‹ De la cystite perforante gangréneuseChapitre 8 sur 17 · A. — MACROSCOPIQUE · texte numérisé non relu

A. — MACROSCOPIQUE

Sion examine macroscopiquement une membrane exfoliée on constate qu'elle offre la plus grande diversité au point de vue de sa forme et de ses dimensions, elles peuvent même comprendre toute la superficie de la paroi. Le décollement peut se faire par portions séparées mais aussi souvent d’un seul bloc.

La couleur des membranes est blanc sale, gris noirâtre, elles répandent une odeur repoussante caractéristique de gangrène. Leur épaisseur est vartable dans les différents points du lambeau considéré, l'épaisseur est en moyenne de 4 à 2 millimètres. Monsieur le Professeur Bégouin a signalé, étant alors interne des Hôpitaux de Bordeaux, unsac complet de 3 millimètres d'épaisseur environ. Un détail important de l’étudé macroscopique des membranes est leur résistance à la rupture, les anciens auteurs voulaient y voir un élément de diagnostic.

Enfin les membranes offrent un aspect différent suivant la face considérée; c’est ainsi que d'après Dubar : «elle présente des saillies et des dépressions qui leur donnent un aspect aréolaire et reproduisent les saillies et les dépressions de la paroi de la vessie. »

Quelques fois malgré l’altération des tissus on peut reconnaître des faisceaux ayant de la ressemblance avec les

faisceaux musculaires de l'organe, si bien qu'alors le simple examen de cette dernière permet le diagnostic à l'œil nu. On trouve aussi sur la face qui regarde la vessie des dépôts pulvérulents de eristaux rudes ou toucher qui ne sont le plus souvent que des cristaux de phosphate ammoniaco-magnésiens.

Étude microscopique. — La membrane examinée histologiquement peut comprendre une partie ou toute l'épaisseur de la paroi vésicale. Le plus souvent on rencontre la muqueuse et la musculeuse.

Pépin étudiant des coupes de membranes au laboratoire d'anatomie pathologique de la Faculté de Bordeaux, coupes soigneusement revues par M. le Professeur agrégé Auché, alors chef des travaux, conclue à la disposition générale suivante :

1o Couche de granulations fines, plus de couche épithéliale.

2 Couche D a le chorion de la muqueuse (fibres conjonctives, quelques fibres élastiques et des vaisseaux).

ev Couche composée de fibres musculaires lisses disposées sur un ou deux plans. Suivant les cas, les éléments sont plus ou moins altérés par la maladie. Il en est ainsi des Cas particuliers étudiés par Pépin, celui cité par M. le Pro-

fesseur Bégouin alors interne des Hôpitaux de Bordeaux. Il constate surtout que les fibres musculaires sont dissociées «par des granulations peu abondantes. On ne reconnait pas la couche épithéliale, on trouve de rares éléments de la couche muqueuse. | | | i

En résumé, on se trouve. en présence d’une véritable escharre résultant de lésions inflammatoires très accusées.

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