‹ De la croyance en DieuChapitre 51 sur 74 · Loc. cit.^ p · texte numérisé non relu

Loc. cit.^ p

2. E. PiENvN, Marc-.ïiii('lc,p. 28; cf. p. 55-56. — Cons- TANT-M ARTHA voit plus claif loiscju'il écrit dans ses Mora-

la direction spirituelle, entreprise par les philosophes, n'a pas de rapport avec celle des prêtres chrétiens ' . Tout se serait passé de même, et mieux, sans le développement des doctrines issues de la Galilée -. — Les faits sont là, et d'une éloquence qui s'impose : c'est le christianisme qui a ramené la vie morale dans la civilisation gréco-romaine; c'est lui qui, en ressuscitant cette société déchue, l'a marquée toujours plus de sa puissante empreinte. Mais tant pis pour les faits! On les « sollicite »,

listes sous l'empire romain (Paris, 1872) : « L'âme d'Épictète, clans ces belles méditations sur la Providence, est soulevée par un souffle nouveau répandu dans le monde « (p. 168) ; et ailleurs, à propos de Marc-Aurèle : « On dirait que le souffle errant de la foi nouvelle a rencontré et pe'nëlré ceux-là mêmes qui se souciaient le moins tien être touchés » (p. 190).

Il n'y a pas de document, nous dit-on. — Fétichisme d'archiviste! La loi d'endosmose est plus forte que les documents; et il n'est pas possible qu'elle ne se soit pas exercée dans cette société de Marc-Aurèle, où les chrétiens étaient déjà partout.

« Nul rapport entre les deux écoles, ajoute Renan, si ce n'est des rapports de malveillance. » — Très bien; voilà le point psychologique de la situation ; et il explique comment il n'y a pas de documents. On a commencé par faire autour des chrétiens la « conjuration du silence ». ?s'est-ce pas cette tactique, plus ou moins implicitement convenue, que l'on voit reparaître de nos jours.^ Altaciuer ou discuter, non; il est plus habile de sous- entendre. On fait croire par là que l'adversaire n'existe pas.

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