‹ De la croyance en DieuChapitre 61 sur 74 · Ibiil., p. 4io-4ii · texte numérisé non relu

Ibiil., p. 4io-4ii

recommanflée les grands auteurs de la spiritualité chrétienne et que nous avons nous-même décrite un peu plus haut.

« J'ai, quant à moi, la conscience que, sans aucune terreur senihlahle, sans aucun effet d'imagination, le sentiment religieux peut se développer à mesure que nous avançons en âge : parce que, les passions étant cahnées, l'imagination et la sensibilité moins excitées ou excitables, la raison est moins troublée dans son exercice, moins offusquée par les images ou les affections qui l'absorbaient; alors Dieu, le souverain bien, sort comme des nuages, notre âme le sent, le voit, en se tournant vers lui source de toute lumière \.. »

« Ce renouvellement ne peut jamais être spontané, mais s'obtient par une action entièrement libre, absolument étrangère aux dispositions sensitives, à toute impulsion de la chair, comme aux choses du dehors; il s'obtient surtout par une méditation soutenue, laquelle n'est elle-même que l'exercice de l'activité intellectuelle dans toute son énergie, et enfin par la prière fervente où l'âme humaine s'élève jusqu'à

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