‹ De la Curabilité des Cirrhoses Atrophiques de LaënnecChapitre 14 sur 31 · CHAPITRE. II · texte numérisé non relu

CHAPITRE. II

LES CIRRHOSES DE LAENNEC AVEC ASCITE CURABLE

En regard des cas relativement nombreux dans la littérature de cirrhoses guéries spontanément ou après un nombre de ponctions assez limité, il convient de ranger dans un groupe, malgré tout très restreint, les observations dans lesquelles on voit la guérison survenir au cours d’hydropisies de vieille date, à tendance récidivante, prolongée, et dont l’assèchement n’est amené qu'après un nombre de paracentèses très élevé.

Cette éventualité favorable ne paraissait être pour CHAUFFARD qu’un fait exceptionnel au cours des cirrhoses hypertrophiques et il citait à ce propos la guérison « survenue contre toute attente » du malade de TROISIER qui avait perdu en 9 mois, 165 litres d’ascite par 18 ponctions.

Rappelons dans le même ordre d'idées la relation toute récente par A. RAVINA et S. BRUNET d’une histoire d’ascite, au cours d’une cirrhose hypertrophique, guérie après 84 ponctions, et dont la guérison se maintient depuis plus de quatre ans.

Cependant les mêmes faits exceptionnels ont pu être observés au cours de cirrhoses atrophiques et les plus beaux exemples nous en sont fournis par les observations de MM. E. CHABROL et J. COTTET dont les malades ont subi respectivement 68 ponctions en l’espace de cinq années et 28 ponctions en l’espace de deux ans, avec survie actuelle de 7 ans et 13 mois.

On ne peut en rapprocher que l'observation de Rr- BIERRE et PARAF relatant une guérison d’ascite après 50 ponctions en l’espace de 2 ans.

Nous reproduisons également les observations de LE PLay et Doury et de COURTOIS-SUFFIT intéressantes du point de vue étiologique et évolutif de la cirrhose atrophique.

Page 1