‹ De la croyance en DieuChapitre 71 sur 74 · I. Loc. cit.^ p · texte numérisé non relu

I. Loc. cit.^ p

g) Mais, peut-on nous dire, si l'on admet en Dieu des aptitudes logiques, pourquoi n'en renlermerait-il pas de physiques? Pourquoi n'y aurait-il pas en Dieu une simple aptitude à l'extension, une sorte d'extensibilité analogue à celle de notre conscience, dont le propre est de se déployer dans l'unité? Pourquoi, dès lors, cette extensibilité ne serait-elle pas le principe d'où Dieu tire le monde par un acte de sa liberté, la matière avec laquelle il le fait? n'est-ce pas ce qu'a pensé Scheliing, dans sa Pliilosopliie de la révélation ^

Voici ce que l'on peut répondre à cette difficulté :

Entre l'aptitude logique d'une essence à se répéterindéfiniment et ces répétitions elies-mômes, il n'y a que le rapport du modèle à sa copie, rapport qui suppose l'intermédiaire d'un agent libre. Entre l'aptitude physique à prendre un développement spatial et ce développement luimême, il y a rapport de la cause qui produit à l'effet produit. Par conséquent, il existe une raison pour qu'une aptitude logique quelconque reste stérile, aussi longtemps que n'intervient pas du dehors une sorte de grâce efficace ; mais il n'existe pas de raison pour empêcher l'extensibilité, une fois mis en Dieu, de passer à l'acte, de devenir une étendue réelle.

iNIettez l'extensibilité en Dieu ; et vous avez une étendue infinie : ce qui est contradictoire, ainsi qu'on l'a vu précédemment. Dieu est un

esprit pur et qui ne connaît que par concepts.

/i) Par elle-même, l'essence d'une chose n'enveloppe l'idée d'aucun nombre; elle exprime simplement la nature de cette chose. (V. Spinoxa, Eth., I, Prop. 8, Sch. 2.)

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