MÉTHODE NON SANGLANTE
Ainsi que nous l’avons déjà dit, c’est vers 1830 que cette méthode, issue des idées nouvelles, fit son apparition. Les chirurgiens, découragés par des échecs répétés, adoptent avec enthousiasme les théories préservatrices et oblitérantes ; les opérations à ciel ouvert, le bistouri sont impitoyablement proserits. « Les chirurgiens, dit Rochard (1), ne songent plus qu'à écraser, broyer, morceler, arracher, déchirer et brûler les tissus vivants. »
La cure radicale du varicocèle profite largement du nouvel et brillant essor imprimé à la chirurgie. En 1834, Breschet publie son Mémoire sur une nouvelle méthode de quérir le ctrsocèle et le varicocèle. L’élan était donné ; bientôt d’autres procédés se font jour, et l’on voit apparaitre successivement la ligature sous-cutanée, la cautérisation, l’enroulement, etc.
Segond (2) rapporte à deux types principaux tous ces procédés opératoires :
1° Ceux qui oblitèrent les veines par coagulation directe du sang ;
2° Ceux qui les détruisent sur une parte de leur longueur avec ou sans perte de substance simultanée du scrotum.
Nous adopterons cette classification.
(1) J. RocHaRp. Histoire de la chirurgie française au XIXe siècle, p.395. (2) SEconp. Loc. cit.