I. Sainte Thékèse^ toc. cit., Autobiogr., t. I, p
corde avec elle, au moins pour le fond. Ecoutez comment il parle vers les dernières années de sa vie.
« Au-dessus de cette deuxième vie (celle de l'esprit), il en est une troisième qui, pas plus que la vie organique, n'a en elle-même son principe, ses aliments, ses mobiles d'activité, mais qui les emprunte d'une source plus haute, la même qui a tout produit et qui dirige tout vers une fin.
La deuxième vie de l'homme ne semble lui être donnée que pour s'élever à cette troisième, OLi il est affranchi du joug des affections et des passions, où le génie, le démon qui dirige Tâme et l'éclairé comme d'un reflet de la divinité, se fait entendre dans le silence de toute nature sensible, où rien ne se passe dans le sens ou l'imagination, qui ne soit ou voulu par le moi ou suggéré, inspiré par la force suprême, dans laquelle ce moi vient s'absorber et se confondre '. )»
« M. Baggsen ', s'entretenant avec moi, disait
1. Maine de Bikan, Sa vie et ses pensées, publiées par Ern. Naville, p. 56i-362, Paris^ 18575 — cf. Ibid., p. 406^