‹ De la curation de quelques-unes des maladies les plus frequentes ou les plus de l'espece humaineChapitre 11 sur 18 · ANATOMIQUES · texte numérisé non relu

ANATOMIQUES

>us n'avons pas eu plus à traiter l'infection putride par piqûnatomaliques que l'infection putride ordinaire et Tinfec-

purulente. Cet article se bornerait donc à cette simple lion, si nous n'avions à montrer que les médecins sont ^uefois, lout comme leurs clients, les victimes de leur rie ou de l'esprit de routine ou de coterie qui les aveugle,

présenter sur Tinfeclion putride anatomique quelques irques qui peuvent avoir leur utilité.

tu DE L'ACIDE PHÉfaQUB.

Sor le premier point, nous nous bornerons à reproduire li lettre suivante adressée par nous an Courrier médical^ et pibliée dans le numéro du 25 mars 1871 de ce journal :

c Monsieur le directeur,

> Votre numéro du 18 mars courant renferme deux arlidei sur lesquels je vous demande la permission de vous présenter quelques observations, dans le seul intérêt des médecins, des malades et de la justice distributive en général.

> Le premier est relatif à la mort de plusieurs de nos eos* frères, et spécialement de nos confrères de Tarmée, aaxqsels se rattachent les souvenirs de nos premières études médietles.

> Dans cet article^ vous annoncez la mort de M. le docteur Blain, qui aurait succombé à une infection purulente, suite d'une piqûre chirurgicale, lesquelles ne valent pas soQfent mieux que certaines piqûres anatomiques.

> Je veux vous dire, à ce propos, qu'il est inconcevable qtM des chirurgiens qui vivent dans un milieu scientifique, puissent encore mourir ou puissent laisser mourir leurs malades d'une piqûre anatomique ou chirurgicale.

> J'ai dit, redit, et je répète encore que quiconque voudra employer l'acide phénique suivant les règles que j'ai tncéeSi arrêtera avec certitude le développement de Tinfeetion purulente et probablement putride, et je m'engage, sous quelque forme de responsabilité qui me soit imposée, d'empêcher ce développement sur quiconque voudra se confier à moi en temps op* portun. >

Croit-on que ces conseils humanitaires aient été suivis? Croit-on qu'un seul des médecins ofiicîels qui laissent mourir par douzaines leurs malades dans les hôpitaux, ait voula me mettre à l'épreuve ou tout au moins ma médication? ce serait mal connaître l'esprit médical en France : après comme avant mon appel, les opérés continuent à mourir d'infection purulente, les chirurgiens d'infection chirurgicale et probable* ment les élèves d'infection anatomique. Avant comme après mou appel, l'acide phénique est délaissé, et rien ou à pet près rien n*a été fait pour diminuer la mortalité des opérés et pour prévenir les accidents dont sont parfois victimes

APPUGÂTIONS THERAPEUTIQUES DE L'ACIDE PHÉNIQUE. 235

es élèves en dissection et môme les chirurgiens (i). Rien le serait pourtant plus facile que d'empêcher ces derniers iccidents, qui sont évidemment causés par des ferments. Si ces erments ne sont pas connus dans leur espèce animale ou vé- ;élale,ilsne sont pas douteux, car l'infection aaatomique et chiurgicale n'est pas une affection équivoque comme , celle qu'on ippelle, depuis Berard, infection putride. Les piqûres anatomijnes et chirurgicales ont une période d'incubation parfaiteoent caractérisée, comme toutes les véritables infections à fer- Dents, et l'on ne saurait guère douter que l'acide phéniqne l'ait sur les ferments ou le ferment anatomique ou chirurgical a même action que sur le ferment puerpéral ou purulent, fous croyons donc que les jeunes analomistes et les chirur- ;iens qui auront la précaution d'avoir constamment sur eux me solution alcoolique ou môme aqueuse d'acide phonique, tendant les dissections ou les opérations^ et qui appliqueront mmédiitcment ces solutions sur les piqûres ou coupures qu'ils narraient se faire, éviteront les conséquences qui en pour- "aient résulter. Si, en l'absence des précautions que nous odiquons, les suites de l'infection étaienl déjà déclarées, on appliquerait la médication phéniquée comme il a été dit pour a fièvre puerpérale et purulente. Il est à espéier qu'on oblien- Irait les mômes résultats.

£q ce qui concerne les dissections, il y aurait un moyen fort •impie d'éviter les accidents auxquels sont exposés les étuliants, ce serait de désinfecter les cadavres par l'acide phélique avant et pendant la dissection. Cette précaution est déjà )ratiquée dans plusieurs écoles d'Allemagne où, grâce à elle, 'infection anatomique est aujourd'hui inconnue.

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