ABT. XVI. — DE LA POURRITURE D'HOPITAL
Cette affection n'étant à proprement parler qu'une complica-
(1) On Terra k Tarticle Plaies que le petit professeur, M. Verneuil, a pourtaot it un simulacre d'application de la médication phéniquée en imaginant une forule nouyelle ou, si i*on veut, un procédé chirurgical nouyeau, qui peint bien sprit officiel dont ce petit chirurgien est pourtant un des échantillons les moins il réussis.
lion des plaies, comme Térysipèle iraumatique, nous renvoyons ce que nous avons à en dire à Tarlicle Plaies.
Art, XVII. — du scorbut.
Une alimentalion peu substantielle, et plus encore peu substantielle et excitante à la fois, telle que celle qui est composée de salaisons et en général d'aliments conservés, le séjour dans un air confiné, surtout dans un air confiné humide, l'absence de lumière et de mouvement, les affections morales tristes, débilitantes, telles sont les causes principales, presque exclnsives, du scorbut ; ce sont presque toutes celles qui favorisent le développement des parasites, qui assurent môme leur développement, pour peu qu'elles se prolongent. C'en est assez pour qu'on doive tenir pour certain que le scorbut est une maladie parasitaire, quoiqu'on n'ait pas encore, à notre connaissance, déterminé ni môme recherché avec quelque soin le parasite scorbutique. On devait donc prévoir que la médication phéniquée aurait probablement de l'efficacité contre le scorbut.
L'occasion ne s'est pas présentée pour moi de soumettre mes présomptions au contrôle de l'expérience. Je n'ai eu à traiter que deux ou trois cas de scorbut dont un seul avait quelque gravité. Mais ce dernier, qui se présentait chez un officier de marine, était compliqué d'une syphilis constitutionnelle; l'état cachectique pouvait et devait même teoir en grande partie à cette dernière maladie. Il fut guéri très-promptement par les inhalations de poussière phéniquée, du sirop pbéniqué de Guenon, et de légères cautérisations avec un mélange d'acide phénîque, d'iode, d'iodoforme et de glycérine. Les praticiens qui ne posséderaient pas un appareil pour donner des pulvérisations pourraient les remplacer par des dentifrices phéniqués, employés très-fréquemment. Dans des cas très-graves, peut-être se trouverait-on bien de joindre à ce traitement des injections sous cutanées phéniquées : ce sont des expériences qui se recoin* mandent surtout à l'attention des médecins de marine, qui ont plus d'occasions que les autres d'observer le scorbut. Nous no pouvons que leur donner ici quelques indications générales.
APPLICATIONS THÉRAPEUTIQUES DE L'ACIDE PHÉNiQrE. SH