‹ De la cure radicale du varicocèle par l'enroulement des veines du cordon spermatiqueChapitre 6 sur 11 · PRONOSTIC RT COMPLICATIONS · texte numérisé non relu

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qui courut la poste pendant vingt-cinq ans avec un énorme varicocèle dont il n’avait nul souci. A l'hôpital du Midi, j’ai traité d’un bubon un vieillard qui portait un varicocèle double des plus volumineux , et cela sans suspensoir et sans le moindre besoin de se débarrasser de ces tumeurs, même en présence de nombreux succès qui lui fournissaient la double preuve de la possibilité de la guérison et de l’innocuité du procédé. Par contre, on trouvera quelquefois des sujets qui, parle fait seul des varices dans les bourses, seront en proie à de cruelles souffrances; on verra, en analysant les observations contenues dans la dernière partie de ce travail, que certains malades ne pouvaient supporter le frottement des pantalons sur les bourses; le suspensoir même faisait cruellement souffrir un de mes opérés. Quelquefois ce sont des démangeaisons qui , pour certains malades, sont pires que la douleur elle-même. On peut lire dans la brochure de M. Landouzy l’observation d’un malade de G. Breschet, qui comparait ses souffrances aux douleurs produites par les pinces employées par ce professeur pour la cure radicale du varieocèle. Or il est facile de se faire une idée de la douleur occasionnée par ces pinces, quand on a assisté à une seule de leur application. J’ai opéré avec succès un malade qui avait déjà subi l’application des pinces de G. Breschet, et qui avait été inutilement soumis à la ligature adoptée par M. Ricord. Il n’y a que de vives douleurs ou de cruelles angoisses qui puissent contraindre un homme à lutter ainsi contre les récidives, et à faire l’essai toujours fort triste de trois chirurgiens eide trois procédés. Un autre récidiviste, opéré en Allemagne par la ligature sous- cutanée , est venu en

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France pour demander une seconde opération que j’ai pratiquée parla méthode de Y enroulement. Il est parfaitement avéré aussi que quelques varicocèles, innocents pendant de longues années, ont lini par amener des conséquences graves pour ceux qui les ont portés avec une espèce d’insouciance. Ainsi, le courrier donl parle J. -J. Petit se livra à sa pénible profession pendant vingtcinq ans, malgré une tumeur volumineuse des bourses; mais ce même courrier fut mis enfin à pied par la force du mal, qui nécessita une opération des plus graves. J’ai traité à l'hôpital du Midi un malade donl les varices du cordon testiculaire s’étaient spontanément enflammées, ce qui lui a fait courir de grands dangers. J’ai encore traité une inflammation portant aussi sur les veines à la suite d’un coup de pied sur le varicocèle. J’ai observé la même phlébite par extension d’une phlegmasie qui avait commencé par l’épididyme. Outre les dangers d’une inflammation veineuse, on peut avoir ici ceux de l’étranglement, car le paquet veineux peut être étranglé à sa partie supérieure par l’anneau du canal inguinal. L’enveloppe fibreuse qui entoure les vaisseaux, ne se prêtant pas à leur développement rapide, peut donner lieu aussi à des accidents qui se rapprochent de celui que je viens de signaler. M. Escalier, ancien interne des hôpitaux de Paris, a lu à la Société de chirurgie un mémoire sur l'inflammation et la suppuration des veines qui composent la tumeur variqueuse. Ce travail prouve que certains varicocèles peuvent, sans causes connues, être pris d’une inflammation mortelle. Les deux observations de M. Escalier sont très remarquables. Il s’agit d’abord d’un Brésilien traité par trois praticiens renommés, qui prirent la tumeur pour une hernie, et attri-

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