV/., c. XXI, n" 27.