‹ De la cyanose congénitale paroxystiqueChapitre 16 sur 29 · DIS · texte numérisé non relu

DIS

tance. de là cyanose pendant plusieurs jours, l'absence de: tout signe à l’auscultation du cœur, l’absence des phénomènes nerveux si intenses qui accompagnent les'crises de cyanose paroxystique, suffiront pour établir le diagnostic. |

Si on examine l’enfant dans l'intervalle des crises, on ‘pourra penser qu’il est atteint d'une maladie de Roger. Cependant nous devrons alors interroger les parents qui ne manqueront pas d'attirer notre attention sur les. crises de cyanose, On devra aussi examiner avec soin les extrémités des doigts qui pourront présenter une légère déformation où une coloration rose violacé.

Le traitement de la cyanose congénitale paroxystique ne différera pas de celui de la cyanose permanente. Il devra être avant tout hygiénique. On prescrira de tenir l’enfant au grand air, on devra le mettre à l’abri d’une température extrême, froide ou chaude. On ordonnera le massage, les frictions sèches pour stimuler les fonctions cutanées.

Nous ne saurions trop insister sur la nécessité de surveiller attentivement l’alimentation du malade. Chez les enfants que nous avons examinés, nous avons obtenu des résultats très appréciables tout simplement en règlant sévèrement . leur alimentation. Nous leur donnions du lait en quantité variable suivant l’âge, deux œufs par jour, une cuillerée à soupe de pulpe de viande délayée dans du bouillon. Sous l'influence de ce régime, nos petits malades prenaient du poids et les crises de cyanose s’espaçaient. L'enfant, dont l'observation VIII rapporte l’histoire, n’eut que des crises très espacées, à partir du moment où il suivit ce régime.

Quand le paroxysme se produit, il faut user des inhalations d'oxygène.

Les bains sinapisés donnés pendant cinq minutes à la tem-

pérature de 38° nous ont donné quelques résultats. Enfin

pour prévenir les crises trop fréquentes, il sera bon de prescrire une potion au bromure de potassium à la dose de 0 gr. 50 par jour. Cette potion devra être administrée pen-

dant vingt jours consécutifs, suivis d’un intervalle de repos de dix jours.

Page 1