‹ De la cure radicale du varicocèle par l'enroulement des veines du cordon spermatiqueChapitre 5 sur 11 · MARCHE · texte numérisé non relu

MARCHE

don nu niveau il 11 canal inguinal. » [OEuvrcs chirurgicales, p. 497.) Je viens d’indiquer un moyen bien plus simple el bien plus sûr : c'est l'application de linges chauds sur la tumeur; le calorique dilate le varicocèle et ne change en rien le volume de la tumeur formée par la hernie. Si l’on fait tousser le malade pendant qu’il est couché, la tumeur, au lieu d’être projetée en bas comme dans le cas d’épiplocèle, est au contraire soulevée à chaque effort de toux.

Je parlerai bientôt de l’obscurité qui peut être répandue sur le diagnostic du varicocèle par l’inflammation des veines variqueuses, ce qui constitue en même temps une grave complication de celle tumeur.

: , ■: Vf

Marche.

La marche du varicocèle est ordinairement très lente. Quand elle est rapide, et que les symptômes sont d’une grande intensité, c’est que la cause est directe, traumatique; le malade a fait de longues courses, ou bien il y a eu une compression des veines, un obstacle mécanique à la circulation subitement créé. Le varicocèle qui, selon moi, se développe le plus rapidement est celui qui survient à la suite d’une ou plusieurs orchites. Celle inflammation testiculaire peut, à plus forte raison, donner, pour ainsi dire, une poussée à un varicocèle qui existait déjà, mais à l’étal d’innocuité, et qui alors devient plus volumineux, plus embarrassant, plus douloureux. Souvent, après une orchite, le porteur du varicocèle a demandé une opération dont il ne se souciait pas avant. Il y a dans le livre de Poil des observations de développement très prompt du varicocèle avec accidents aigus.

DU VARICOCÈLE.

.le dois faire remarquer ici que le varicocèle existe chez beaucoup d’individus qui ne s’en doutent pas. Or, quand ils reçoivent un coup aux bourses ou quand cellesci s’enflamment par toute autre cause, le varicocèle, qui existait avant le coup , augmente de volume, ou bien l’attention étant fixée sur celte région, il est découvert, on le croit très récent, et Ponaltribue tout à ces dernières causes. J’ai déjà dit que des orchites pouvaient aggraver le varicocèle; je parlerai plus tard d’un marchand qui portait d’abord un petit varicocèle indolent qui ne le gênait en rien; mais, à la suite d’une course rapide, la tumeur devint tout à coup volumineuse, assez gênante et assez douloureuse pour obliger le malade à venir réclamer l’opération. ( Voy . observation n° 1.)

Pronostic et complications.

Je développerai cette partie de mon travail, d’abord parce que les faits qui s’y rapportent ont été généralement négligés, et parce qu’ici surtout c’est le degré de gravité de la maladie et le degré de gravité du moyen à employer mis en balance qui constituent les termes du problème à résoudre, quand on ne veut pas se borner aux moyens palliatifs , quand on veut en venir à une opération.

Je vais maintenant examiner le degré de gravité de la maladie. Plus tard, quand je traiterai de la cure radicale du varicocèle , j’établirai le degré d’innocuité de l’opération que je propose.

i° Je commence par dire très haut qu’on peut être porteur d’un varicocèle sans la moindre incommodité. De pareils faits sont très rares; ce qui n’est pas rare, c’est l’absence de toute douleur. J. -b. Petit cite un postillon

Page 1