‹ De la curabilité des accidents péritonéo-hépatiques d'origine alcooliqueChapitre 27 sur 34 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Traitement.

Avant de parler du traitement proprement dit de la cirrhose alcoolique, est-il besoin d’insister sur la nécessité absolue de supprimer toute ingestion d’alcool, sous quelque forme que ce soit? L’on partage volontiers l’étonnement de M. Millard quand il lit sur l’ordonnance faite par un de ses confrères à un malade : « vin diurétique de Trousseau, cinq gouttes matin et soir de liqueur de Pearson dans le vin de chaque repas, vin de quinquina, puis mélange à parties égales des vins de Trousseau et de la Charité » (Soc. méd. des hôpitaux, 23 novembre 1888). On dirait un traitement des semblables par les semblables, mais à dose non homœopathique. Si le fait de la suppression du vin n’est pas relaté dans les observations que nous reproduisons, c'est que, même dans les cas où le malade ne fut pas soumis au régime lacté, sa seule présence à l'hôpital implique l’ingestion d’une dose de vin si faible qu’elle correspond presque à sa complète suppression pour un alcoolique.

Il va également de soi que le malade, arrivé à la guérison, doit surveiller extrêmement l’usage de vin ou d’alcool qu’il sc permet, car l’abus de ces boissons est un moyen presque infaillible de ramener tous les accidents.

Nous rapportons le cas de Lyons, de Dublin, racontant qu’une femme, après avoir été guérie 2 fois dans son service, reprit ses habitudes alcooliques en rentrant chez elle : cette fois son mari lassé la mit à la porte : devenue sobre par nécessité, cette femme dès lors jouit d’une bonne santé.

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