CHAPITRE IV
Diagnostic. — Traitement.
Pour établir le diagnostic de la cyanose congénitale paroxystique, il faudra. porter son attention sur plusieurs points principaux :
1° L'existence de crises caractérisées par la teinte bleue violacée de la peau et des muqueuses, la respiration bruyante
let stertoreuse, les palpitations, le refroidissement central et périphérique, la perte de connaissance ; crises entrecoupées par de longs intervalles de calme pendant lesquels le malade présente un aspect normal;
9 La présence d'un souffle systolique, siégeant au niveau de l'extrémité sternale du troisième espace intercostal ou de la troisième côte gauche, souffle facilement perceptible dans les intervalles des crises, susceptible de disparaître pendant les paroxysmes ;
3 L'augmentation permanente des globules rouges du sang. Ne
Malgré ces signes nets, on pourra confondre la cyanose congénitale paroxystique avec plusieurs états morbides.
Si on examine le malade pendant une crise, on pourra le
prendre pour un épileptique. Le cri initial, la perte de con-
naissance, la respiration stertoreuse, les mictions involontaires terminales pourraient prêter à confusion. Mais, dans l’épilepsie, la cyanose, quand elle existe, est moins prononcée ; les convulsions sont plus fortes, plus accusées ; enfin l'absence du souffle cardiaque fera faire immédiatement le diagnostic. |
Les coqueluches intenses peuvent s'accompagner de crises de cyanose.
Le doute sera levé par les quintes si caractéristiques.
Weil, dans le Lyon Médical de 1894, a décrit chez les enfants tuberculeux un syndrome spécial caractérisé par la grande susceptibilité au froid, un abaissement très grand de la température centrale et périphérique, des crises passagères de cyanose avec albuminurie et congestions viscérales. Mais ces accès qui paraissent déterminés par le passage du malade dans une atmosphère froide ou simplement fraîche et liés à la présence de tubercules pulmonaires ne s’accompagnent ni de palpitations, ni de dyspnée paroxystique, ni de perte de connaissance. Tous les phénomènes disparaissen comme par enchantement quand on réchauffe le malade. Enfin on ne constate pas de souffle à l’auscullation du cœur. à :
Le Noble, dans sa thèse, produit une observation. très intéressante de cyanose intermittente chez un jeune homme de 24 ans qui brusquement présenta une teinte bleue des téguments sans bruits anormaux à aucun des orifices du cœur, Cette cyanose persista pendant deux jours, puis disparut subitement. Quiserme, dans sa thèse, a publié une observation inédite que lui communiqua M. Vaquez. Cette observation se rapporte à un enfant qui fut pris tout à coup d’une teinte cyanotique qui dura trois jours. Le cœur ne
-donna aucun signe à l’auscultation. Dans ces cas, la persis-