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absolue toute curiéthérapie, si elle est aiguë, la curiéthérapie intra-utérine, si elle est chronique. »
Mais la grosse objection que nous retrouvons partout a trait à l’âge des malades. On risque, dit-on, en employant le radium chez des femmes jeunes, d’amener une ménopause prématurée et une stérilité défi-
nitive.
Et cependant, de nombreuses observations viennent à l’appui de la théorie de Gauss et Friedrich, qui affirment que l’on peut exactement doser les radiations, de manière à éviter une aménorrhée définitive. Témoin cette observation de Siredey, déjà ancienne d’environ dix ans.
Il s’agissait d’une jeune fille de 19 ans, chez qui plusieurs curettages, à sept ou huit mois d'intervalle n'avaient pas réussi à arrêter les hémorragies. En février 1913, elle venait de subir son quatrière curettage. Au mois de mai suivant, les hémorragies recommençaient et la mère, « voyant que les soins médicaux les plus variés n’avaient donné aucun résultat, s’opposa à un nouveau curettage et demanda qu’une opération radicale vint mettre sa fille à l’abri des hémorragies qui l’anémiaient ». On hésitait entre l’hystérectomie et le radium ; on fit une application intra-utérine de radium donnant environ 5 millicuries détruits.
Le résultat fut merveilleux ; les pertes cessèrent ; les règles furent conservées, avec, cependant, quelques irrégularités. Les forces et les bonnes couleurs revinrent, si bien que, mariée en 1914, la jeune femme devint enceinte quelques mois plus tard. Après une
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chute, elle fit une fausse couche de six semaines. En 1915, nouvelle grossesse avec fausse couche au cinquième mois. Deux ans après, en 1917, elle devint enceinte pour la troisième fois : accouchement prématuré ; l'enfant ne vécut que quelques heures. Enfin, en 1918, une quatrième grossesse se termina par l'accouchement normal d’un enfant vivant.
Et cependant, après avoir cité son observation, Siredey conclut « qu’une application de radium, même à dose faible, peut provoquer la suppression définitive des fonctions ovariennes et entraîner une stérilité définitive ».
- Affirmation pour le moins extraordinaire, fait remarquer Cesbron, qui déclare n’avoir « jamais vu, ni lu qu’un radiumthérapeute ait provoqué par surprise une stérilisation en pareil cas ». Il ajoute même un peu plus loin, que parmi les femmes qu’il a traitées, beaucoup ont eu «depuis ces irradiations des grossesses parfaitement normales ».
Mais, pour cela, il'faut appliquer de petites doses, ne pas dépasser 600 milligrammes-heure, disent Titus et les auteurs américains.
Du reste, les expériences de Weibel, de Vienne, montrent que l'ovaire est d’autant plus résistant qu’il est plus jeune.
Enfin, certains auteurs tendent à admettre de plus en plus que, dans les effets obtenus par le radium, la part qui est due à son action sur les ovaires est assez faible. Des doses égales ou inférieures à 8 ou 10 milli-
curies- détruits, par chaque cul-de-sac vaginal, ne suppriment pas la fonction ovarienne.
Il semble donc qu'avec une technique suffisamment précise, on puisse élargir le cadre des indications de la curiéthérapie dans les métrites hémorragiques.
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