‹ De la croyance en DieuChapitre 49 sur 74 · I. i3j anviei · texte numérisé non relu

I. i3j anviei

et, si son âme s'est approchée du but, il ne paraît pas qu'elle l'ait touché. Suivez-le pourtant à travers les vicissitudes de sa longue carrière; c'est toujours l'homme qui ne ment pas. On le couvre d'abord d'applaudissements chaleureux, il suscite autour de lui le respect et l'enthousiasme ; puis, l'opinion change et la faveur du public l'abandonne : il demeure impassible comme un Titan, uniquement soucieux de dire sa pensée. Sa sincérité est implacable, sa droiture héroïque. D'où vient donc qu'il n'a point trouvé le Dieu qu'il cherchait sans le savoir, avec une infatigable persévérance? C'est une des questions les plus difficiles que se puisse poser un psychologue de la religion. Elle s'éclaire cependant, du moins en partie, lorsqu'on regarde aux autres aspects que présente l'état d'âme de ce vigoureux penseur.

Taine a puisé à l'écble le mépris et la haine du catholicisme, et même de toute pensée chrétienne. On n'a, pour s'en rendre compte, qu'à lire le premier volume de sa Correspondance '. Quelle superbe! quelle outre-cuidance de langage, chez ce jeune homme qui ne

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