‹ De la curabilité des accidents péritonéo-hépatiques d'origine alcooliqueChapitre 3 sur 34 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Types cliniques ayant une certaine analogie avec la cirrhose

atrophique confirmée.

La cirrhose atrophique confirmée se traduit par un ensemble de symptômes presque toujours identiques que nous allons brièvement rappeler.

L’appétit est languissant, les digestions sont lentes, paresseuses, le ventre se ballonne après les repas ; le tympanisme d’abord passager, s’installe à demeure. Il existe de la constipation, parfois de la diarrhée. Certains malades accusent des nausées, des vomissements, de la douleur au creux de l’estomac, symptômes qui, joints au tremblement des mains, à la pituite matinale, aux crampes dans les jambes, aux cauchemars nocturnes, sont l’indice d’une intoxication alcoolique de date souvent ancienne.

Les malades, affaissés et amaigris, sontpàles, ont une teinte terreuse.

Le ventre, très distendu, contraste singulièrement avec la maigreur progressive des membres ; il existe de l’ascite, souvent (17 cas sur 26, Frerichs) les membres inférieurs sont infiltrés ; quelquefois même l’œdème des pieds apparaît avant l’épanchement abdominal.

Les veines sous -cutanées abdominales, dilatées, forment un remarquable réseau plus prononcé vers l’hypoeondre droit et vers l’ombilic. La palpation du ventre, surtout dans le cas où l’augmentation de volume a été rapide, éveille de légères douleurs. La matité dans les parties déclives de l’abdomen, son déplacement avec le changement de position du malade, la sensation de flot indiquent la présence du liliquide dans la cavité péritonéale. L’ascite est-elle peu abondante, on peut constater l’augmentation de volume (1/2 des cas, Frerichs) de la

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