‹ De La Cure Radicale Du VaricoceleChapitre 15 sur 20 · LR ot à D Rent point par point, d'après la méthode · texte numérisé non relu

LR ot à D Rent point par point, d'après la méthode

a, c'est-à > : 1% excision scrotale à temps successifs ; 2! ligature double et résection d'environ cinq centimètres du faisceau veineux. Sutures, pansement compressif et à l’iodoforme.

Le deuxième jour, le malade se plaint de tension considérable dans le scroau. La température s'élève. On enlève le pansement et on constate une tuméfaction considérable des bourses des deux côtés, due à une infiltration sanguine qui, à envahi également le fourreau de la verge ; celle-ci a presque complètement disparu dans la tumeur, On fait sauter trois points de suture et par expression on fait sortir une grande quantité de caillots.

Les jours suivants, l’état local s'améliore un peu, mais c’est néanmoins avec une grande difficulté qu’on peut déterminer un affaissement de la partie inférieure des bourses distendues. Pas de fièvre, pas de difficulté dans la miction. Quelques douleurs le long du cordon, jusque dans la région rénale.

Vers le huitième jour, l’infiltration avait considérablement diminué, mais la suppuration avait apparu dans la plaie. Gette suppuration ne se propagea pas bien loin, mais ce n’est qu’au bout de quinze à vingt jours que les bourses reprirent leur volume normal. 11 subsiste encore un peu de tuméfaction du cordon gauche dont le tissu cellulaire avait aussi participé à l’infiltration sanguine.

Le vingt-cinquième jour, ce malade pouvait se lever et sortir de l’hôpital porteur d’une petite fistule qu’il devait traiter dans la suite par des pansements réguliers.

Au lieu de se traiter, le malade crut pouvoir se présenter à une nouvelle révision ; il fut d’ailleurs accepté et dirigé vers un régiment d'infanterie, mais il a écrit récemment à M. Vautrin que la fistulette avait persisté pendant un certain temps sans causer, du reste, le moindre obstacle au service militaire. Il reste encore cependant des douleurs intermittentes le long du cordon, là où linfiltration sanguine, autour de ce dernier, avait été assez forte. Cet engorgement tend d’ailleurs à disparaitre. Le malade se passe fort bien de suspensoir.

Observation LXXVII (Idem)

D..., J.-B., 19 ans, est affecté d’un varicocèle douloureux qui l’empêche de travailler. D... exerçait la profession de garçon de café, mais avait été obligé d'y renoncer à cause des douleurs qu’il ressentait dans les bourses. D'un autre côté, il avait remarqué depuis quinze jours environ, que la bourse droite se tuméfiait beaucoup. {l ressentait des douleurs continues irradiant dans les lombes.

A l'entrée du malade, on constate la présence de deux varicocèles ; celui de gauche est plus volumineux; celui de droite est plus faible et aussi moins douloureux, mais on sent au fond de la bourse correspondante une tuméfaction entourant le testicule qui n’est autre chose, suivant M. Vautrin, qu'une hydrocèle survenue depuis quinze jours et causée par le varicocèle.

Opération pratiquée le 28 juillet 1888 par M. Vautrin.

On commence par le côté gauche. Les faisceaux veineux antérieur et postérieur sont isolés, liés séparément et réséqués sur une longueur de trois à quatre centimètres. Auparavant, on avait placé sur la peau du scrotum trois pinces à ovariotomie, suivant la méthode Le Dentu, et réséqué la partie exubérante de la peau, mais ces pinces n’embrassaient pas la partie inférieure du scrotum. La plaie béante donne peu de sang ; on ne place qu’une seule liga. ture au catgut. Les testicules sont sains ; la vaginale n’a pas été ouverte. Su. ture au fil d'argent.

Du côté droit, on fait, au niveau de la partie inférieure de l’anneau inguina] externe, une incision qui rejoint une plaie obtenue comme ci-dessus par lapplication des pinces et résection de la peau scrotale exubérante. Le faisceau veineux antérieur, seul variqueux, est isolé ; on en résèque trois centimètres entre deux ligatures. Quant à l’hydrocèle, on en pratique la cure radicale suivant le procédé ordinaire. Suture de la peau au fil d'argent. Pansement iodoformé et légèrement compressif.

Apyrexie complète les jours suivants. Le neuvième jour, on enlève le pansement et les sutures. Le malade est complètement guéri. Le onzième jour cependant, un petit abcès sous-cutané apparait dans le trajet d’un fil, mais cela n'empêche pas le malade de se lever.

Le 8 août, on allait renvoyer le malade quand on le trouve au lit avec de la fièvre et des frissons. T. 410. Le lendemain, apparition d'un érysipèle qui fit le tour du scrotum, dura douze jours et finit par donner une petite plaque de sphacèle à la partie inférieure du serotum.

Malgré cet incident fâcheux, le résultat de l'opération est très satisfaisant, le malade n’éprouvant plus ni gêne ni douleur.

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