‹ De la cystite perforante gangréneuseChapitre 10 sur 17 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Pronostic. — Complications.

Le pronostic est tout entier subordonné à la nature de la cystite. Toute cystile il faut l'avouer est grave, mais plus elle sera aiguë, plus le pronostic sera sombre. Tel est le cas pour la cystite perforante gangréneuse qui est on peut dire le dernier terme de l'inflammation. Il y a là les mauvais effets de la membrane, lambeau sphacélé qui entretient la septicité, en augmente même la virulence. Mais de plus cette membrane est une partie mortifiée de la paroi vésicale laissant cette dernière dans un état de résistance précaire. Le pronostic est d'autant plus grave que la perforation guette le sujet et nous connaissons les terribles effets de la pénétration de liquides septiques dans le péritoine.

De plus les phénomènes de septicémie qui peuvent être d'emblée très graves augmentent encore la gravité du pro- : nostic, d'autant que, les reins frappés eux-mêmes par cause ascendante de pyélite et de pyelo-néphrite deviennent rapidement insuffisants et qu'à l’intoxication d’origine microbienne vient s'ajouter l’intoxication urémique.

En résumé, nous voyons qu'une malade atteinte de cystite perforante gangréneuse peut mourir de péritonile par perforalion, de septicémie et d’urémie.

Nous étudierons spécialement les complications dues à la perforation vésicale.

La perforation se produisant soit par traumatisme ou

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cathétérisme dans une vessie en voie de sphacèle, nous avons les ruptures traumatiques, cas cités par Ahlfeld et Martin; ou bien la muqueuse exfoliée, il se produira une dissociation des fibres musculaires permettant une infiltration d'urine dans les différentes couches de la paroi vésicale portant partout une infection nouvelle. Mais la perforation se produisant, si la vessie est accolée à un organe voisin par suite d'une inflammation périvésicale qui aurait provoqué des adhérences péritonéales entre les deux séreuses, vésicale d'un:.côté, intestinale de l’autre, il se produira ce fait que par cette péritonite adhésive, la cavité vésicale restera close au moment de la chute de l'escharre.

Les adhérences auront joué un rôle de limitation et de protection; elles auront permis à la poche vésicale de s’agrandir, d'avoir accolé à elle un divertule formé par des néo-membranes. Cette péritonile adhésive pourra jouer un autre rôle, au lieu de limiter la poche elle pourra ê!re une cause de communication entre la vessie et l'organe adhérent. Mais si les adhérences manquent, alors la rupture est brusque et la péritonite fatale se déclare.

On voit parfois, ainsi que nous le citons dans notre travail, à l'observation due à l’obligeance de M. le Professeur.agrégé Duvergey, des complications qui prennent une allure clinique particulière; en effet, des fusées purulentes, parties de la zone vésicale, s'étaient frayé un passage vers la paroi postérieure de l'abdomen et simulaient un abcès périnéphritique double. A remarquer aussi la disposition particulière de la zone de suppuration, elle formait comme un cadre autour de l'intestin, remontant jusqu'au diaphragme.

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