‹ De La Cure Radicale Du VaricoceleChapitre 6 sur 20 · CHAPITRE IL MÉTHODE SANGLANTE · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL MÉTHODE SANGLANTE

Nous avons déjà eu l’occasion de voir au début de ce travail que les anciens chirurgiens pratiquaient couramment la cure radicale du varicocèle ; ils n’hésitaient point à découvrir les veines variqueuses avec le bistouri, ils les ligaturaient, les réséquaient.

Il en fut ainsi jusque vers le milieu du XVIIT siècle ; puis des cas trop souvent répétés de phlébite et d'infection purulente jetèrent le discrédit sur ces opérations, et elles furent abandonnées. Nicaise (1) a fait remarquer avec raison que cet abandon se produisit au moment même où les liquides émollients, les corps gras remplacèrent dans la pratique des pansements « le bon vin chaud » et autres substances plus ou moins antiseptiques employées jusque-là. |

Aujourd’hui la cure sanglante du varicocèle se praticue suivant trois méthodes : l’une est ancienne, c’est la méthode de Celse, d’'Ambroise Paré, de J.-L. Petit, rajeunie, revenue au jour sous le couvert des précautions antiseptiques ; la seconde à été imaginée par des auteurs modernes, c’est la résection du scrotum ; enfin quelques opérateurs préconisent une méthode mixte, combinaison des deux premières.

Nous étudierons successivement les opérations qu'on pratique sur le scrotum, celles qui se pratiquent sur les veines et celles qui se pratiquent à la fois sur le scrotum et sur les veines.

(4) Nicaise. Revue de chirurgie, t. IV, p. 370, mai 1884.

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