‹ De la cyanose congénitale paroxystiqueChapitre 19 sur 29 · OBSERVATION IV · texte numérisé non relu

OBSERVATION IV

G. Variot (in Journal de clinique et de thérapeutique infan- {iles Paris, 1898, VI).

Pauline L... fut apportée à la fin de novembre 1897 à la consultation externe de Trousseau, à l’âge de dix-neuf mois, par sa nourrice qui l’avait élevée au sein. Mère morte tuberculeuse depuis quelques mois.

Lorsque je la vis pour la première fois, l'enfant était tout à fait inconsciente, dans un état de résolution musculaire complète ; les membres soulevés retombaient flasques et inertes, la tête s’en allait en tous sens; les paupières étaient closes; en les soulevant, on apercevait les globes oculaires regardant en haut. La respiration était lente, profonde ét stertoreuse, La peau et la muqueuse du visage avaient une teinte livide, de même que les pieds et les mains; le pouls était à peine perceptible. A Pauscultation, les battements du cœur semblaient précipités, mais des ronchus bruyants ne permettaient pas une exploration exacte à ce moment.

Cet état asphyxique. avec résolution musculaire me parut très alarmant; je proposai à la nourrice de laisser l’enfant dans

nos salles dans la crainte qu’il ne mourût pendant le transport

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