‹ De la croyance en DieuChapitre 52 sur 74 · JbicL, p · texte numérisé non relu

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quand ils ne sont pas dociles. Le principal est que le surnaturel soit amoindri ; il a déjà le tort d'exister.

Ces afflux d'apriori sont déjà suggestifs, chez un esprit qui professe la théorie du détachement sympathique à l'égard de toutes les croyances. Ils ne constituent pourtant que les plus légères des injustices dont Renan s'est rendu coupable dans son appréciation du christianisme. A son avis, les chrétiens n'étaient qu'une troupe de « bons sectaires ' ». S'ils savaient mourir d'une manière héroïque, c'est qu'ils subissaient « une sorte d'entraînement analogue à celui des gladiateurs" ». Il fallait « refuser aux fanatiques, même le plaisir d'être martyrs^ ». « Si Marc- Aurèle, au lieu d'employer les lions et la chaise rougie, eût employé l'école primaire et un enseignement d'Etat rationaliste, il eût bien mieux prévenu la séduction du monde par le surnaturel chrétien. Malheureusement, on ne se plaçait pas sur le terrain véritable. Combattre les religions en maintenant, en exagérant même le principe religieux, est le plus mauvais calcul.

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