FR
Un point intéressant à noter est la persistance fréquente de la polyurie après la résorption apparente de l’épanchement ascitique. Elle est mentionnée dans l’observation de LETULLE qui l’attribue au régime lactée ; mais son malade présente encore à ce moment un très léger degré d’hydropisie. Dans une observation de TES- TARD où le Docteur FOLLET note une diurèse de 3 à 4 litres par 24 heures alors que le sujet n’absorbe que 3 litres de liquide au maximum.
Le mécanisme de déclenchement de ces grandes diurèses critiques a soulevé de nombreuses discussions. Il ne semble pas qu’il faille les faire dépendre des modifications de la perméabilité rénale, puisque dans la généralité des cas, aucun signe de lésion du rein ne fut observé. Les classiques plaçaient la polyurie comme un phénomène préalable à la résorption de l’ascite. CHAUFFARD au contraire prétendait que c’était cette dernière qui provoquait en majeure partie la diurèse « selon un processus comparable à celui que met en branle une abondante injection sous-cutanée de sérum isotonique ». Cependant ceci n’explique pas la cause intime du phénomène de la résorption qui pour en revenir aux conceptions de FIESs- SINGER devrait être recherchée dans ie processus de régénération de la cellule hépatique et lamélioration du fonctionnement de la glande.
Les faits semblent confirmer cette théorie qui fait dépendre tous les phénomènes pathologiques des troubles de la fonction hépathique et du rôle des poussées évolutives au cours de la cirrhose. La diurèse paraît n'être qu’un phénomène secondaire, le témoin du rétablissement plus ou moins complet de l'équilibre des protides sanguines et tissulaires au point de vue quantitatif et qualitatif, du jeu normal des circulations capillaires et veineuses et en définitive de la récupération par le foie de ses propriétés sécrétoires normales. Si dans certains cas celle-ci semble avoir été rapide et à peu près complète, dans d’autres par contre où la cirrhose était plus ancienne et plus avancée, la rémission fut longue à obtenir, et demeura instable : l’ascite se reproduisait dès
que la cause toxique agissait à nouveau et parfois, nous l’avons vu cette récidive fut fatale. Il convient d’insister cependant à propos de la diurèse, sur l’intégrité de la fonction rénale. On connaît depuis BOUCHARD la supériorité de l’émonction rénale sur l’émonction intestinale Mais nous avons vu que celle-ci demeurait malgré tout une voie non négligeable des éliminations aqueuses.
‘ “ - LE a [a ec æ DRE ge æ = dm L es A E Lo è Le Le CS, en > Le è ' au FES % Le
«“ L m nr.
En = ve